Elle se compose de plusieurs genres binômes
C1(M) chlorures Berz. MCl2,M2CI6,MCll, etc.
CIO(M) liypochlorites Cl20,MO
C102(M) chlorites Cl*0*,M0
C103(M) chlorates C120%M0
C104(M) perchlorates. . . Cl207,MO.
Deux anhydrides , CFO et CIO2, appartiennent à la même série. Tous les composés qui renferment de Foxygène dans celte série , sont remarquables par
la décomposition qu’ils éprouvent de la part de la chaleur. Ils ne se produisent pas directement par l’oxygène et les chlorures, mais lie s’obtiennent que par le chlore et les oxydes : le premier terme, qui se forme ainsi, est le genre hypochlorite , lequel, par des métamorphoses successives , donne les autres composés oxygénés, tant les genres binômes que les anhydrides.
De tous ces composés, les chlorures ont le plus de stabilité, et forment, pour ainsi dire, le noyau des autres sels.
131. Chlorures.— A l’exception des chlorures argent i que , cuivreux et mercureux, tous les équi™ chlorures sont solubles dans l’eau; le chlorure de plomb toutefois ne se dissout que dans l’eau bouillante. La plupart des sous-chlorures sont insolubles dans l’eau ; mais ils se dissolvent dans l’acide nitrique et dans l’acide hydrochlorique.
Le chlorure d’argent est parfaitement insoluble dans l’acide nitrique. Cette insolubilité permet d’employer les sels d’argent pour reconnaître les chlorures. En elfet , quand on ajoute du nitrate d’argent à la solution d’un chlorure, il se produit immédiatement un précipité blanc et caillebotté de chlorure
d'argent, insoluble dans l’acide nitrique, fort soluble dans l’ammoniaque.
Plusieurs chlorures anhydres (H , Sbà, Al/3, Bio, Hg) sont volatils sans décomposition. Les autres résistent à Faction de la chaleur, et, à part les chlorures de Pt y et de Au/3, sans éprouver de décomposition. Ils sont tous fusibles à une température plus ou moins élevée.
132. Hypochlorites ; anhydride hypochloreux. — On connaît depuis long-temps , sous le nom de chlorures décolorants (chlorures d’oxydes , chlorures désinfectants, chlorures de Labarraque ) , des mélanges de chlorures et de sels particuliers , qui ont la propriété de blanchir certaines couleurs végétales à l’instar du chlore libre. Ces chlorures décolorants s’obtiennent par l’action directe du chlore sur des solutions alcalines (oxydes de K, Na, Ca, Ba) :
Cl2— O (M2) =ClO(M)-t-Cl (M) .
Les hypochlorites ne sont donc connus qu’à l’état de mélange avec les chlorures. Ils ont une odeur faible qui rappelle celle du chlore, et se décomposentavec une grande facilité au contact des corps oxydables ; ainsi , ils convertissent le phosphore en acide phosphorique, le soufre et l’acide sulfureux en acide
sulfurique, en passant eux -memes à Tétât de chlorures. Leur solution produit à chaud, dans le sulfate manganeux, un précipité noir de peroxyde manganeux. L’effet est entièrement semblable, quand on met les hypochlorites en présence de substances organiques colorées , telles que l’indigo, le tournesol; ces corps , en s’oxydant, produisent alors des combinaisons incolores , en même temps qu’il se produit du chlorure d’hydrogène.
Quand on chauffe de l’acide hypochloreux avec une dissolution de chlorure de R , à une température voisine de l’ébullition, il se développe du chlore gazeux, et Ton obtient un chlorate :
Cl(K)-}-6C10(IÎ)— C!03(K)-f-Cl6-{-30(H2).
Une semblable métamorphose s’effectue déjà à la longue dans la solution des chlorures décolorants ; elle s’établit surtout à la lumière.
Si , au lieu de faire réagir le chlorure de K sur l’acide hypochloreux , on met celui-ci en contact avec le chlorure de H , on n’obtient que de l’eau et du chlore:
Cl (H ) -{-CIO (H ) — 0(H2)q-Cl2.
Ceci explique pourquoi on obtient du chlore ga-
zeux , quand on verse de l’acide sulfurique concentré sur un chlorure décolorant ( mélange de chlorure et d’hypochlorite ) ; on a alors deux réactions parallèles, dont les produits, formés simultanément, réagissent, comme dans l’équation précédente :
Première réaction.
2C1(K) 2C1(H) acide hy-
drochlor.
Deuxième réaction.
2C10 (H) acide hypochl, SOv(K2).
L’ anhydride hypochloreux Cl'O forme directement avec l’eau l’acide hypochloreux :
Cl20-j-0(H2)=2C10(H).
i 33 . Chloriles ; anhydride hypochlorique . — Sous l’influence de l’acide sulfurique concentré, les chlorates dégagent de Y anhydride hypochlorique C10% lequel a la propriété d’être complètement absorbé par le mercure et de produire ainsi du clilorite :
C102 + Hg=C10\Hg).
Les chlorites sont des sels peu stables. Ils se détruis sent par la chaleur, tantôt brusquement et avec explosion, en donnant du chlorure et du gaz oxygène ;
C102(M)=rCl(M)4-02;
tantôt avec plus de lenteur , en produisant du chlo^-
rate et du chlorure. Cette dernière métamorphose a surtout lieu dans les chlorites dissous :
3C102(M)— 2C103(M)-f-Cl(M) .
Ils se décomposent avec effervescence par l’addition d’un acide , en développant des vapeurs d’anhydride hypochlorique.
134. Chlorates. — > Tous les chlorates sont décomposés par la chaleur, même au-dessous du rouge , en dégageant du gaz oxygène et en donnant du chlorure. Cette décomposition est surtout favorisée par la présence de corps combustibles, et, sous ce rapport, les chlorates se comportent donc comme les nitrates. Il n’est même pas toujours nécessaire d’exposer à l’action du feu les mélanges de chlorates et de corps combustibles ; il en est beaucoup qui détonent violemment par l’effet seul du choc.
Les solutions des chlorates produisent les mêmes effets de décoloration que les nitrates , quand on y ajoute une solution d’indigo et de l’acide sulfu* rique.
L’acide sulfurique concentré colore les chlorates en jaune, et en dégage déjà, à froid, des vapeurs jaunes d’anhydride hypochlorique.
Ouand on chauffe un chlorate avec de J’acide