B. SIFFLANTES
Selon l'école de Berlin", il y aurait eu dans l'égyptien antique deux sifflantes
1 et une chuintante rvn : la sifflante — — aurait répondu au t ou au d de l'hébreu, tandis t)ue la sifflante ' aurait répondu au 2? (^ et .1. de l'arabe) et la chuintante au v}\ Qu'il y ait eu, en effet, une distinction établie entre — »— et I aux très anciennes époques, on n'en saurait douter, bien qu'il soit difficile de discerner en quoi elle consistait, donnés l'antiquité de l'époque où elle existait et le moment relativement récent où nous prenons les textes hébreux. Il est non moins certain que les Égyptiens commencèrent fort tôt à employer les deux en variantes purement graphiques l'un de l'autre; dès le début, Hommel lui-même cite quelques exemples de la confusion, tirés des testes des Pyramides, et il ne serait pas malaisé d'en signaler d'autres encore. Au premier empire thébain, elle était complète, et l'on rencontre dans le même manuscrit, à quelques mots d'intervalle, 1 [1 ^ ^^ jj '<l=^ £S gT\ ^^.^ , où ^^-r.^ S QTj est écrit
par — "— initiale, tandis qu'il est noté par I dans le membre de phrase il «^QJ)
I <£? g[\ 'î^::^ \ etc. Sous le second empire thébain, ce n'est plus qu'une question d'orthosrraphe, et si, par pure routine traditionnelle, certains mots tels que \A , continuent à s'écrire régulièrement par — *— , les autres échangent indifférem-