jf. p. ^5 du présent volume
môniê dans les dialectes du copie «.l'o M. pour *kKio, de ''^ï^, aa*^«'«.t 7'. pour jui«.ii«.t,
nous permettent de préciser un peu plus : en passant du son f- de S égyptien à celui (|ue no is indi(|ucnt les faits précédents, le phonème exprimé en copte par ^ a suivi à peu près la un'uie route que le y du grec ancien, et de douce sonore analogue à notre G-durest devenu semblable à la spirantc ^ du grec moderne dans Y^up«- Où donc l'égyptien de la XVIIP dynastie aura prononcé encore ^^S Jp"""" df-<^bou, rr ^kr n dâi-aDu, le copte en était arrivé à prononcer, ^,i(^kT. oy''-h, tws' 7\ fô-f' ou dôY dans les dialectes du Sud contre toTsq M. àdf'f, toti M . tôdj dans les dialectes du Nord.
Les variantes des manuscrits et les transcriptions étrangères confirment ces faits en nous montrant ([ue «• est rendu par doux séries de caractères répondant à deux sons distincts, par le r. arabe prononcé dj, jie, jia, etc. ou par le J français, puis par le ^^ arabe ou par le sh anglais : le second a fini par l'emporter assez promptement, et aujourd'hui le e sonne exactement comme uj dans le copte. L'auteur du vocabulaire copte français le prononçait G-doux ou j avec un léger zézaiement qui le rendait capable de rendre à peu près notre s-douce ou notre z, Am«.ii(?'iXe l'Evangile, C«.i(3'«.o'va.n Saint Scan, (S'o-5-7-a.i joasdi-jendi, \«.Ap3'«.nT ra[l]rGent, (S'alite jaune, <î'*.p->.in jardin, a'moTc Génois, ou pi.^m rajin-misin, ju.ô.s'otk niajoun-maison, Ais'e lises. La valeur r a été conservée dans des transcriptions coptes de noms arabes comme fes.pa.a'-^ et dans les transcriptions arabes de certains noms géographiques, npis'oTpuj ^y^j , ns'miAô.g^ M^ ,
(î'epcî'H \^ ■=- y\, ■»epo(3'e ^>-jJ , mais Aeps'woTT, transposé en arabe anciennement J»^ i ,
devient promptement l^j^j, et le nom arabe de j\^, rendu d'abord cons'a.p, se transforme de bonne heure en nuimuepi, puis nujiiiKepi, selon la prononciation égyptienne du K. C'est, en effet, la prononciation sh = J:. qui, manifestée d'abord dans les transcriptions grecques du début de la conquête arabe, sÇaiJtooX = s'e.Juo-s-A-xi.Aj.oTs-'A, — la comliinaison ^^ étant employée pour rendre le son du ^. comme le prouve l'équivalence \'%7'.:i j.l\j' , — puis dans quelques termes géographiques s'iio-s-Aii J^^', 3'eiieAio-yAoc
A*.l, est perpétuelle dans les textes de Galtier, ns'oeic ns'c ^^^t, l, otoo uteks'po cKtt&.is'i 2«^n ,jI^Jl \:S'\ I)1I £!Ij,iI ojjI , «"luiigtoo-s- ^jl.jZ, (sic), g«,it <\i\ JJil o\»> , et se retrouve dans le psaume de Petneus. ncos'iw iljsoscimi ( vel ehsuscnni), ixn^c ainiljscHejî.s, si bien que Kircher, définissant le s", pouvait dire de lui : « jg Scei, Se, pro-
» nunciatur ut t Sein Hebrseum et J^ Arabicum. Ex. : C. H<wTujion Nauschop 6",
» Scima, Se, similis in pronunciatione est .superiori litterse uj Scei". » C'est la prononciation qui est généralement admise aujourd'hui dans l'église copte, ainsi que j'ai pu le constater après Rochemonteix. « Des sept lettres égyptiennes ui, q, *, g' ■^' '^' i"- deux » font aujourd'hui double emploi, uj sâi et «■ sinia. L'une et l'autre sont rendues in- )) variablement par la chuintante J- .s- ; «.q*"! a.fsi, necs'iH nassi'i , <3'po»jLni sromhi, etc. » Toutefois Bouqdour d'El-Harabah a conservé au signe *, dans son alphabet, une
1. Krall-Wessely, dans les Mitthcitungen, 188T, p. 123-124. S. .\. Kircher, Prodromug, p. 286, 287.
» prononciation spéciale, celle de la spirante sourde formée comme notre k, c'est-à-dire » du ch de la finale allemande -ich\ »
De tout ce qui vient d'être dit, il semble bien résulter qu'au commencement du second empire théhain, les Égyptiens possédaient encore quatre gutturales différentes, dont ils répartissaient inégalement l'expression phonétique sous trois caractères-types '^^, ^, S, et sous leurs variantes, à savoir une sourde simple répondant à notre c-dur ou à notre K, une sonore simple G-dur, deux sonores aspirées très voisines l'une du ? et du /. grec, l'autre du i- arabe : ^=::=* couvrait les sons K-/.-G-dnr, A les sons o-dur — 9, S les sons o-dur — j-. Par un ou plusieurs des sons qu'il représentait, chacun de ces caractères recouvrait l'autre, ^3?» recouvrant /J et S par o-dur, a recouvrant ^^z^^ par G-dur, ainsi que S. et S enjambant sur les deux autres de la même manière; ils en vinrent donc à s'échanger en variantes dans l'écriture et à devenir complètement homophones, ciiacun d'eux exprimant désormais les valeurs phonétiques des deux autres. Au moment où l'alphabet copte remplaça le syllabaire hiéroglyphique, il y avait encore quatre gutturales qui, communes à toute la langue, étaient usitées inégalement selon les dialectes : k, dérivant surtout de A et de ^z:^, devenait x dans le dialecte du Nord en de certaines positions, «r n'était employé que rarement dans les mots égyptiens, et a", qui, provenant phonétiquement du son couvert par S. a pris sa forme graphique au ® ou moins vraisemblablement au ^:z^f>. Ce <5', commun aux deux dialectes dans certains cas, ainsi que nous l'avons vu, couvre au moins deux phonèmes différents. D'un côté, il va rejoindre la dentale |) , il répond dans les dialectes du Sud à s. des dialectes du Nord, successeur de celle-ci, et il équivaut à peu près au ?: arabe syrien ou à notre J prononcé parfois en blésant. De l'autre, il tourne à la chuintante, et il finit par n'être plus en général que l'équivalent du J. arabe ou le doublet du ig copte. L'antique série des gutturales égyptiennes a enfin abouti présentement, sans distinction de dialecte, à trois sons : l'un, le ï» = y spirant, est fort rare, les deux autres k et x correspondent à notre sourde k et à la sonore aspirée double de l'allemand ch.
Dl
Le caractère cn parait être une fricative aspirée 'légèrement explosive, analogue au n hébraïque ou au a arabe; il semble n'avoir pas eu plus de valeur que I'h forte du français dans néros. Haïr. Il est tantôt rendu par h n en cunéiforme, tantôt omis, et les transcriptions grecques l'expriment ordinairement par Vesprit doux ' au commencement des mots, ou par un simple hiatus entre deux voyelles dans le corps. Le copte en a confondu le son sous le caractère g i^vec le son provenant de fi, sauf dans quelques cas où il a retenu la valeur originelle de en, distincte de la valeur de Q.
1" Du XVP siècle avant notre ère à lajin de l'époque saïte. — Les inscriptions géographiques de Thoutmôsis III nous montrent quelques exemples bien évidents d'un
l. RocuEMONTEix, Œucres Uicerscs, p. 116-117.
■■-■vWVV
n cananéen rendu par en, ainsi ~w^/v^ >^ (g\ et leurs variantes arrivées
(Ml i<'.gypte par la Syrie méridionale, D-.in?, cn'^ in, qui entre également dans la
composition de plusieurs noms tels (pie m u ^^"]^, C^ QO ^^^^-^Ot] ''^\. °'"!^^.
\\ , (|ucllo> que soit d'ailleurs la provenance de ce mot, et, de son côté, l'égyptien, empruntant les mots sémitiques renfermant un n, l'a interprété par 01, '^ Il v Ol ^-'?' '-'^^^ ^^
^*-^3- ss^rr, etc. Le système cunéiforme n'ayant pas de caractère spécial pour H-n, lorsque les scribes d'El-Amarna ont voulu exprimer le cn des mots égyptiens, ils ont employé les syllabes renfermant l'aspirée forte correspondant au r arabe, ma-na-an , laauaH pour J^ m \^ 1K 5 , ra-cm-da, raada p(jur S , mais dans les écrits
de la XIX'^ dynastie le n du cananéen est encore rendu par en, ainsi -ina J^^f m
3)M3^, -Où , i ^, et il en est de même dans la liste des conquêtes de Shashanq,
(1 ^ -2s> hhr\-^'& , (jO V^ „ " l'^ïs^ '\'iiÀ-. Dans les inscriptions d'Asarhad-
don et d'Assourbanipal, le seul nom égyptien renfermant un Dl, celui de est
écrit tantôt Tar-qou-ou, tantôt Ta-ar-kou-ou, sans indication du son Dl, et, de même, le grec, qui ne possède point, lui non plus, de signe équivalant à cette aspirée, la marque ici par un hiatus comme dans le rendu Teip/.iuv, ou la supprime complètement comme dans la leçon Tipxoi;, Tapaxô?, Tapâx-r,?, tandis que l'hébreu l'écrit par n, intervertissant l'ordre des lettres, njîn-in pour ni^inn. Au commencement des mots, le grec le
supprime également et l'indique par l'esprit doux, <:r> A/.ioptç, 'A^topii;, en W
^^ rêiç, et amsi de suite.
2" Da coinmencement de l'époque macédonienne au commencement de l'âge copte. — A ce moment, les Égyptiens commencent à employer Dl pour figurer l'aspiration des sonores aspirées du grec y, 9, m : ainsi ils écrivent (1(1 .2^ [1(1 I, ^ M
— " — -g fi *v ^ <:3> ^ Dlii 1 iC?! Iin a^ii
^ J| , n n pour <i>!Xnntoç, Szyn'jvfi, Xapiiiov. Ils s'cn servent également pour
indiquer les esprits du grec, ou l'aspiration qui se trouve à l'attaque du p, ainsi dans ni^^^ f\/\^ ^^Stiî, [1(1 m 'Pwfjtaîoç, i, ç| 'Po8^. De son côté, le grec aspire
parfois le tt qui précède un Dl égyptien, <î>t6i<:, ^^CiJ (^q^, à côté de iHêt.-, mais peut-être y a-t-il là seulement un cas d'influence dialectale, le f n'étant que la forme
memphitique de l'article D. Dans les mots égyptiens, le caractère Dl conserve sa place,
partout où il se trouvait, et o, par exemple, ne s'écrit jamais Q , à ma con-
naissance, pas plus (==1 ne s'écrit f=^. Toutefois, comme au passage de
l'égyptien au copte, nous ne voyons plus qu'un caractère g. répondre à R comme à Dl, il faut en conclure que, dès l'époque romaine, pour le moins, les deux sons étaient ou très voisins l'un de l'autre, ou identiques l'un à l'autre.
3° Depuis le commencement de l'ûye copte jusqu'à nos jouis. — Les exemples de Z copte répondant dans tous les dialectes à Dl égyptien sont tellement connus qu'il suffira d'en rappeler ici quelques-uns pour mémoire, ^«^n T. M.. ^\ ^oo-s- T. B.
g^«.T B., D -'"^ j(i>pn T. M. Il peut du reste, dans quelques cas, cm s'amuir complè-
/|^VVS/V\
tement et disparaître de l'écriture, noor T. pour n-gooT, ou s'unir à la lettre qui le précède, tÇooT M. pour cÇ-^ooTs-. ■»£! T. pour T-g^ei, etc. Comme il se confond avec le z provenant de |, avant de pousser plus loin, il convient d'étudier ce dernier caractère.
Le caractère Q cache une fricative forte semblable à celle que l'arabe exprime par »- et à l'une de celles que recouvre l'hébreu n. Elle demeura dans l'orthographe d'une façon constante jusqu'à la fin, mais le son s'en rapprocha toujours davantage de celui qu'exprimait le caractère précédent, si bien qu'au moment où l'alphabet copte se trouva constitué, un seul caractère, le g, dérivé graphiquement de la forme démotique de 8, suffit à écrire indiiïéremment les mots où se rencontrait une aspirée provenant de Q et de Di.
1" Du XVP siècle acant noire, ère à la fin de l'époque saïle. — Les exemples de 8 égalant n-r ne sont pas rares dès le début de la XVIIP dynastie, JtTtT "W" ^^^^^
^ bm, h'n, ^__ ^ i^^vS^ Î'^C- Les tablettes d'El-Arnarna renferment un nombre relativement assez grand de noms où le 9 égyptien est rendu par les syllabes
cunéiformes qui renferment l'équivalent du n hébreu correspondant à t- et à r- . (I
)^ A-ma-an-Ha-at-p(b)i ^ AmariHCiIpi, /XS |y Sf ■P«-Ha-a«î-/m-^a = PoH'77r!-
nata, o Jf J Hi-ku-up-ta-an^ Hil.ouptau, ^^„,„^ Mi-fn-pa-ni-lriyta-ri-a :=
Minpanilaria, o Ku-i-in-ka = Kouiakou, et les noms propres en vX Ha-a-ra
= Hfl/'a, '^^ iïj I Ha-a-ra-ma-as-si = Haramassi. D'autre part, la même équivalence de n 5- dans les syllabiques renfermant un X reparait sur la liste de Shashanq,
/VAA/VNA
AAA^A/^ /VWsAA
(j ^r^^"^ et 'W '^ IK^ (1(1 (M^ , deux localités inconnues de Siméon ou
de Juda, dont le nom dérive de la racine nn , et AfF^v:\ avec ses variantes ^
n y, --ou TAflA 1h^^\> -2a>
(I ^f^^^, )1( ^(J'J' ■'"'^' ■■^T'?. de la racine iJn. Trois siècles plus tard, les inscriptions assyriennes d'Asarhaddon et d'Assourbanipal présentent la même méthode de transcription par "-r~^, que les tablettes d'El-Amarna, ^^ r^ ^ M ■^'-•'^'«"«'^-Ç"-
r'u =^ Prshannourou,\\ „ Ha-a^Hr-^r'-6/ — H«?Hrn6r", 'ieptêii;, g (J ïïh 'Vir
uj n v \/ © " fy 1^ X fl^ic"" ^Xi y*" û fl I cii
Ipj-ti-nar-ti-e-su = Iptiwardeshou. w^^ v\ =^ Vra Ma-an-ti-mc-Hi-é = Mantimem\
Hu-ru-an-si-ni = NaHluourouanseni, ^^^ Si-na-a = Sinâ, 1 g) -ww^ fj,-
ni-in-èi = l^minshi. Les Hébreux et les Araméens, vers le même temps, se servaient du n pour rendre le son du | , à l'époque saïte, dans 0 | ■0' ^l^n , ou dans
les transcriptions nre °y , 'en ^(jl)^ du Sérapéum, f^^^^ l«'=n, ^
^^ ninox, ^^ ins, 4^5^ ^">"r>. [^ ^ ■''"'^" <^^s papyrus d'Éléphantine. Le grec remplace le 8 par l'esprit au commencement des mots, © 9 ■0' 'A-o!r,<;,
ia:i -'^-M -- im^o — q^tz: ■«-«- ■-"'^'. q;^
JM y| 'Axap6f,x(ç, mais, dans Tintérieur des mots, le plus souvent il disparaît complèteincnt ou, si la lettre précédente est la sourde, il se combine avec elle, % (Icr^sP^
t^ n ^ ' • ' ^ "v? '^ ï\ -^ x zr
Naftii, J j, 'Afiappiê'.?, "ASpiSsc, M ^l'| NEçej;. Quelquefois, pourtant, les Grecs le
représentent par /.. et alors on a un doublet où le 9 est supprimé dans la transcription, qI^ MÎs Ta/(i;, Ta;^ai'o; et Teti,-, -^^^ [T| 1 HÎS -/.."'*«" danS Rzpj^iiTKS l'.'f^ii et "Ajjtaci'.,-, mais le
cas est assez rare. Peut-être faut-il reconnaître là une influence dialectale. Comme nous le verrons, le dialecte du Sud tend à affaiblir les aspirées et il a remplacé le ©-^ par un Q-g au passage du copte : Teti? et "Afjiajtc seraient des prononciations méridionales, tandis que Tx/Mç et ['Ajyjm seraient des prononciations septentrionales. L'objection tirée du fait qu'Amasis est un Saïte peut être écartée, car nous savons que le nom * n a fuit son apparition historique en Tliébaïde, et il a pu passer de là au Nord avec sa prononciation thébaine à côté de la prononciation memphitique : c'est ainsi que nous avons côte à côte, dans notre langue, François et Français, Louis et Ludovic. Il vaut mieux toutefois ne pas insister sur ce point.
2" Du commencement de l'époque macédonienne au commencement de l'âge copte. — Les transcriptions grecques de l'époque ptolémaïque et romaine achèvent de démontrer ce qu'indiquaient déjà celles de l'âge saïte. Le 9 est remplacé régulièi'ement par l'esprit au commencement des mots, 'Atrcf-jv.; M 1 -wv^^a Auapti; J ^ 5^ > ^v.^v
i jW'^''^'''*''<2:>™flfl£iï3 '^•'''"^'^■'' fPfjfj^^â'^"'''^' |<^^'^^P^'«' ^ 'fr,ouà\
au milieu des mots il est supprimé entièrement, T Vjr NEoepô);, C\ n^—iiyQi
nexEapTcpTc, f=^ Psijsvaaoè OU 'Pauiavôp, — ^ -^ <i>o'jôp. Toutefois, s'il est précédé immé-
diatement de l'article A^ "^^^ ^^^k' ''^duit à D ou à ^ dans la prononciation, il s'unit
à lui pour former un o ou un 6, '=^'^v, L '^^^^^jj© 8ivx6o0vov, ^"^. « y
ttaoÎT), '=^^,8 (10 I Jj e^TpTji;, et tous les noms composés avec un 1^,
'l'pi... initial, «l'piTrsTocTtpti;, ^piuojjiToùî, ^pmavoùmi;, 'l'pnj/evjç^wvaK;, A^ V VN ^^ *0[ji(jioj6'.i;, "Îjojji-
[i-o'^i. On remarquera que ce dernier fait n'est pas constant et que plusieurs de ces noms avec D initial ofïrent en variante des transcriptions en -, 9 ^a,.^^ <}>â(piç et nâitt?,
/?^ X. 1 ^ *aTp^ç et naTpT;.;. Il est probable qu'il faut y voir une nuance dialectale, les formes en <t> appartenant de préférence aux dialectes du Nord et celles en n aux dialectes du Sud, comme cela a lieu dans le copte. Dans les transcriptions démotiques des noms grecs commençant par l'aspiration marquée plus tard par l'esprit rude ', celle-ci est rendue non par le caractère dérivé de 9, mais par celui qui provient
de m, ainsi *^^(](1^^ pour ■Hpa/.Xe(8r,,, *cn^(](] Sf]^ Pour "Hvio/.o,-, * ^
if] ^ pour 'EpuioxpiTT)?, 'is "V rlj ''^P='^«, ce qui semble bien indiquer
que, dès ce temps, les deux signes en et fi devaient être équivalents ou à peu près dans la prononciation des mots, bien qu'on persistât à les tenir distincts dans l'orthographe traditionnelle des mots égyptiens. Le son du fi n s'était donc adouci au point d'aboutir à celui du n, et c'est cet aSaiblissement qui a permis au copte de confondre sous im seul caractère, le 2, les mots qui, dans la langue ancienne, se classaient sous deux caractères différents. Mais, comme les mots renfermant le »-=' et le ® ont pris l'orthographe par le z en passant au copte, il convient d'étudier les sons que recouvraient ces hiéroglyphes et leurs syllabiques, avant d'aborder la question du Z-
o-=- et ®
Selon l'école de Berlin, la distinction entre ces deux caractères est marquée par ce fait ([ue le o-=> devient en copte, selon les dialectes, ^ Akhm., 2 T.. *, M., mais jamais SB, tandis que le ® y est représenté toujours dans l'akhmimique par ^, mais peut devenir en thébain 2 ou g, en memphitique * ou aj. Erman trouve cette particularité d'autant plus remarquable qu'à l'âge memphite ce phonème est souvent désigné par Il convient d'examiner tous les points de cette théorie l'un après l'autre, afin de
voir jusqu'à quel point elle est exacte.
Tout d'abord, il est certain que »-=», comme Rougé l'avait observé déjà, offre une tendance à échanger avec r-n-i aussi bien qu'avec ®, à toutes les époques. J'ai relevé suffisamment d'exemples jadis dans les Pyramides- pour confirmer ce fait, et il a été admis, depuis lors, aussi bien en Allemagne qu'en France. Il n'est pourtant pas inutile de reprendre ici les passages qui m'avaient amené à cette conclusion. Le mot se
trouve à la forme simple du singulier ou du pluriel, avec les orthographes «=. {Papi II, l. 70) ^T'r"- {Mirinri, l. 59) = "^^^^^ (Teti, I. 48), T'^" (P^ II. l. 963)
{Ounas, l. 582), -k ^ . . {P. I, I. 477; P. II, l. 1265), ^ (P. //, /. 864),
"^W C^-' l- ^^6) = '=^'^\ (^- ^' '■ '^^ 6^ ^^■' '• ■^^^' '^v*^*^ fl prothétique, fl^"^*^/ (7-., 1.48), h^^^ (P. I, L 77) = (]e^-= (.y., /. 101), et à la dérivation ethnique en û. ^^ '^ ^^ l- 377: cf. O., I. 566) = ^^](]® <^- ^^' '■ ^^65). Le mot ^\ ;^x 6st écrit perpétuellement ^^ ^^-^ (^- ^^' '• ^^~^
(^'■' l- ^'^' ''^)^ «t au pluriel ^^^° {P- H, I. 152), ^^WW
1. « et— =>..., im Koptischen trit» es als A. ^, S. g^, B. A, auf nie ahi;r aU ly. Uui so merkwùrdiger isl « es, dass dieser Laut ia der âltesten Schrit't gerade mit 1 \\ 1 bezeiohnet wurde, was denn auch spâter bel
chen Worten noch ûblich blieb : i u i ^K\ V\ |^ «heiss werden » statt hinm, gnou. B. = ^aioai;
^ (( jEhre )) neben **"=" fn ' ^ ^"'*^ ^ïic. — Im mit beginnt raan «»— => aucli mit ® zu ver-
1) wechseln : ® Vjji ^\ Il hmm » (Erman, /Egyptische Orammatik, 3' édit., § 11-, p. 65-66).
2. .VIaspero, Les Pyramides du Satjqarah, p. 93, note 1, et Notes sur quelques points de Grammaire et <VHistoire, dans la Zeitschrift, 1S84, p. 87.
» m an
DE LA PHONÉTIQUE ÉGYPllENNE 47
(P. 11, I. 166). Les mots ^ A et ÎI^^ï>^ sont écrits ^ô (M., I. 5/7) et
(P. /, /. 6^:^; M., l. 680), et dans ce dernier passage, chez Papi II (/. 1242), ™ô
est employé comme variante erronée par assonance, à la place de "§"• Le mot Q\\ ,
avec ses sens différents, présente des orthographes analogues : Q^j. i^^-f-, I- 75, IH, et P. II, I. 50) = '^ ^ (P //, /. 77) = "^^Q^fP. /, /. 110, 112), et la phrase suivante d'Ounas (/. 587-588) est très caractéristi(|ue, ^Q^rilll^^llll ^
'>~>^^, un jeu de mots sur un objet d'offrandes qui s'exprime, dans Papi II (/. 311), par
a- *^\ et, dans Ounas (/. 59), par r~^n ^. Q- Pour on finir, je signalerai deux mots. qui reviennent très souvent dans les textes des Pyramides. La locution, si fréquente en tout temps, ^\ yÎT) D V\ ur^, revêt les apparences .suivantes : ^\ y^ (O., /. 538),
^^^ (A/., /. 85, 86), ^'M'^iT., I. 278). ^^ (O., /. 438; T., l. 142, 178;
(P. /, /. 60, 239, 250; M., l. 85-86; P. II, L 92), ^ (P. /, /. 5, 65; P. //,
/. 84, 648), ^ (T.,l. 178; P. 11,1. 112,293,808),^^^^ (P. //, /. 65i,oùil
y a probablement un 'w^^ passé par la faute du graveur), et comme adjectif l\- -
« p ^ 1 U /www
(P. /, /. 676, et P. //, /. 1287) = I\à\-^ (T.,1. 190). D'autre part, on rencontre le terme ^^^ /m ^^^ et son dérivé ^^ -^ ^inJll'J^ avec des variantes analogues :
kHi (^•' ^- '''^' k!I^ (^^ '■ -^)- kZ^ '^- '■ '■ '''^^ k
%i}l\\^^^^(P.I, l. 728), ^ "M Vl {M., l. 565), ^ 35Ï ^v^ (M., /. 590,57i), |\ ^ " K(M. ,1.578; P. 11,1.390,913),^ ^ " {O., 1.489; P. /, /. 596; M., /. 56.^- P. //, /. /^/^^). ^:i^^ iP. II, I. 1287), ^^ ^ (T., /. 191, 193), ^^ ^]fl (^- ^' ^- •'^^)' k~^ ^=^ (^•■' ^- ^^^)'
^s «ww È^ (P. /, /. 651, 677), ^\^^^^ {T., I. 48). Sans pousser plus loin cette étude, on constate que «-=- et tous les syllabiques où l'on peut reconnaître sa présence, y^Sj, \^, Q, ont des variantes en r-^-i: les leçons comme (1 ^v PPP sem-
'ilent même indiquer que »-=» est, parfois au moins, le véritable syllabique de rTr-i"^K . Ce premier point vérifié, que doit-on penser de la règle d'après laquelle les mots égyptiens en «s— => donneraient toujours des dérivés coptes en g, -g. ^, selon les dialectfs, jamais en g? Pour répondre à cette question, il n'y a qu'à rechercher si, à partir du second empire thébain jusqu'aux temps voisins de l'âge copte, nous ne trouvons pas des mots renfermant un ^— => équivalant à ® en égyptien, qui offriraient un uj dans les dialectes récents. Il y en a certainement quelques-uns : ^"^^^^^v. 11= ®^i^
^,^(11 = oc3^\ ^,^1 jl ^AioAi T. oxx6.%x B. sSaioju. M., qui a sa forme simple ®^^ll »
[jl donne ujHAi T. à côté de oexx, ohju. T., ;éeAj. M.\ 9 (^ ^ ^
donne ujennoo .1/.; /^^C3 ~ n /^^O donne au dérivé de l'intinitif féminin
0 0 a Q uimiu n n ~^~^ d n • j < •.
igine 7". igini B. AJ.\ ^-^^'^^ -T-, ^»a~sa -¥-^ ^wwv -¥-^ -t- ^~^ -r-, ("|ui donnent, à coté de
loito 7'. B., loit* M. et toii&g 7"., les doublets «.«g, a.!t^^g^ 7'. /i. et «.ne^ui T. M., «.nnig B.;
peut-être "^^ "îj , "Or, - *'' '^'^^^ S^*'? ^ ■ '^^■' 5a*>*'P ^•' pc^Hs, corium, saccns
coriacens. Quelques mots qui présentaient des variantes en ©, «3—=, C3s=i, aux derniers
temps ne sont pas demeurés en copte ou n'y ont pas été retrouvés encore, „ =
Q = ^, par exemple, taudis ((u'un plus grand nombre offrent la variante de
i © seul sans avou' laissé de traces en g^-sS ou en uj dans le copte. *-=^^ ^^
y. ' ^ % ^ ®^% 'Do = ^'=^^ = ^^' '^'- n^"'°' ^â""
très, en assez petite quantité, produisent un ^ M.. ^ Ak/im. ou g. 7'., ^ = 3
nwg T. (ÇwsS A/. ; «>-= ili P Y = ®^^ r T ^^ i~^^ lîi P T ' "'^' '-'^®" ^"^ ^® bas-égyptien ait un cszi en échange du ® -«»-=>, le copte n'a conservé que les formes en ^-g, gAïc T. .6ejuc .1/. Le phénomène est donc moins absolu que ne le disait Erman, et il y a quelques rares mots en «a—^ qui ont laissé dans le copte des descendants en «j. Il serait étonnant, d'ailleurs, qu'il n'en fût pas ainsi, du moment qu'on admet aux époques récentes l'équivalence complète des orthographes en ® et en o-=-, ^. ' a = ' v).
^(](j^ = |l-=llll^â, PE%^-^' S%^-P:Ê;'^' Si-
1 ^S-Jç^, et ainsi de suite : du moment qu'aux temps voisins de l'âge copte, le «-=> n'est plus dans la plupart des cas que l'équivalent graphique du ® ordinaire, on doit s'attendre à ce qu'il suive les fortunes de celui-ci et qu'à l'occasion, il puisse devenir uj aussi bien que ^ ou g. Il y a même cjuelques exemples qui prouvent que le »—=- a été employé dans les hiéroglyphes pour rendre le g; ainsi, sur le cercueil de l'archonte Sôter à Thèbes, Y Hatorienne \\ ^ J| écrit son titre -j- ^ en variante de ^1 , où
le «-=> représente le Qq de ^\ ', où ce 9 était tellement adouci que le memphi-
ticjue a pu le supprimer, i.«wp, à l'initiale le gardant à la finale, quand le thébain g«.Twp le conservait a l'initiale et le supprimait dans le nom de vN^.
Et maintenant peut-on, avec ces données, retrouver approximativement quelles étaient les valeurs relatives de © et de »-=> à l'époque où les deux signes couvraient des phonèmes différents? Remarquons d'abord que les variantes qui nous montrent
équivalant à •K^ et à ®^^^dans , par exemple, sont très anciennes, aussi
anciennes que les plus vieux monuments littéraires de la langue, et que, déjà en ce temps-là, le signe tendait à modifier sa valeur primitive quelle qu'elle fût; il était, d'ailleurs, relativement assez rare, et il ne devint japaais très fréquent. Il couvrait un phonème intermédiaire entre la sourde chuintante franche ch (sh de l'anglais) et la sonore aspirée x, «luelque chose comme le CH-doux de l'allemand dans (Ch, tandis que le ® aurait eu plutôt le son du CH-dur de l'allemand dans acH, Bucii, ou de la j espagnole moderne dans 3ere^, lue:;. L'histoire de la jota expliquerait donc cette particularité du
1. E. DE RouGÉ, I-eliii: ù M. Alfred Maunj (1847), dans les Œuoics c/icerses, t. I, p. litl-192.
Di". i.A pii()ni:tii.)1 !•: l•:l;^ ri iiAM'i 49
renforccMnont dr 1 \\ ] on O sans cotour nu iij dans li- ("opio : on sait en cITiM <|U(' la pmniinciation aotucllo do cette lettre (;st rooont(> et (|no 1(> rotoiir à la pr^nniiciation en on G-dou\. antorionro an XMI" siècle, ne s'est pas fait jusqu'à pioscMit. Il semblerait donc qu'en égyptien, si, toi ininos les temps mempliitcs. la valeur approximative du signe o— => s'etface, et que les variantes en csu dis|)araissent dans la période suivante pour ne plus reparaître quo vers les temps moyens ou derniers de la xoivr; raniessidc, c'est (pio le son attaché à ce caraetoio o-=> ayant passé partout à celui (juc recouvrait O avait suivi les destinées de ce dernier. Or, celui-ci manifestait déjà sous l'empire memphite la tendance à se faire remplacer par le son du r~\n. et les variâmes telles que (1 ^ |>nur
(I sont fréquentes dès lors. Toutefois, même en s'accentuant avec les siècles, ainsi
que nous le verrons plus bas, elle ne s'étendit pas à tous les mots de la langue (|ui contenaient un ® soit Driginel, soit provena.nt d'un e»— = antérieur : tandis ([ue certains d'entre eux se moditiant en uj, la plupart des autres, conservant une aspirée, produisaient un s5 memphiticiue, un ^ akhmimique ou un 2. thébain, beaucoup plus rarement un X- Pour en finir donc avec l'histoire du «-=>, nous dirons qu'après avoir perdu de très bonne heure .sa valeur chuintante et être devenu une simple variante de ®, il se perpétua par l'écriture dans certaines orthographes traditiunnelles, <==> (5 3) sSpoij. xP^i" opo-f M., OH 7'. ^ci Ah/un., "^^-i ^iceT. ^\ci M . oiaB. ^icf. A/, Ji 111.^ ! ^ /)
2^i<nkT. ^u>Te£i M. ^onfec Ahhri}., ^:=:^ () Z'^"^ ^- ^'■'■^ ^^ ■ ' "^"^ bien, pour des raisons de carrure, il fut employé en variante de ©, même adouci en uj, ainsi que je l'ai dit plus
haut, 9 (§. memtoo M. Je m'attacherai donc ici exclusivement à l'étude du © et
du «>-=, variantes l'un de l'autre.
1° Du XVr siècle avant notre ère à la fin de l'époque saïte. — On ne trouve dans les listes de Thoutmôsis III aucun exemple de «*-=- employé pour rendre un son sémitique; elles contiennent en revanche beaucoup de ©-T. pris comme équivalents du
n hébreu répondant au 7- comme au f arabes, '=^> ) ® V "^''^ rcJ»- <"h;ild. n?-T,
^TM' 1 . ^y "P'PlI, I J y [^ n^VO >-^' <?t fl''n« 'es termes de langue courante (empruntes aux idiomes cananéens, ^^^rK?Vr f^^- Les tablettes cunéiformes d'El-Amarna rendent le ® par les mêmes syllabes que le Cl et le fi, ainsi 0 i"-^ ^ Afa-na-an-pi-ii-ia, Mananpr'n'a, ©T^i Na-(ip-\\nr-ri-ia,
Napnouria, et le rédacteur des listes de Shashanq a traduit par "w , <= et fi tous les n de l'hébreu, qu'ils répondissent au r- ou au r- de l'arabe; il n'a point employé le ®, le T ou le e»— =■ pour rendre la nuance forte du n. Comme les scribes cananéens d'El-Amarna, ceux d'.\sarhaddon et d'Assourbanipal expriment le ® par les mêmes syllabes que le § , '''^ mL=J IH ^ 7«p-.a-0H-.r, rafnoKWl, ^^\ji^()\'^ Na^an-n-nu-
«-i lin n ^AA^vv^ CTi t::^
ru-an-si-ni , NaKalnournashine. ï % W'-ni-in-si, Kunéns/ii, — — Hi-mn-
nu, Kumou/iou. Tous ces faits semblent indiquer que, dès cette époque, la série des aspirations égyptiennes était entraînée par un mouvement d'adoucissement (|ui approchait o-»-=> à fi et celui-ci au tn, d'un c(Mé, et il .semble que ce mouvement se com-
50 INTRODUCTION A L'ÉTl'DE
pliquait d'un autre qui amenait ® au oa. La variante |^^- qu'on rencontre pour Q dans le titre s^l] d'Aménôtiiès III, peut montrer que le son ®, renfermé dans le syllabique s, s'affaiblissait déjà à cette époque, et, d'autie part, (|ue la valeur siia (|ue ce e a |)rise dans ses dérivés coptes us*. T. ui*.i M. ne l'emportait pas encore. Au temps d'Hérodote, la version traditionnelle en kii pour ® se maintenait au moins dans les noms des pharaons réels ou supposés, ©^ V Xeô^I/î, s^^=0 Xsapriv, ^ ^:j| "Aauyiî; mais qu'elle était déjà assez entamée pour que les Grecs pussent rendre éga ement par leur X le ^:=^ légèrement aspiré de uH^,^ «-/yy/iTyo,-: un siècle plus tard, cette aspi-
ration s'était assez rapprochée, au moins dans certains mots, de la gutturale oïdinaiie K pour (lu'on put écrire Nr/.tx-.égr,? ou .\a/.-ovo(€a) ^— ^ et ailleurs Tv£ï,a;,flG,- "^"^ro Ism'
Si les monuments de l'époque saïte avaient été dépouillés pkis complètement que cela n'a été le cas jusqu'à présent, on y verrait les variantes en 8 et celles en oa du ® pi-imitif se multiplier à mesure que les scribes reproduisent davantage par l'écriture les prononciations réelles.
2° Du commencement de l'épofjiie macédonienne au cuminencement de l'âge copte. — L'orthogiaphe ti'uditionnelle des mots renfermant un ® ne devait plus correspondre dès le début a leur expression phonélitiue. Les transcriptions grecques des noms propres enregistrent celle-ci, et Manéthon n'hésite pas à substituer au y.zi<\'; et au XsœpTJv d'Hérodote deux SoOtpis qui répondent à ©^ v et à 0S!^.= prononcés Shom/? et Snâfrié'Sîi']fré. D'autre part, les exemples abondent de ® égyptiens transcrits par
des X L'Omme |, U'W.'-J^"^ @ (|[| ^, 'Euiivux.oç, 'F.tp(ivu;/o,- l| '^ ^ ^, na;,voOg!- ou
iU/yoùix:c; Q ^< ^ ' XsaOwTï,; 1 j^ j) i et ainsi do suite. Kn même temps, dans
les textes égyptiens, les variantes ne sont pas rares qui nous montrent le ®, le «»—=■, le 9 et même le Ul, tour à tour employés dans les mêmes mots, ou le © affaibli en r-n— i.
Onadclasorte-J.^^|^J.|;VJ<=>lQo'(ë^rj-ïï:â'
So^^Hoâ' ®J^^=^J JV-' ^^'""^ ^''''' *^^' '^'■'''''' p"''' ^S
-°°r^,®f = °°t^LJ = ^r^,^%-^^,etainside.suite.
A la hn de rcpo(|ue hiéroglyphique, le ©-«-=■ était déjà assimilé à Q dans les dialectes méridionaux, et il ne conservait une aspiration plus forte que dans les dialectes du Centre et du Nord, où il pouvait devenir ^ en akh.mimique, ou A en memphitique; encore trouve-t-on là même des variantes en 2. ^lux mots en ^, 2.?°'^ ^^- '^ '^'*Jté de ^poTi, ^Hifci M. à côté de sShiêi, c^phi et gp*. J/. à coté de e^pHi et de ^p*.. La comparaison entre le copte et le très bas égyptien piouve même que celui-ci avait poussé l'affaiblissement du © en r~^rn plus loin que celui-là, au moins dans certains cas. On y trouve, en effet, des formes telles que ^^ Y, rti n ¥, quand le copte a encore les formes en ©, ^«.^ M. 7 , sScAïc M. OAX.C T. : il V a là sans doute une différence dialectale de la part du scribe égyptien, mais je ne sais où la placer. Quoi qu'il en soit de ce dernier point, l'ensemble des documents est assez signihcatif p(jur (|ue nous puissions aborder dans le copte l'étude des aspirées 2, -g, ^. x- dérivées de l'ancien égyptien.
hk i.a l'iioXKiiijLi': kgyi'Tiknne -,\
Dans los toxtos en copie airliaïcino cDinmc dans les liiéroglyphes conteiupniains, les trois phonèmes répondant à m, | et ® sont déjà uniliés, de même que dans le dialecte thébain classique et dans une partie du memphitique, mais ils sont rendus de manière ditîérente selon les scribes. Dans la première partie du Papyrus Anastasi DLCCIV de la 13ibliothé([ue nationale, ils sont rendus par un caraotère spécial ^ (|uc j'ai Iransci'it » p(Hn- la commodité des im]irc^sions. Dans la dcuxiénu! partie, il (ïst indi(pit' d'ordiiiaiic^ par une sorte d'esprit iiidc '", '", ])lac('' sur le caractère cpii suit immédiatement, et double quelquefois par un / grec ou support('; par un ou deux e tracés sous lui : toujours pour la commodité des impressions, je lui ai substitué l'esprit rude ' courant. On a donc, selon les pages du manuscrit, eoo-s-n, eÔTii = <cr> AT) (331,
eén, ex^" . exc" = /^ i i atin de rendre le ©, oootut. ootut' ^= Q/^ '^^ /) afin du
rendre 9, e^ôxx-i.6x3L. eAo)fe = l\ .^^^ et eA^ofe B., pôuiÊ'/'. , alin de rendre un en;
ajoutons que n'importe laquelle des aspirées anciennes m ou 9, @, se trouvant derrière un n ou un t, se combine avec celui-ci pour former un tÇ ou un •& prononcés n -!- 2 ou T -|- 2^ , rÇo = D ■^ n-j-go- net-ew-uetÇeco = n J| tieÉiT -^ 2'^"- ^" ^ ^V ''^ + &"- ^'^
l)ourrait se demander si, dans une forme comme niic^x- '•? redoublement o^ ne marquerait pas une aspiration plus forte que celle du o ordinaire, quelque chose comme le £ du memphitique; il est plus probable qu'il ne faut y voir qu'une tentative fantaisiste de rendre le .son o, dont l'équivalent n'existe pas complètement dans l'alphabet grec.
Quoi qu'il en s.iit de ces essais, il est certain que, pour rendre l'aspiration, les dialectes coptes du Midi et surfout le tlK'-bain ne possédaient plus (ju'une lettre dans laquelle se confondaient les sons des trois caractères anciens; l'akhraimique en eut deux 2^ et .g pendant .sa brève existence, le memphitique en a conservé deux jusqu'à maintenant, 2 et ^. Le g^. qui n'est qu'un ^ différencié par un trait, est propre au dialecte akhmimiqne et a duré autant que celui-ci; encore dans un des derniers textes conçus en ce dialecte n'est-il plus employé et les mots qui le contenaient sont-ils écrits les uns avec le g thébain, les autres avec le m, oTt.iiiie et «.opHi pour cTw^e et *.opHi\ C est fju'en effet ce ^ akhmimique répondait à deux sons : une partie des mots où il se trouvait renferme dans les autres dialectes un 2 ou un ^, loii^ = wtt^ 7'. B. ion.* M., ^pa^-s-
= 2pooT T. ^ptooT AI. gioT£ic ■^= 2^^nk T. oioTCÊ. T. B. .iwTefe AI. ^ik = oô. T. B. **. il/., tandis qu'une autre partie, la plus considérable jusqu'à présent, contient un ly dans les autres dialectes, e^ = *.uj T. M., ^one = ujtonc T. B., lyioni AI. B., c<w g^fee-ce^ g qc = cj^ujqe T'. iye.iij-.ji .1/., 2.*.pe ^ ya-pe^, etc. Le ^ ne doit pas avoir tout a fait le même son (|ue le »,
1. La présence de n dans ce hiot suppose une forme 0:^) Q '^V q'i<^ ]'- ni" P''* encore rencontrée : on
n de même /www, ~L , à côté de awvaaa , 4- de "'^^ fi , jL . par adjonction de la vieille forme
/W^^A^ fj r\
en /w^/w^ Hi., /., à laquelle s'est ajouté le \\ ou (1(1 d'état.