‹ Introduction à l'étude de la chimie par le système unitaireChapitre 61 sur 69 · CH4N · texte numérisé non relu

CH4N

formène (gaz des marais), avec les espèces chlorées et bromées.

esprit de bois ou alcool méthylique, avec les éthers correspondants, formiates.

oxyde de carbone, non-binôme.

anhydride carbonique.

carbonates.

cyanures.

cyanates.

urée, alcaloïde.

C2N2 cyanogène.

C2G4(M2) oxalates.

C2H4N202 oxamide.

C3N303H(M2) cyanurates.

C6N6Fe2(M4) ferrocyanures.

C6N~6Fe/33(M3) ferricyanures.

Le gaz des marais se produit artificiellement par

la décomposition des acétates, sons l'influence de la baryte caustique et d’une température élevée. L’acide acétique renferme, d’ailleurs,

C2H02=C02-t”CH4.

Sous l’influence des corps halogènes, le gaz des marais donne des corps dérivés par substitution, parmi lesquels nous citerons le chloroforme ou formène trichloré CHC13. Celui-ci, par l’action des alcalis hydratés, donne du chlorure et du formiate:

CHCl3q-20H2=CH20--f-3ClH.

L 'alcool mélhylique est un produit delà distillation sèche de la cellulose du bois; les agents oxygénants le convertissent en acide formique.

Les formiales se produisent dans une foule de circonstances. On les obtient par l’oxydation des matières organiques de toute espèce, à l’aide de l’acide chromique , de la potasse, ou d’un mélange de peroxyde de manganèse et d’acide sulfurique. Quand on chauffe un formiate avec de l’acide sulfurique concentré, il dégage de Y oxyde de carbone pur:

CH202=C0-j-0H2.

L’acide formique réduit par l’ébullition les nitrates de mercure et d’argent; chauffé avec une

solution de chlorure mercurique , il produit du chlorure mercureux insoluble. Dans ces circonstances, l’acide formique passe à l’état d’anhydride carbonique. On a, en effet :

CîF02-f-2N03(Ag)^rC024-2N03(H)-f-2Ag.

CH2OH-4Cl(Hg)— C02-h2Cl(H)-h2Cl(Hg2).

Or, Cl(Hg2) équivaut à Cl (Hga) . (Voir 39.)

L’oxyde de carbone donne également, par la combustion, de l’anhydride carbonique; le chlore le convertit en anhydride chloro carbonique COCP. IJ anhydride sulfocarbonique CS2 se produit directement par le soufre et le charbon , à une température élevée. Au reste , le charbon soit libre, soit combiné, donne toujours de l’anhydride carbonique, toutes les fois qu’il rencontre l’oxygène en quantité suffisante, à une température élevée.

En fixant les éléments d’un oxyde , l’anhydride carbonique devient carbonate.

Les carbonates se reconnaissent aisément , en ce qu’ils produisent une effervescence de gaz CO2, quand on y verse de l’acide hydrochlorique ou sulfurique étendu d’eau. Le gaz est sans odeur et précipite l’eau de chaux.

Ceux à base de Ba, Na et K sont les seuls qui ne

soient pas décomposés par le feu ; ceux à base de Ca et de Sr exigent , pour se décomposer, une chaleur extrêmement forte. Tous les autres se décomposent en oxyde et en CO2 ; bien entendu, si T oxyde n’est lui-même pas stable dans ces circonstances , il se modifie à son tour.

L’eau ne dissout que les carbonates neutres de K, de Na et d’ammoniaque , les autres y sont insolubles ; toutefois, les carbonates de Mg , de Ca, et la plupart des autres, s’y dissolvent à la faveur d’un excès d’acide carbonique. On sait que les eaux minérales acidulés ou gazeuses renferment en dissolution du bicarbonate calcique.

On connaît aussi des sulfo carbonate s ou carbonates sulfurés, dans lesquels O3 est remplacé par S3. Ils se produisent par la combinaison directe de l’anhydride sulfocarbonique avec les sulfures.

J 48. Les cyanures se produisent, en général, lorsqu’on calcine des matières organiques azotées avec des alcalis. L’acide prussique ou hydrocyanique en représente l’espèce normale ; il se produit, entre autres , par l’action delà chaleur sur le formiate ammonique :

CH202,NH3 ou CHOâ(H,NH3)— CN(H)q-20lP.

Quand on fait passer du gaz ammoniac sur du charbon chauffé au rouge , il se développe du gaz hydrogène , et l’on obtient du cyanure ammonique (acide prussique plus ammoniaque) :

2NH34-C=H24-CNH,NH3

=IÏ*-f-CN(H,NH3).

L’acide prussique se forme aussi dans la fermentation des amandes amères , par l’effet du dédoublement d’une substance azotée , connue sous le nom d ’ amygdaline. Les eaux distillées obtenues avec les feuilles et les fleurs du laurier-cerise ou du pêcher, avec les amandes amères de l’asnandier , du pêcher, de l’abricotier , du cerisier et d’autres arbres à noyau , renferment aussi une certaine quantité d’acide prussique , due à la décomposition de l’amygdaline.

Les cyanures ont une grande analogie avec les chlorures et les bromures. Ceux à base de métaux alcalins résistent à l’action de la chaleur , sans se décomposer, et sont fort solubles dans l’eau. Leur solution précipite en blanc caillebotté les sels d’argent ; le précipité de cyanure de Ag donne par lai chaleur du cyanogène gazeux. Ce cyanure de Ag est

insoluble dans les acides sulfurique et nitrique étendus ; mais il se dissout dans l’ammoniaque et dans les cyanures alcalins. Le cyanure de K réduit un grand nombre d’oxydes métalliques , sous l’influence d’une température élevée. L’oxyde ferrique fondu avec lui se réduit très-vite ; lorsqu’on saupoudre du cyanure de K, maintenu en fusion, avec de l’oxyde cuivrique, celui-ci se réduit avec ignition. Chauffé avec du chlorate ou du nitrate de K, le cyanure de K produit une forte détonation.

Les cyanures solubles se comportent d’une manière particulière avec les sels ferreux. Lorsqu’on mélange une solution de sulfate ferreux avec du cyanure potassique , on obtient un précipité orangé, qui se dissout dans un excès de cyanure, avec une couleur jaune ; le produit est cristallisable et constitue le ferrocyanure potassique , type salin nouveau, dans lequel le fer n’est plus contenu à l’état de métal :

4CN(K)-f-2CN(Fe)=C6N6Fe2(Kq .

Ce sel donne des réactions particulières avec les sels ferreux et les sels ferriques (63) . Le ferricyanure de potassium appartient à un autre genre salin, qu’on obtient en faisant passer du chlore dans le ferrocva-

nure ; il se produit alors un sel rouge renfermant moins de potassium que le ferrocyanure :

C6N6Fe2(K4)-}-Cl— Cl(K)“f-C6N6Fe2(K3).

Or, G6N°Fe2(K3) équivaut à CGNGFe/33 (K5). (Voir 39.)

On peut, en opérant avec précaution, obtenir, par double décomposition, les acides des genres ferrocyanure et ferricyanure (acides ferrocyanhydrique et ferricyanhydrique) ; mais si l’on chauffe ces sels avec de l’acide sulfurique concentré, ils se dédoublent de nouveau , et dégagent de l’acide prussique, comme le feraient les cyanures.

Abandonnés en dissolution aqueuse, les cyanures alcalins régénèrent peu à peu des formiates, en produisant de l’ammoniaque :

CN(H)-f-20H2=CH02(H)-f-NHa.

Les cyanates se produisent par la calcination des cyanures alcalins au contact des oxydes (Pb,Cu) ; ceux-ci se réduisent alors à l’état métallique. En solution aqueuse, ces sels sont fort peu stables; ils s’assimilent alors les éléments de l’eau et se convertissent en carbonates :

CN0(H)-J-20H2— C03(H2)-|-NHs.

Cette métamorphose est très-prompte en présence

des alcalis ou des acides concentrés. Les cyanates secs , délayés dans un acide , dégagent l’odeur vive et pénétrante de Facide cyanique.

Le cyanate ammonique éprouve une métamorphose remarquable, quand on porte en ébullition sa dissolution aqueuse; il éprouve alors une transposition moléculaire (32) qui a pour effet la formation de Y urée, alcaloïde particulier, qui existe à Fétat libre dans l’urine des mammifères. Sous l’influence des acides et des acides très-concentrés, l’urée se comporte, d’ailleurs, comme les cyanates; elle se métamorphose alors en CO' et en ammoniaque NIL :

CHWOq-OIT— C024-2NH3.

Le nitrate d’urée est le sel le plus caractéristique de cet alcaloïde ; il est peu soluble dans l’eau froide, et se sépare à Fétat cristallin par l’addition de Facide nitrique à une solution d’urée.

Il existe aussi des s uifo cyanures ou cyanates sulfurés, dans lesquels S remplace O. Ils se produisent par Faction directe du soufre sur les cyanures alcalins. Quand on fait bouillir un sulfocyanure avec de Facide bydrocblorique concentré, il se produit, suivant la concentration des liquides , de l’anhydride

carbonique ou sulfocarbonique , du sulfure hydrique et de l’ammoniaque ; cette dernière reste en combinaison avec l’acide hydrochlorique :

CNSH4-20H2=C02H-SH2-f-NH3.

2(CNSH)-|-20H2=C02-i-CS2-H2NH3.

Tous les sulfocyanures solubles colorent en rouge foncé les sels ferriques.

Quant aux cyanurates , ils représentent des polymères (32) descyanates. On obtient l’acide cyanurique en distillant l’urée; distillé à son tour, l’acide cyanurique se dédouble de nouveau en acide cya** nique. Les cyanurates sont plus stables que les cya-* nates.

149. Les oxalates se forment par l’oxydation d’une foule de substances organiques, au moyen de Facide nitrique, de la potasse, etc. Quand on les chauffe avec de l’acide sulfurique concentré , ils dégagent , sans noircir , volumes égaux d’oxyde de carbone et d’anhydride carbonique :

L’acide oxalique est l’un des acides carbonés les plus stables; néanmoins, les agents oxygénants le font aussi passer à l’état de gaz carbonique. Bouilli avec une solution de chlorure d’or, il donne de l’or

métallique; il ne réduit pas le chlorure de platine.

C2H20^=r2Cl(Au|3)=2C02-t-2Cl(H)+2Aup.

L’oxalate calcique est remarquable par son insolubilité dans l’eau; l’acide oxalique précipite même la solution du sulfate de Ca.

Sous l’influence de la chaleur, l’oxalate ammonique neutre élimine les éléments de l’eau pour pro~ duire Yoxamide (81), ouïe cyanogène (84), suivant le degré de la température. On a , d’ailleurs,

C2O4(H2,N2H6)=:2OH2-|”0xamide.

=40H2-j-cyanogène.

A leur tour, Foxamide et le cyanogène peuvent régénérer Foxalate ammonique, en s’assimilant les éléments de l’eau,

150. Groupe acétique. —Plusieurs termes de ce groupe ont leurs homologues dans le groupe formique.

C2H4 gaz oléfiant ou éthérène, avec les dérivés

chlorés ou bromés.

C2H4C12 éthérilène bichloré ou liqueur des Hollandais , avec les dérivés chlorés et bromés.

C2H6 acétène, avec les dérivés chlorés et bromés.

C2H60 alcool vinique, avec les éthers correspondants.

C2HSS04(3V1) sulfovinates.

C2NX(M2)

C2HsNO

C2H3As02

fulminates (a), aldéhyde acétique.

acétates , avec les dérivés chlorés ou chlora-

cétates.

acétamide.

glycocolle ou sucre de gélatine, alcaloïde, alcargène , alcaloïde.

C4H12As20 alcarsine, alcaloïde.

C4H404(M2) succinates.

C4H403 anhydride suecinique.

C4H6N04(M) aspartates»

C4H8N203 asparagine.

C4H4Os(M2) malates.

C4H204(M2) fumarates et maléates,

C4H406(M2) tartrates et paratartrates.

C4H4Os anhydride tartrique.

C6H507(M3) citrates.

C6H306(M3) aconitates.

U alcool vinique est un des produits de la décomposition du glucose (groupe lactique), sous linfluence des ferments.

Il donne une foule d'éthers neutres et d’éthers

(et) X représente ici NO5 (41).

acides (93). L'acide sulfovinique , espèce normale des sulfovinales , s’obtient par l’acide sulfurique concentré et l’alcool vinique :

Les sulfovinates sont des sels fort solubles et erisiallisables, donnant par la distillation sèche, entre autres produits , une huile odorante , connue sous le nom à’ huile de vin. De même, ils donnent du gaz oléfiant C2H:; au reste ,

C2HsS04(H)=C2H4-f-S04(H2).

Traité par l’acide nitrique, en présence du nitrate d’argent, l’alcool donne le sel argentique du type fulminate , qui a la propriété de faire explosion par la chaleur, comme c’est le cas de la plupart des corps dans la composition desquels entrent les éléments nitriques (41).

Sous l’influence du chlore, le gaz oléfiant fixe CP et produit la liqueur des Hollandais , laquelle se dédouble par l’action des alcalis , pour donner du chlorure et l’espèce chlorée du même genre que le gaz oléfiant :

C2H4CR=C1(H) 4-C2H3Cl.

On connaît, d’ailleurs, plusieurs autres corps chlorés, dérivant par substitution, soit du gaz olé-

fiant, soit de la liqueur des Hollandais. Le perchlo rure de carbone C2C1G de la chimie dualistique n’est autre chose que la liqueur des Hollandais perchlorée. Toutes les espèces du genre auquel appartient ce dernier produit, ont d’ailleurs la propriété de se dédoubler sous l’influence des oxydes ou des sulfures alcalins , en chlorure et en espèces du genre éthérène.

Genre éthérène.

Genre éthérilène.

C2IP éthérène normal (gaz oléfiant)

C2H3C1 — chloré.

C2H2C12 — bichloré.

C2HC13 — trichloré.

C2C14 — perchloré.

G2H4,C12 éthérilène bichloré ^liq. desHolland.).

C2H3C1,C12 — trichloré.

C2I12C12,C12 — quadrichl.

C2HC13,C12 — quintichl .

C2C14,C12 — perchloré

I (perchl. de carb.)

Le genre acétène est l’homologue du genre formène, dans le groupe formique; l’acétène normal correspond au gaz des marais. Il se compose d’un grand nombre d’espèces chlorées.

Si l’on soumet l’alcool vinique à une action déshydrogénante, en le traitant par du chlore aqueux , ou on le distillant avec un mélange de peroxyde de manganèse et d’acide sulfurique, on obtient Y aldéhyde acétique , espèce normale du genre acétol. Ce

genre renferme , entre autres , une espèce trichlorée C'HCF’O , connue sous le nom de chloralf et par laquelle on peut effectuer le passage du groupe acétique au groupe formique. En effet , Facétol trichloré donne, par les oxydes alcalins, du formiate et du formène trichloré (chloroforme) :

C2HGl304-0(KH)=GH02(K)-t-CHCl8.

L’acétol normal est caractérisé par les réactions suivantes : Chauffé en solution aqueuse avec une lessive de potasse, il hrunit et produit une matière résineuse; chauffé avec une solution ammoniacale de nitrate d’argent, il se convertit en acétate, en donnant un dépôt d’argent métallique qui recouvre d’une couche miroitante les parois du tube où s’opère la réaction. De même, il produit avec l’ammoniaque une combinaison cristalline.

151. L es acétates se produisent dans une foule de circonstances , non-seulement par l’action des agents oxygénants sur l’alcool vinique et sur l’aldéhyde précédent, mais on les obtient , en outre , par la distillation sèche des matières ligneuses ( acide pyroligneux) ; par l’action delà potasse fondante sur les malates, les tartrates , etc. ; par l’action de l’acide nitrique , de l’acide chromique , d’un mélange

de peroxyde de manganèse et d’acide sulfurique , sur la plupart des matières grasses , sur la fibrine , sur la caséine, sur le bianc d’œuf, etc.

Les acétates sont presque tous solubles dans l’eau et dans l’alcool; à la distillation sècbe, ils fournissent des gaz inflammables , ainsi que de l’acide acétique. On les reconnaît aisément à l’odeur acide et caustique qu’ils développent à l’état sec, sous l’in— fluence de l’acide sulfurique.

Quand on verse du chlorure ferrique dans de Facide acétique, on n’observe aucun changement ; mais si l’on sature l’acide par l’ammoniaque, ou qu’on mélange un acétate neutre avec le chlorure ferrique , la liqueur devient d’un rouge foncé par la formation de l’acétate ferrique.

Les acétates neutres donnent avec le nitrate d’argent un précipité blanc cristallin , peu soluble dans l’eau bouillante, où il se dépose en petites aiguilles. Quand on distille un acétate avec de l’acide sulfurique concentré, et qu’on met le produit distillé en digestion avec un excès d’oxyde de plomb, il produit un sous-acétate soluble qui présente aux papiers colorés une réaction alcaline.

Le ghjcocolle, plus connu sous le nom de sucre de

gélatine , est lin alcaloïde très-bien déterminé, qui, par sa composition , se rattache aux corps précédents. Obtenu d’abord avec la gélatine seulement, on le produit aujourd’hui par une réaction bien plus nette, par le dédoublement de l’acide hippurique C9H9N05 (extrait de l’urine des herbivores) sous l’influence de l’acide hydrochlorique bouillant ; l’acide hippurique s’assimile, dans ces circonstances, l éq. d’eau, pour se dédoubler en acide benzoïque, et en glycocolle qui reste en combinaison avec l’acide hydrochlorique :

C9H9N034-0H5=C7H602-HC2tFN02.

Si l’on n’a pas encore réussi à faire du sucre de gélatine à l’aide des acétates, on a, du moins, obtenu l’espèce arséniée correspondant à cet alcaloïde. L ’alcargène de M. Bunsen est, en effet, du glycocolle dans lequel N est remplacé par As (40). Cet alcaloïde arsénié est , de son côté , le produit de l’oxydation d’un autre alcaloïde, inflammable et trèsvénéneux, Yalcarsine, qu’on obtient en distillant l’acétate potassique avec de l’anhydride arsénieux.

152. Les succinates se rattachent aux corps précédents , par la transformation qu’éprouve l’acide succinique sous l’influence de la potasse en fusion.

11 se produit alors de Foxalate, du gaz oléfiant et de l’eau :

C4H604+20(KH)=C20l(K2)4-C2H4-h20H2.

Au reste , par la distillation avec un mélange de peroxyde de manganèse et d’acide sulfurique, ils donnent de l’acide acétique. Les succinates alcalins sont fort solubles dans l’eau et insolubles dans l’alcool ; ils précipitent le chlorure ferrique en brunrougeâtre , fort soluble dans les acides. L’acétate de Pb les précipite en blanc , soluble dans un excès d’acide succinique.

L’acide succinique se convertit par la distillation sèche en anhydride succinique :

C4H604=C4H403-t-OH2.

Aux succinates se rattachent Y asparagine et les aspartates . L’asparagine est une espèce d’amide qui se rencontre toute formée dans les asperges, les vesces , la racine de guimauve , la grande consolide, la belladone, etc.; les acides et les alcalis, ainsi que les ferments , la convertissent en aspartate et en ammoniaque :

C4H8N2034-0tI2=C4H7N044-NH3.

L’asparagine peut fermenter en présence de certaines autres substances organiques, et se convertit

alors en succinate d’ammoniaque ; ce composé renferme tous les éléments de l’asparagine, moins une certaine quantité d’hydrogène.

Au contact de la vapeur nitreuse , l’asparagine et l’acide aspartique se transforment en acide malique et en azote.

Les malates alcalins sont fort solubles ; plusieurs bimalates (Am,Ca,Mg) cristallisent fort bien. Le chlorure calcique ne précipite pas la solution aqueuse de l’acide malique ni des autres malates; mais il se forme du malate de Ca neutre par une addition d’alcool au mélange. L’acétate plombique donne, avec l’acide malique et les autres malates, un précipité blanc de malate de Pb neutre; ce précipité, abandonné pendant quelque temps dans le liquide où il s’est formé, perd sa consistance caillebottée, et se convertit en aiguilles nacrées , groupées autour d’un centre commun ; il fond dans l’eau bouillante en une masse emplastique. Les malates se charbonnent à chaud avec l’acide sulfurique concentré, en émettant du gaz sulfureux.

Le fumarate normal et son isomère, le maléate , résultent de l’action de la chaleur sur l’acide malique:

Le fumarate calcique C4H204(Ca2) se rencontre dans Sa sève de la fumelerre et dans le lichen d’Islande.

153. Les tarifâtes se rattachent aux corps précédents par la réaction suivante. Quand on fait fondre un tartrate avec de la potasse hydratée, à la température d’environ 250°, il se dédouble en oxalate et en acétate :

C4H406(K2)-+-0 (KH)=C204(Kâ)4-C3H309(K)-|-0H2.

Le genre tartrate comprend des sels qu’on rencontre dans beaucoup de sucs végétaux , particulièrement dans le verjus, les mûres, l’oseille, les topinambours, etc.

Les tartrates à base de métaux alcalins sont plus ou moins solubles dans l’eau. Les tartrates qui sont insolubles, se dissolvent aisément dans l’acide nitrique et l’acide hydrochlorique. Portés au rouge, tous les tartrates se décomposent en laissant un résidu de charbon, et en répandant l’odeur du sucre brûlé.

Lorsqu’on verse, dans une solution d’acide tartrique ou d’un autre tartrate , la solution d’un sel ferrique, aluminique ou manganeux, puis de l’ammoniaque ou de la potasse , on n’obtient aucun précipité; c’est qu’il se forme alors des tartrates solu-

blés à 2 métaux , indécomposables par un excès d’alcali.

L’acide tartrique produit dans les sels potassiques , et surtout dans l’acétate , un précipité cristallin debitartrate potassique, peu soluble dans l’eau froide, fort soluble dans les solutions alcalines.

Le chlorure de calcium produit , dans la solution des tartrates neutres , un précipité blanc de tartrate de Ca neutre ; la présence des sels ammoniques empêchejdus ou moins cette précipitation. Le précipité se dissout à froid dans la potasse caustique, en produisant un liquide incolore; par l’ébullition, le tartrate de Ca s’en sépare sousla forme d’une gelée, qui se redissout dans le liquide à mesure qu’il se refroidit.

Les paratartrates ou racémates sont des sels isomères des tartrates, dont ils ne diffèrent d’ailleurs que par un petit nombre de caractères. Leurs métamorphoses sont les mêmes que celles des tartrates.

A une température supérieure à 200°, l’acide tartrique élimine les éléments de l’eau, et se convertit en un anhydride , insoluble dans l’eau.

154. Les citrates se comportent avec la potasse en fusion comme les tartrates , en donnant de l’oxa-

laie et de l’acétate, seulement les rapports sont différents:

C6Hs07(K3)-t-0(KH)=C204(R2)4-2C2H302(K).

L’acide citrique ou citrate normal se rencontre tout formé dans les citrons , les oranges , les framboises, les baies d’airelle et dans beaucoup d’autres fruits acides, où il est souvent accompagné de citrate calcique et de malates.

Tous les citrates alcalins sont fort solubles dans l’eau. Ils empêchent, comme ies tartrates, la précipitation des sels ferriques, manganeux, etc., par les alcalis.

Le chlorure de Ca ne précipite Facide citrique qu’à la température de l’ébullition. Quand on sature par l’ammoniaque une solution d’acide citrique additionnée de chlorure de Ca , il ne se produit pas de précipité à froid , à moins que le liquide ne soit fort concentré; mais le précipité paraît par l’ébullition.

L’acétate de plomb produit dans Facide citrique et dans les autres citrates un précipité blanc de citrate neutre de Pb , presque insoluble dans 1 ammoniaque, fort soluble dans le citrate d’ammoniaque.

Chauffés avec de Facide sulfurique concentré, les cilrates commencent par dégager un mélange de

CO2 et CO; puis se charbonnent , en développant du gaz sulfureux.

Sous l’influence d’une chaleur élevée, l’acide citrique élimine OH2 et se convertit en acide aconiti que . L’aconitate de Ca neutre se trouve tout formé dans le suc des aconits; il se dépose dans l’extrait de ces plantes, sous la forme de grains souvent assez copieux.

155. Groupe butyrique . — Nous y placerons les types suivants :

C4H8 butyrène ( quadricarbure de Faraday).

C4H8C12 butyrilène bichloré.

C4H80 aldéhyde butyrique ou butyral.

C4H702(M) butyrates.

C4H9NO butyramide.

C6H,0O6(M2) lactates.

C6H10Os anhydride lactique.

C6H808(M2) mucates et saccharates.

C6H1406 mannite.

Q12JJ20Q10 cellulose, amidon, gomme.

C12JJ22QH sucre de canne.

C12H24012 glucose et sucre de lait.

Tous les corps de ce groupe, renfermante, ont leurs homologues dans le groupe acétique.

La cellulose , Y amidon et le sucre de canne sont des produits de la végétation, que la chimie n’a pas encore su produire. En fixant les éléments de l’eau sous l’influence de l’acide sulfurique étendu et bouillant, ces corps se convertissent en glucose ou sucre de fruits :

C12H20O10-f'2OH2=G12H24O12,

Ci2H220I1-f 0H*=C12H*40lî.

Le glucose éprouve de nombreuses transformations sous l’influence des ferments. Au contact de la levure de bière , il se dédouble en alcool vinique et en CO2 :

C12H24012— 4[C02-i-CâÏF0].

Le fromage en putréfaction détermine la transformation du glucose en CO2 et en acide butyrique , avec dégagement de gaz hydrogène :

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