‹ Introduction à l'étude de la chimie moléculaireChapitre 42 sur 108 · PH2...+H · texte numérisé non relu

PH2...+H

PMg2. . fH... :

PZn2. . -|- H.. . i PMg2. .

P Na2..

P Am2 .

As . +2Mg

As. .... -j- 2Àm AsMg2 + H...

AsMg2 )

As Am2)

(p ) . . . . ~ 2 éq, phosphate zincique

(PAm zz 2éq. phosph,cammonique?.

(p® ) . — 1 éq. ph,e hydrique, hydr.8.

(PMg2—}— H) . — 1 éq. phteinagnésiq. hydr.1 2 3 4.

(P Zïl H) . — i éq. phosphte zincique hydrique 5.

(P2Mg2Àm2-f- H2) zi 2 éq. phosphate magnésico-

ammonique hydrique 6.

(P2Na2Àm2+H2) — 2 éq. phosphate sodico-am-

raonique hydrique 7 8 9 10 11.

(AsMg2) . zz 2 éq. arséntemagnésique 8.

(As Am2) . zz 2 éq. arsénleammonique 9.

(AsMg2-f- H) .... zz 1 éq. arséniale magnésiquc

hydrique ib.

(As2Mg2Am2-+-H2) — 2 éq. arséniale magnésico-

ainmonique hydrique 1 1 .

Il existe encore un grand nombre de sels doubles. Les nitrates sont de nature à en former aussi ; car bien qu’on n’ait pas pu isoler ceux qui résultent de l’union des nitrates entre eux, il n’est guère possible d’en nier 1 existence, puisqu en mélangeant 1 at. nitrate ammonique et 1 at. nitrate magnésique préalablement dissous

1 = Phosphate bi-basique de zinc.

2 = Phosphate bi-basique d’ammoniaque.

3 = Phosphate tri-basique d’eau.

4 = Phosphate tri-basique de magnésie et d’eau.

5 = Phosphate tri-basique de zinc et d’eau.

6 = Phosphate tri-basique de magnésie, d’ammoniaque et d’eau.

7 = Phosphate tri-basique de soude, d’ammoniaque et d’eau.

8 = Arséniate bi basique de magnésie.

9 = Arséniate bi-basique d’ammoniaque.

10 = Arséniale tri-basique de magnésie et d’eau.

11 — Arséniate tri-basique de magnésie, d’ammoniaque et d’eau.

clans l’eau, la magnésie n’est plus précipitée par l’oxyde ammonique, preuve certaine que cette base est en combinaison dans un composé d’un ordre plus élevé. Pour prouver l’existence des nitrates doubles., on pourrait s’appuyer encore de toutes les expériences de M. Thénard sur les réactions que l’ammoniaque fait éprouver aux nitrates cobaltique et niccolique, dans lesquelles ce célèbre chimiste a parfaitement établi, et depuis bien longtemps, les combinaisons doubles qui se forment dans ces circonstances.

Les carbonates donnent naissance à des combinaisons doubles. On connaît les carbonates :

CaC -f- NaC = carbonates calcico-sodique.

Ca G 4- BaC = —

MgC-h Na G = —

MgC -h Ca C = —

MgC-b À Ci: -

calcico-bary tique, magnésico-sodique.

magnésico-calcique.

magnésico-ammonique.

L’analogie des chromâtes avec les sulfates doit nous faire supposer qu’on parviendra à obtenir des sels doubles correspondants aux sulfates doubles. On en a même déjà isolé quelques-uns dans les arts ; mais ils n’ont point été l’objet d’une étude approfondie.

M. Péligot, en faisant réagir le chloride hydrique sur le chrômate potassique, a obtenu un sel contenant du chlore, de l’oxygène, du potassium et du chrome, dans le rapport de Cl2 K, Cr2, O6; sel qu’il a représenté comme une combinaison de chlorure potassique, avec 2 at. acide chrômique. Il a désigné ce composé sous le nom générique de bi-chr omette de chlorure ; mais pour qu’il fut possible de reconnaître à ce sel l’arrangement moléculaire qu’indique le nom qu’on lui a consacré, il aurait fallu que ce chimiste prouvât par des expériences,

1° que, sous l’influence de l’acide chrômique, l’oxyde potassique peut être réduit sans que l’acide chrômique soit altéré, et qu’il est transformé en eau et en chlorure potassique par le chloride hydrique; 2° que le chlorure potassique forme avec l’acide chrômique un chrômate chloro-potassique correspondant au chrômate potassique; 3° que ce même chlorure, ou un de ses analogues, se combine non-seulement avec l’acide chrômique, mais encore avec les acides qui y correspondent. Il aurait été bien aussi de s’assurer, par toutes les preuves expérimentales que comporte la nature du sujet, que la composition du bi-chrômate potassique est réellement, comme on l’admet généralement, une combinaison d’oxyde potassique avec l’acide chrômique, car elle peut être interprétée d’une autre manière. Or, M. Péligot ne s’est appuyé d’aucune de ces expériences , et en partageant son opinion il faut croire tout d’abord :

1° Que l’acide chrômique, composé formé indirectement, est plus stable que l’oxyde potassique, qui est le résultat de l’union directe du potassium avec l’oxygène, et que celui-ci est réduit de préférence à l’acide chrômique au moyen de l’acide chloride hydrique;

2° Que les oxacides se combinent plus facilement avec les chlorures qu’avec les oxydes;

3° Que le plus oxydant des oxacides peut se combiner avec un chloro-base pour former un sel renfermant 2 éq. d’acide.

Ces réactions sont d’autant moins probables qu elles n’ont aucune analogie avec celles qui sont connues et étudiées. Nous nous croyons donc en droit de douter de l’existence des bi-chrômates de chlorure.

Voyons maintenant si la formation du sel qu’a obtenue M. Péligot par l’action de l’acide chloride hydrique

sur le bi-chrômate potassique, ne s’expliquera pas plus naturellement en envisageant sous leur point de vue moléculaire les éléments qui se trouvent en présence. Pour cela, rappelons d’abord que, selon nous, l’acide chrômique = Cr 4- O, et que O peut être remplacé par Cl2; que le bi-chrômate potassique = (K Cr) 4- Cr, et que Cr peut être remplacé par tout acide qui se comportera comme lui.

iVu lieu donc de représenter la préparation de ce sel par l’équation :

2Cr+K+H2Cl2-

j H2 O eau

j Cl2 K-}- 2 Cr — bi-cbrômtede chlorure,

nous l’exprimerons par :

KCr+Cr+O) iH20

Cl2 H2 j ( (KCr) -f- CrCl2

Cette manière d’envisager la constitution moléculaire de ces composés n’a rien à notre avis que de conforme a l’expérience, et en outre elle a en elle-même l’avantage de faire disparaître une nouvelle classe de corps anormaux, tout en établissant un rapprochement de plus entre les composés d’un même corps. En effet, n’avons nous pas vu déjà que le prétendu bi chromate de chloride n’est réellement que le composé correspondant à Cr2, O2 + O, dans lequel 1 vol. d’oxygène est remplacé par 2 vol. de chlore; ne voyons-nous pas aussi maintenant, par l’examen du soi-disant bi-chrômate de chlorure, que Cr, O2 4- Cl2 remplace 1 éq. d’acide chrômique, dans le sel correspondant au bi-chrômate potassique.

(h Cr) -}- (Cr 4- O) = bi-chrômate potassique.

(KCr) 4- (Cr 4- Cl2) = sel obtenu par M. Péligot.

M. Berthier a fait voir qu’en chauffant certains sels les uns avec les autres, un grand nombre d’entre eux sont susceptibles de s’unir; qu’ainsi des sulfates se combinent avec d’autres sulfates ou avec des carbonates , et que ces derniers peuvent s’unir à leur tour, pour produire des carbonates doubles. Ces combinaisons sont ordinairement fusibles, lorsque l’un des sels est soluble dans l’eau.

La connaissance de tous ces composés reçoit dans les arts de nombreuses et belles applications, surtout lorsqu’il s’agit du traitement des minerais par la voie sèche h

A l’aide d’une température élevée, l’on peut aussi former un grand nombre de combinaisons par l’union des silicates entre eux.

EXEMPLES

SilM aluminiq. 3 S-+-AÎ ( — ) avec (Si Ba) = sil‘e aluminico-bary tiq.

calcique, lithique.

magnés, sodique.

potassiq.

Sil*c magnésique Si Mg h- (Si Ca) = siltemagnésico-calciq.

Sil'e calcique Si Ca ■+■ (Si K) = silte calcico-potassique.

1 Annales de physique et de chimie , t. XXXVIII > p. 246.

(Si Ca) = (Si Li) = (CsMg) = (S Na) = (S K) =

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