Rochemonteix, Œucivs dicerses, p
2. L'assvriologue Hommel est le premier qui ait attiré l'attention sur ce point [Zaitschrift, 189?, t. XXX, p. 9-11].
3. Erman, ^Erjyptische Grammatik, 3' édit., p. (16-67, §§ 113-115.
4. Papyrus de Be/lin n" l, 1. 148-151; cf. Vogelsang, Die Klagen, p. 123.
ment [1 et — "— dans leur composition. Nous étudierons donc ces deux signes et leur |)r()nonciation dans un même article.
^ et fi
C'est la silllante ordinaire s de toutes nos lang'ues, qui s'est maintenue jusqu'à pré- .sent dans ce qui reste du copte, .sans autres changements de prononciation (jue ceux (jui peuvent provenir du voisinage de certaines lettres, ainsi que nous le verrons par
la suite.
Dans les listes de Thoutmosis III et postérieurement, — *— et I égyptiens servent il transcrire le d ou le t" des mots cananéens qui plus tard fut remplacé en hébreu par un r : *'\y l=^'îf: devenu plus tard ]£^ l\\\ dans la liste de Shashan(|, (10
devenu en hébreu r-inçr, 0^ =1P3S, <="v *'" hébreu t"h, et ainsi de suite,
mettant i et — »— inditïércmment par d, même dans les mots d'usage courant, ' ffl ^^
If '^•''°- ' '^ D'DiD, ^ '^A> Di?'?D. De leur côté, les scribes cananéens tia-
I li 'M J¥\^ 1 f ' • ' |-, t?:^. n ^ U 0 ;k n
duisent également par la chuintante le — ^, I, égyptien, ^ MX Oui^oassa, ^ m 1
^ Ta/tinasiii, (l|v P nanthu, et, un siècle plus tard, O"" Hifi Oaakmoiiriya, © [ji | ' '
Rit/amasesa, S> — ^ f^atepnariijn. Ni I ni — «— ne se rencontrent dans la liste de Slia- .shanq, mais les Assyriens d'Asarhaddon et d'Assourbanipal les rendent généralement par la chuintante comme les scribes cananéens, sans toutefois écarter la sifflante, ^VJol Harsijêsou, ^"^^ Sa//ya : j|^ et j| deviennent alors Êà>-Éèoa
et Ou^irou dans les noms propres où on les trouve, U J| devient Oubeètf, Q ' ^. devient Pisamil/a', et "—^ f^^ k^ i ^ ^ Ispirnâiou: toutefois, dans le
néo- babylonien, le son sifflant de I, —h—, se retrouve, et l'on a Poaaoaasfou pour
ïï j|, Pisamiski pour ^;!v ^ ,^' ■P^'^^^r' pour r| J|. Il y a là lui fait de
philologie sémiti(|ue, et nous verrons bientôt que, par contre, la chuintante égyptienne CED, TtltT , est traduite, en assyrien au moins, par la sifflante dans les transcriptions. Dans l'hébreu biblique, au contraire, d équivaut toujours à la sifllante égyptienne.
"^jl noa'E, ^^ 1 Di-iris, ccnitre l'assyrien Patouréki, 1 1 ^=^^" ^ toid , 0
oçai'-i. Ces faits notés, il n'est pas nécessaire d'insister sur l'histoire de ce phonème. Il il toujours répondu à notre s. — et il y répond encore dans le copte actuel, sous le signe c, — cela depuis la XVIIl" dynastie au moins : je ne puis pas remonter plus haut |)ar les documents.
.». Il en va de même pour la chuintante [rn=i et pour ses syllabiques TtîtT , [}, etc.; c'est notre mi-occlusive chuintante ch dans chat, chèvre, et celle de l'anglais su dans Jresh, shickl. Il répond donc au -à du cananéen et de l'hébreu, comme le prouvent et les
DK I.A PIIONËTIOUE ÉGYPTIENNli
transciiplioiis cl,; nniiis géographiciues, ^ ^ ^ ^ Mil ^ : ^i '^''?>?1=' • ^^1
TtTtT (] . "rs-ip-n'a, .Sa^IiMy n'ip-Osi, et les trunscri niions de noms comniiins
J^TtT, "^ "^^ do °^^' JtTtT ^ . pç*??; mais, tandis que les scribes d'El-
Amaina expriment toujours le c3oégvptien par la chuintante, ik Kâp,i, c^n^-Ç)
sotir'bda. les Assyriens et les Bal)\ hmiens des derniers temps le rendent tantôt
par la chuintante ^a Koiiéou, îtTtT ^:;^ jj Sabakou, ^^ §) ^ Pisanhoiiroit, tantôt
par hi silllante 1=3=1 AV/s/, T>T(T TiTtî Sonsinhon. C'est l'inverse de ce nui se passait
pour la sifflante. Les Grecs, qui ne possédaient point la chuintante, ont lendu naturellement le trnzi par 1, ".\tj-/:^, dS)<^\x ^viiir^jUi, 'KajjtoO;, w^mm'j^i, puis, au début de répo(|ue musulmane, ils ont essayé de la transcription 7: pour le ^ arabe et le uj ccpte, 'PatrÇio ju^j, Evï^op- ettujopn, eicrÇ-rÇev eiiyseit. Le phonème Compris sous l'égyptien ancien r-n-n et sous le ig copte est toujours notre chuintante, mais, ainsi que nous l'avons vu. il avait absorbé dans les dernières formes de la langue les sons de la -x et du s' : il est inutile de revenir sur ces faits.