Peyron, Lexicon linguœ copticœ, p
■v^ ait été prononcé parfois comme c, et ou s'expliquerait ainsi des variantes telles que H'v^oTe pour ^otc De toute manière, ces deux lettres n'ajoutent aucun son nouveau à ceux que possédait déjà l'ancien égyptien.
En résumé, si l'on considère attentivement les textes qui peuvent nous donner des renseignements à cet égard, on remarquera qu'avant le commencement du second empire thébain, le système phonétique des occlusives et des sifïlantes égyptiennes avait perdu au moins trois phonèmes, ceux [que les scribes du début avaient notés s==>, ^-=, — «— , et qu'ils ne les conservaient plus que par tradition comme simples variantes orthograpliiques des sons exprimés par q, ®, rvn, I, Il en possédait encore vingtdeux, répartis sous quinze signes-types et sous leurs variantes, mais dont beaucoup étaient en voie de transformation, comme le ^^ , ou même d'évanouissement total, comme fi. A l'époque romaine, il n'en subsistait plus, ce semble, que onze ou douze, et le système complet s'était déplacé tout entier dans le gosier : il avait tendu à ouvrir les occlusives, même les plus fortes, et à en faire des spirantes. De la série des occlusives sourdes, '^îz:^ k est la seule qui paraisse avoir subsisté telle quelle, au moins en thébain k, car, en memphitique, elle s'est aspirée très souvent et est devenue x '■ le D P et le ^ T se sont changés en sonores, D-n-B et ^-t-d. La série des sonores 1 -b,
c^^^-D-s S-Q. "i*, et des aspirées D, pu, tii, se modifie de même, et seul k^= con-
n en en n
serve sa valeur antique, mais ] , c::^::", S, deviennent des spirantes j -^-v ou perdent
leur caractère, et, identifiées progressivement aux sourdes, suivent les destinées de
celles-ci, ç:^>-"^-t-d, a-7^-^::=:^-k. Le système de la dentale^^ connut des fortunes
plus compliquées, mais on constate que là aussi le déplacement des sons se continue;
^^ Ts-TCH aijoutit d'une part à la dentale simple ^ d, de l'autre à la chuintante
■s-^-ig. A ce point, le son noté par <^ en provenance du zi, du ffl ou du '^zi^ antiques se
confondit avec ceux qui dérivaient du^^, et les deux aboutirent à la prononciation
chuintante du uj, bien qu'ils conservassent étymologiq\iement leur forme graphique
personnelle. Aujourd'hui, malgré l'adoption intégrale de l'alphabet grec et l'adjonction
aux lettres grecques de six caractères d'origine égyptienne, la prononciation des Coptes
marque l'appauvrissement phonétique le plus évident : la série des occlusives et celle
des sifflantes ne comprennent plus qu'environ treize ou quatorze phonèmes effectifs, au
lieu d'une trentaine plus ou moins (|ue la langue antique pratiquait.
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