‹ Introduction à l'étude de la métallurgie, le chauffage industrielChapitre 30 sur 89 · RENDEMENT CALORIFIQUE I4I · texte numérisé non relu

RENDEMENT CALORIFIQUE I4I

pérature varierait en raison inverse des dimensions linéaires car la masse gazeuse varie comme le cube de ces dimensions et la surface refroidissante comme le carré.

OhaUvr d'échauifeiiient des gas. — Les expériences faites par la méthode précédente ont été peu nombreuses ; elles ne font connaître qu'un nombre limité de températures de combustion, se rapportant toutes d'ailleurs à la combustion à volume constant, mais ces expériences ont permis de déterminer les chaleurs spécifiques des gaz aux températures élevées et il est possible ensuite, en partant de ces chaleurs spécifiques de calculer les températures de combustion de combustibles quelconques, solides ou gazeux*

Pour la détermination de ces chaleurs spécifiques, on a procédé de la façon suivante. Pour Tacide carbonique, par exemple, on a réalisé des mélanges d*oxyde de carbone, d'oxygène et d'acide carbonique donnant après combustion de l'acide carbonique pur et pris dans des proportions telles que la température de comfousdon fût voisine de 1.500^ pour laquelle il n'y a pas de dissociation appréciable de ce corps. Ayant mesuré, comme il a été dit plus haut, la température de combustion de ce mélange et connaissant, d'autre part, la chaleur dégagée par la combustion de Toxyde de carbone renfermé dans le mélange, on put calculer la chaleur spécifique de l'acide carbonique, entre 1.500^ et la température ordinaire. En rapprochant cette valeur de celle trouvée par Regnault entre o et 200^, on peut tracer une courbe donnant la chaleur spécifique de ce gaz jusqu'à 1.500^ et on l'extrapole pour des températures plus élevées.

La même opération a pu être faite pour les gaz perqianents, qui ont tous la même chaleur spécifique, en brûlant des mélanges de cyanogène ou d'acétylène, mêlés à l'air dans les proportions voulues pour faire de loxyde de carbone, puis additionné d'un excès d'azote pour abaisser la température.

Pour la vapeur d'eau, il n'a pas été possible d'opérer sur des mélanges gazeux ne renfermant plus que de la vapeur d'eau après

combustion^ on a dû opérer sur des mélanges renfermant un excès d'azote et faire des calculs par différence qui rendent un peu incenains les résultats relatifs à la vapeur d'eau.

Les chaleurs spécifiques ainsi obtenues» se rapportent^ bien entendu, à réchauffement des gaz à volume constant» on peut passer de là aux chaleurs spécifiques à pression constante par le même raisonnement qui a été donné précédemment pour calculer la relation existant entre les chaleurs de combustion à volume et à pression constante. On trouve ainsi que pour un volume mole* culaire 22,32 1., la différence de chaleur spécifique exprimée en grandes calories est égale à AR=:o,oo2, c'est-à-dire que pour échaufier de i® 22,32 1. d*un gaz quelconque, il faut 0,002 Cal. de plus à pression qu'à volume constant.

Pour les applications pratiques, il est souvent plus avantageux, en vue d'éviter les confusions, d'employer les chaleurs toules d'ëchauffement au lieu des chaleurs spécifiques. On distingue en effet deux chaleurs spécifiques différentes que Ton est exposé parfois à confondre :

dq Lai chaleur spécifique vraie = j^

La chaleur spécifique moyenne = — ^— — •

* to

Les chaleurs d'échauffement des différents gaz, telles qu'elles ont été calculées, d'après les mesures de pressions explosives, sont exprimées par les formules suivantes, rapportées à un volume moléculaire, 22,32 1.

L — Pressions constantes,

T* 'Y 'Tt T 2

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