‹ Introduction à l'etude de la paleontologie stratigraphiqueChapitre 33 sur 63 · LAVOISIER, 1789. COUPÉ · texte numérisé non relu

LAVOISIER, 1789. COUPÉ

Calcaire lacustresupérieur(meuliére). Meulière supérieure et argiles. Sables supérieurs (de Fontainebleau). Sables supérieurs. Marnes, gypse et marnes gypseuses.

Calcaire grossier. . . . . . . . . Galcaire grossier (pilé marin). Sables inférieurs. . , . . . .

Argile plastique et lignites. . . . Argile plastique.

Craie” Manche ne Ee Criie DANCE:

Ainsi se trouvait établie, dès les premières années de ce siècle, la série générale des dépôts tertiaires depuis Villers-Cotterets et Compiègne, et même depuis La Fère et Saint-Gobain, jusqu'à Fontainebleau, Étampes et Malesherbes, comme depuis Courtaonon jusqu'à Gisors.

Malgré l'exactitude de ces résultats, ils ne portèrent point une conviction bien profonde dans les esprits, parce qu'ils ne repo-

saient pas sur des données assez complètes; 1ls n'étaient pas appuyés sur des preuves assez nombreuses, sur des études assez suivies, et la forme sous laquelle ils se présentaient, de même que les idées théoriques qui les accompagnaient, devaient également leur nuire, Il était réservé à deux savants plus spéciaux de donner aux dépôts tertiaires du bassin de la Seine une véritable célébrité par la variété et l'importance des faits qu'ils ont su y mettre en lumière, par l'impulsion que leurs travaux ont donnée à cette partie de la science, par les découvertes ultérieures qu'ils ont ainsi préparées. Nous devrons donc apporter dans l'examen de ce sujet une attention toute particulière que justifie la place qu'il occupe aujourd'hui dans l'histoire de la géologie et de la paléontologie stratigraphique.

En 1808, G. Cuvier et Alexandre Brongniart publhièrent leur Essai sur la géographie minéralogique des environs de Paris, en même temps dans le Journal des Mines (1) et dansles Annales du Muséum (2). {ls commencent par jeter un coup d'œil sur la géographie physique, ou mieux orographique, et sur les limites de ce qu'ils appellent le bassin de Paris (5), ear les considérations hydrographiques qui se rattachent toujours aux formes du sol y sont complétement omises, ce qui est une lacune assez singulière dans la description physique d’un pays dont les cours d’eau tracent les divisions les plus naturelles. Ils terminent cet exposé en disant qu’on peut se représenter les matériaux qui composent le bassin tertiaire de la Seine comme ayant été déposés dans un grand espace creux, dans une sorte de golfe dont les bords et le fond étaient formés par la craie,

Ils divisent ces matières, pour nous servir de leur expression,

(1) Vol. XXII, p. 421-458; juin 1808.

(2) Vol. XI, p. 293; 1808.

(3) Cette expression est inexacte; on dit le bassin d'une rivière, ce qui, physiquement, implique une idée juste; il n’en est pas de même du bassin d'une ville qui n’a aucun sens, si ce n'est pour exprimer les masses d’eau comprises dans son enceinte, comme on dit : le bassin du Havre, le bassin de Marseille, etc., et, dans un sens encore plus restreint, le bassin des Tuileries.

Premier « travaux de G, Cuvier, et d'Alex.

Brongniart.

en deux étages. Le premier, qui recouvre la craie en remplissant le fond du golfe, sesubdivise lui-même en deux parties égales, placées au même niveau et bout à bout, savoir : 1° le plateau de calcaire siliceux non coquillier; ?° le plateau de calcaire grossier coquillier. Le second étage, ou gypso-marneux, ne S'observe que par places ou faches, d'épaisseur et de composition différentes. « Ces deux étages intermédiaires, disent-ils « ensuite, aussi bien que les deux étages extrêmes, sont recou- « verts et leurs vides remplis par une cinquième sorte de ter- « rain, mélangé de marne et de silice que nous appelons terrain « d’eau douce, parce qu'il fourmille de coquilles d’eau douce seu- « lement, »

Nous donnons textuellement cette phrase, parce qu'ellesemble résumer la pensée générale des auteurs et qu'ils l'ont reproduite dans leurs diverses éditions; mais nous avouerons qu'il nous est impossible de la comprendre et de la traduire autrement que par la disposition suivante.

Marnes et silex d'eau douce. . , . Marnes ct silex d’eau douce.

2% Étage. Gypso-marneux. . . | Gypso-marneux.

1° Étage. Plateau de calcaire + Plateau de calcaire grossier coqulceux non coquillier. . . . . . lier.

Ce ee RE SU à IQUEdIE:

Get Essai est divisé en 9 articles correspondant aux divisions géologiques suivantes, que nous rétablissons iet dans leurs posi- : tions naturelles relatives, de haut en bas, tout en leur conservant les numéros qui leur ont été assignés dans l’ordre de la description. |

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