Fl
Cl2:
Br2
+ I2 -h Cy2;
(H8N2)04-S (H8N2)04-S (H8 N2) 04-ël
Oxyde ammonique.
Sulfure —
Séléniure —
Tellurure —
Fluorure —
Chlorure —
Bromure —
: Iodure —
Cyanure —
Sulfate —
Nitrate —
Chlorate —
Tous les chimistes ne partagent pas les idées de M. Berzélius sur les combinaisons de l’ammoniaque avec les acides, et par suite ne se servent des mêmes règles que lui pour la dénomination de ces composés. Nous croyons donc devoir indiquer dans le tableau suivant les différentes manières d’exprimer les combinaisons ammoniacales. (Voyez le tableau B .)
Il y a deux manières d’interpréter les combinaisons que forment les hvdracides avec les oxy bases, et par
conséquent il doit y avoir aussi deux manières de les représenter par la nomenclature.
Quelques chimistes admettent qu’un hydracide ne peut se trouver en présence d’un oxybase sans qu’il y ait destruction de l’acide et de l’oxyde, qu’il y a toujours formation d’eau aux dépens de l’hydrogène de l’hydracide et de l’oxygène de l’oxyde , et que le corps électro-négatif de l’hydracide s’unit au métal de l’oxyde pour former un composé binaire qui se dissout dans l’eau s’il y est soluble , ou se précipite s’il est insoluble.
Appuyons de quelques exemples cette manière de voir :
H2 S -b K 0 = H2Cl2-f-BaO = H2I2 -+-FeO = H2 S -b PbO — H2Cl2-bAgO =
( H2 O = eau.
(SK = sulfure potassique soluble, j H20 = eau.
(Cl2Ba= chlorure baritique soluble.
| H20 eau.
! I2 l e = iodure ferreux soluble, j H2 O = eau
j PbS = sulfure plombique insoluble.
H2 O = eau.
AgCl2— chlorure argentique insoluble.
L) autres chimistes supposent que les hydracides se combinent avec les oxybases, et donnent naissance à des sels.
Nous mettrons dans le tableau suivant quelques exemples de ces deux hypothèses, afin qu’il soit possible de saisir la valeur des ternies que l’on emploie pour désigner ces différentes combinaisons. (Voyez le tableau C. )
14. Les corps d’ origine organique n’ont pas encore reçu l’application des règles de la nomenclature chimique.
NOMENCLATURE CHIMIQUE
Cependant, puisque leurs propriétés ne permettent pas de les confondre entre eux, les uns se comportant comme des acides, les autres comme des bases, et d’autres enfin ne jouant aucun de ces rôles, et que, considérés sous le point de vue de leur composition , le rapport entre les éléments est variable , il serait urgent qu’il y eût des mots ou des signes qui pussent constamment rappeler la différence qui existe dans leur composition, pour écarter ainsi la possibilité de confondre des produits dissemblables, ou d’en séparer d’autres qui ont la plus grande analogie. On a bien donné le nom générique d’acide aux composés qui peuvent se combiner aux bases pour former des sels; mais les noms spécifiques, au lieu d’indiquer la nature du radical et un certain rapport entre les éléments, comme dans les acides inorganiques (exemple : acide sulfureux, acide sulfurique) , ne signifient rien du tout; ils rappellent seulement, par exemple pour l’acide tartrique, que cet acide a été retiré du tartre, que l’acide benzoïque a été retiré du benjoin, l’acide oxalique de l’oxalis acœto-sella. Il y a même des inconvénients dans l’emploi de ces dénominations, puisqu’elles peuvent faire croire que les acides qu’elles spécifient ne s’extraient que des produits dont ils tirent leur nom. On pourrait s’imaginer que l’acide oxalique ne se retire que des plantes appartenant au genre oxalis; l’acide benzoïque du benjoin , etc. , tandis que l’on trouve l’acide oxalique dans les organes de plusieurs plantes appartenant à des genres différents, et que l’acide benzoïque se trouve dans plusieurs matières, dont les unes ont de l’analogie et les autres peu ou point de ressemblance avec le benjoin.
Si depuis quelques années on a considérablement augmenté le catalogue des acides organiques, sans s’assurer si ces prétendus acides ne sont pas simplement
des modifications d’autres acides généralement répandus dans l’organisme des êtres, n’est-ce point parce que quelques esprits auront supposé, pour les végétaux par exemple, que dans chaque genre de plantes on devait trouver un acide correspondant au nom du végétal ?
La nomenclature des bases salifiables organiques est également imparfaite, car il n’y a point de noms génériques adoptés pour caractériser ce groupe de composés.
On ne peut pas même dire que cette omission ait été réparée par la terminaison féminine du nom spécifique, celui-ci ayant encore été mal à propos calqué sur celui de la substance d’où on extrait la base salifiable.
On dit quinine ; qui rappelle quinquina;
cinchonine —
cinchona;
strychnine ^ —
strychnos ;
brucine ,
brucæa ;
vèratrine , —
veratrum ;
atropine —
atropa ;
de Ip hine —
delphinium.
Ces dénominations auraient encore quelque valeur si l’on ne donnait pas des terminaisons féminines à d’autres corps qui sont loin de jouer le rôle de bases salifiables.
Par exemple, la mannite, la pectine, la dextrine, la stéarine, l’oléine, l’amidine, l’orcine, etc.; et enfin une foule de corps du même genre avec d’autres terminaisons féminines en ase ese, ise 3 one , ose et en ide .
Quant à beaucoup d’autres corps dont le rôle n’est pas connu, les auteurs qui les ont examinés pour la première lois leur ont donné des noms arbitraires.
Nous croyons donc qu’il faut de toute nécessité créer