Les combinaisons binômes les plus connues
de cette série sont :
I(M) iodures Berz. MI2
IO(M) hypoiodites I20, MO
I03(M) iodates PO5, MO
I04(M) periodates PO7, MO.
En fait de composés non-binômes , il faut nommer les anhydrides iodique I20\ hypoiodeux PCL ou IO2 et le chlor anhydride iodeux ICI3.
Quand on dissout à froid de l’iode dans la soude caustique , on obtient de Yhypoiodite de Na ? que l’eau chaude dédouble en iodate et iodure :
3I0(Na)=I03(Na)-+-2I(Na) .
Les hypoiodiles sont donc des sels fort peu stables.
138. lodu i 'es. — A part les sels à base d’or et de platine qui dégagent de l’iode par la chaleur , tous les iodures métalliques résistent à l’action de la chaleur , et la plupart se volatilisent. Ce sont donc les sels les plus stables de la série de l’iode.
Ils sont sans odeur, et plusieurs d’entre eux offrent des couleurs très-variées et quelquefois trèsriches , comme l’iodure de mercure et l’iodure de plomb. Ils présentent beaucoup de rapport avec les chlorures et les bromures ; cependant il existe un plus grand nombre d’iodures insolubles.
On distingue les iodures aux réactions suivantes.
Le nitrate d’argent , produit dans les solutions aqueuses des iodures , un précipité jaune clair d’iodure de Àg, insoluble dans l’acide nitrique étendu, et presque insoluble dans l’ammoniaque.
Le chlorure mercurique précipite les iodures solubles en jaune , et le précipité se transforme en peu d’instants en une poudre cristalline d’un rouge magnifique ; ce précipité se redissout aisément dans un excès d’iodure de R ou Na. Le nitrate mercureux donne un précipité vert d’iodure mercureux.
La solution d’un mélange de sulfate cuivrique et de sulfate ferreux , précipite dans les solutions aqueuses etneutres des iodures, de l’iodure cuivreux d’un blanc sale , tandis que le liquide se colore en brun par de l’iode libre. Les chlorures et les bromures ne précipitent pas par ce réactif.
Les iodures sont aisément décomposés par l'acide nitrique. Chauffés à l’état sec avec cet acide, ils dégagent des vapeurs hyponitriques et des vapeurs violettes d’iode. Si l’on ajoute de l’acide nitrique à la solution d’un iodure , le liquide se colore en jaune par de l’iode mis en liberté , et donne alors, avec l’empois d’amidon , la coloration bleue , si caractéristique pour l’iode ; quand la solution de l’iodure est bien concentrée, il se précipite en même temps de l’iode , sous forme de poudre noire.
L’eau chlorée décompose aussi les iodures ; si l’on a soin de ne pas l’y ajouter en excès , le liquide se colore eu jaune par de l’iode libre , lequel bleuit alors par l’empois d’amidon.
Enfin , quand on chauffe les iodures avec de l’acide sulfurique et du peroxyde de manganèse , il se développe des vapeurs violettes d’iode.