‹ Introduction à l'étude de la chimie par le système unitaireChapitre 7 sur 69 · OU MÉTAUX · texte numérisé non relu

OU MÉTAUX

Oxygène. \ Soufre. ( Sélénu m. t

Tellure. )

Phosphore, j Arsenic.

Azote. )

Chlore. \

Brome. ( Éléments

iode. ( halogènes.

Fluor.

Carbone.

Bore.

Silicium, c

Hydrogène.

Potassium.

Sodium.

Lithium.

Baryum.

Calcium.

Strontium.

Magnésium.

Cadmium.

Zinc.

Nickel.

Cobalt.

Cuivre.

Fer.

Manganèse.

Aluminium.

Chrome.

Bismuth. ) Antimoine. î Étain. ;

Plomb. i

Argent.

Mercure. )

Platine. )

Or. i

Et tous les autres éléments cités plushaut (6).

Les éléments réunis par des accolades forment autant de groupes naturels dont les individus possèdent quelques caractères communs.

La classification précédente, sans être très-rigoureuse , convient cependant aux besoins actuels de la science* Il faudrait , pour la faire bien saisir, retrancher de notre liste certains corps formant

la transition d’une classe à l’autre, et ne considérer que les éléments dont les tendances sont les plus tranchées.

Mais ce qui empêche surtout de classer les éléments d'une manière absolue , c’est qu’un seul et même élément peut entièrement changer d’activité , suivant les proportions dans lesquelles il est combiné , et suivant la nature des corps auxquels il se trouve associé; un seul et même élément peut donc , selon les circonstances, jouer tantôt le rôle de métal, tantôt le rôle de corps non métallique. Toutefois, ce double rôle n’a été constaté que dans un petit nombre d’éléments ; et la classification précédente, quoique n’exprimant qu’un seul côté dans les fonctions chimiques des corps simples, est néanmoins t rès— utile pour le commençant, car elle est applicable aux trois quarts des composés les plus connus et les plus usuels. Nous reviendrons plus tard sur ce sujet, et nous ferons alors mieux comprendre la manière d’être des métaux et des corps non métalliques. Ce sera à l’occasion des sels (42) .

8. Dans toute combinaison chimique , il y a trois choses à considérer : la qualité , la quantité et l’ordre des parties constituantes.

Deux corps ne sont chimiquement identiques , qu’autant que ces trois choses y sont ies mêmes.

Nous aurons donc à discuter successivement les principes relatifs à ces trois conditions, ils seront exposés dans les chapitres suivants :

Proportions chimiques.

Combinaisons des volumes.

Constitution des corps.

Substitutions.

Fonctions chimiques.

Séries chimiques.

On donne le nom de combinaisons binaires , ternaires ou quaternaires , aux composés formés de deux , de trois ou de quatre corps simples.

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PROPOK^IOWS CHïlipE§.

9. Les lois générales qui régissent les quantités d’après lesquelles les corps se combinent , sont au nombre de trois : la loi de la constance des proportions chimiques , la loi des rapports multiples , et la loi des nombres proportionnels. Ces lois résultent de l’observation directe et sont indépendantes de toute théorie.

10. Les corps se combinent en proportions fixes et invariables . — Cette loi forme la hase de la chimie. Aucune circonstance ne peut altérer les quantités qui entrent dans la composition d’un corps. Quels que soient les procédés d’analyse auxquels on le soumette, ils y indiquent toujours les mêmes proportions de matière. La forme et l’état d’un corps peuvent quelquefois se modifier; un même corps peut, suivant les circonstances, se présenter sous forme de liquide , de gaz ou de solide ; il peut être tantôt amorphe , tantôt cristallisé ; mais ces différences

n’influent jamais sur sa composition chimique.

Un corollaire important découle de la proposition précédente : lorsque deux ou plusieurs corps, capables de se combiner, se trouvent en présence dans un rapport autre que celui qui convient à leur combinaison, ces corps se combinent, néanmoins, dans ce dernier rapport, mais en laissant un résidu, un excédant non combiné de T un ou de l’autre corps.

Exemple . Le soufre et le mercure se combinent dans le rapport de 4 parties du premier et de 25 parties du second, pour former 29 parties de cinabre. Si l’on met en présence 5 parties de soufre et 25 parties de mercure , on obtiendra encore 29 parties de cinabre ; mais 1 partie de soufre restera non combinée.

! 1 . Loi des rapports multiples. — Un seul et même corps, simple ou composé, peut s’unir à un autre en plusieurs proportions , de manière à produire plusieurs composés différents. Ainsi, le mercure donne avec le chlore deux composés : le calomel et le sublimé corrosif. Non-seulement , les quantités de mercure et de chlore sont fixes et invariables pour chacun d’eux , mais elles sont entre elles dans un rapport géométrique très-simple. Cette loi peut se généraliser de la manière suivante : lorsque deux

corps s unissent entre eux pour produire deux ou plusieurs composés , les quantités contenues dans l’un des composés , sont représentées par des multiples ou des sous-multiples , en nombres simples , des quantités renfermées dans les autres composés.

Exemples. L’expérience indique la composition suivante dans 100 parties de sublimé et de calomel:

Sublimé.

73,53 mercure 26,47 chlore.

Calomel.

84,75 mercure.

15,25 chlore.

Au premier abord , on ne saisit aucune relation entre ces deux compositions ; c’est qu’elles ne sont pas comparables sous la forme précédente , et il faut d’abord chercher quelle est la quantité de mercure qui s’unit à une même quantité de chlore, ou, réciproquement, quelle est la quantité de chlore qui s’unit à une même quantité de mercure.

On a donc la proportion suivante :

73,53 merc. : 84,75 merc. :: 26,47 ehl : x chl.

Cela veut dire que si 73,53 p. de mercure sont combinés, dans le sublimé, avec 26,47 p. de chlore,

81,75 p. de mercure y sont combinés avec 30,5 chlore. Or, 30,5 est le double de 15,25, quantité de chlore qui s’unit à 84,75 mercure dans le calomel.

On arriverait encore à la même conséquence , en parlant de la composition du calomel, ou bien en cherchant les rapports qui existent entre les quantités de mercure combinées avec le chlore dans les deux composés.

C’est ainsi encore qu’on trouve les rapports suivants entre les combinaisons de l’oxygène avec le plomb :

Dans le sous-oxyde gris, 16 oxygène sont combinés avec 4-16 plomb.

Dans la litharge — — 208 — -

Dans le minium — — 156 —

Dans le peroxyde puce — — 101 —

Or :

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