Rochemonteix, Œiicrus dii-ei-ses, p
1)K l.A PIlOMCrKjl !•; KC^l'IIKNXl': ■ (il
icbt, ir\ter : ;iin.si, le biu'liin(iuri(iue écrit eAii».fci à cùlo de eAnoti, iia«.juioi-«aijuiok, etc., à côté de njujuii.i-njuA».*.K. juo à côti" de xijw, Toié il l'oté de Tivié cil iiKMiiphiticjue, et, dans tous les dialectes, des écritures comme aïono-xioc pour aio««.5(^oc, A.cno7e pour «.cn*.^e, Reneo poiu' ï-cne*.. otiicKoc poiu' ».mcKoc , iie«>itieiioc , et des prononciations actuelles telles que Morkos pour Markos montrent que la tendance qui amena les a de cette nature à l'o existe encore aujourd'hui. Cette constatation est d'autant plus importante que le fait a joué, comme nous le verrons, un grand rôle dans l'histoire de la vocalisation antique de l'égyptien : cet a franc tourne à l'o sans aucune dilïérence de quantité. Le psaume de Thomas Petneus nous apprend qu'au XVIP siècle tous les «. du copte n'avaient que la valeur a, ujù.q-fju.d.-)- sc/iAj'dimÂdi, r«.oi kkhi, (Ç«.i hki, qiti^T«,Ko (ftiMlAku, etc. Il en est de même dans le glossaire copte-français de notre Bibliothe(|ue nationale, Aina.Tpi&.paio-5-2 /<? pAtriA/rhe, Ai-»uii>Aie> le tcIiKniel, As-px l'A.rc, Aipp*.-» le r\t, et dans les transcriptions arabes de Galtier, il^l «.uck. ^^}\ ni-uoti, t^l^l\LlS^ Kft.Tew n*.uii.i: partout le son de 1'a-«. franc y est rendu par I. Sans insister davantage sur les époques intermédiaires, nous pouvons arriver du coup au temps de la formation de l'alphabet copte, où «. correspond toujours à x, mais avec des distinctions de quantité que la prosodie gi'ecque nous révèle parfois, a-XA*. a>>Xà, î\.no-5-n "Avouêi,-, a<.Ax.oirn "Ajjiijtcov, A,itoui«. àvojjita. Les transcriptions grecques des noms propres nous permettent de remonter jusqu'au V siècle avant notre ère l'histoire de ces deux a,
"ApiJiai,- HAVnihkbi, <I'aiJiiT7o;-<I'3!,a,ijir;-t/o,- Psxmktiko-PsAmêtiko, "Azi^^-î,-iK HAt/iArbéki,
ss'î Saî, nï-joOjjto; P-Atoumo ct viugt autres. A partir du VI« siècle, nous n'avons plus de translitérations de mots égyptiens en caractères alphabétiques, mais le syllabaire cunéiforme nous fournit des renseignements précieux, et c'est alors qu'on voit apparaître nettement, outre la distinction entre à et ô, la distinction entre  et À que j'ai marquée plus haut. En effet, tandis que les inscriptions d'Assourbanipal et les textes assyriens contemporains nous donnent pour le nom d'Amon les deux transcriptions Amounou dans HAtpimounou ( HA-At-pi-mu-nu), OunAinounou (U-riA-mu-nu) et A/»kné dans OurdAinkné-TandAmkné (Ur(tan)-dA-inA-ni-é), les tablettes d'El- Amarna n'ont que la transcription Amknou-Amkna {A-mA-na, A-niA-nu, A-tua-anu, A-niA-nu-um) pour le nom du dieu Amon, isolé ou entrant en composition. Ainsi, à sept ou huit siècles de distance, l'Â-long. portant l'accent tonique du mot, est devenu un ou-long à la même place dans la y.oi;r, égyptienne, tandis que le dialecte éthiopien a maintenu l'A. Ce fait est confirmé par d'autres exemples Rempruntés au même ensemble de documents : où les tablettes d'El-Amarna vocalisent kna (A-na), nkta {tiA-ta, nA-té), Hkra {HA-A-ra), Kks/n (Ka-sî), Assourbauipal et ses contemporains prononcent Ounou {l]-nu), notti (nu-u-ti), Hotrou {Hv-ru)', Kovshi-Kovshoa (A'usi, Kv-v-si, Kv-\]-sn); et, si, suivant toujours l'histoiie de ces mots, on passe au grec, puis au copte, on trouve successivement "A;jl;jko/-^axoth, '«jv-lUit, vojTE-itoTTe-ito-5-)-, 'tipoç-
1. Dans les noms Qo«n«7iOH/'0(( \ Ku-ni-liu-ru ~^~^ V^VW'. Nal;htiliouroiianslirni (
AAAAAA ( I M.Ù 1, etc.
INTRODUCTION A L'ÉTUDK
Siop, K0j'.,--e3'a)ig-e-»coig. Un souvenir de l'ancienne vocalisation en  subsiste dans les formes que ces Â-ou-ô prennent en composition, là où ils ne portent plus l'accent loninue "amev- pour AinÂnou-Aniôn dans 'A;ji£v .'jOf,i; à'AmAn/idtpi ou AiaE/w-i;,- d'A//?Anappa, dans 'a--';; pour ^wi, dans "ATTta/voOSt; ou 'AzTzti'jrj-ju.:i, dans 'ETtps.uoOvi? Il
qui sonne en assyrien Hatpimounou, dans HArn-Hoûrou-Hôr de 'Ap7ir,a'.;-//Ar-
siyaésou'. On doit donc en déduire, comme je l'ai déjà fait il y a près d'une vingtaine d'années, et comme M. Ranke l'a reconnu à mon exemple, qu'à la tonique un  antique peut produire un ou, puis un ô dans la langue saîto-ptolémaïque et dans le copte"; que, réciproquement, un ou-ô saïto-copte portant l'accent tonique peut remonter à un  long tonique de la y.o'.yr, ramesside. Cette règle, qui est bien assurée à présent, nous permet de rattacher à des formes premières en À des mots de transcriptions grecques ou coptes qui ont un ô (o-w) à la tonique, xôjvTi;-'Ovji;-uiu)nc-ig«.itc à K/idnsa (HA-An-sa), £oit[T], -o[j.-£v[t] à hàni (/ia-aoi, liA-nate), Ho-s-qi-itou-qe, uoqpi-noqpe et en construction Nôcpep-, Nacpsc- à Nkfa, iikp[a]t {riA-Ap, nA-pa-t[e]), qui peut devenir aussi en construction nEf'(ni-ip), ccotÏt à sktep-sÂtp (sA-te-ep), "i>-;,- à Apa[l], Ape {[n]A-pa, [n]A-Ap), etc. Les exemples d'X-bref tournant à l'É ou à l'i ne sont pas rares à côté des Â-longs, et, bien qu'il ne soit pas toujours facile de dire si le syllabique cunéiforme que nous lisons avec un  est ou n'est pas un substitut approximatif pour un i^:-bref égyptien, je crois qu'on peut supposer pour certains mots au moins la séquence vocalique Â, ii-ï. Les tablettes d'El-Amarna, comparées aux inscriptions d'Assourbanipal, nous donnent ainsi pour le mot qui signifie dieu les transcriptions nktA-*nkttnovti en copte ito-yTe T. hotc^- M. Par analogie avec ce mot, l'histoire du mot qui signifie bon se rétablit nkfA {nk-pa, /iA^/)-*7iA./E)-iioicqc T. noirqi M. avec les formes construites Nôç- à l'époque grecque, ou la forme très contractée par la perte de l'accent -mpï-inbë-ix-fU-nqe. dans i1//MPi-MeMBÉ-M£iJii)'.î-nïtqe. De même pour des formes nominales féminines telles que À/)A[É]-Â/3Ï-"ATTi;-'t>-tî-'i>:pti;, et NkmsA[É]-nkmsi[t]. L'article féminin, noté tk dans Tk/nkltliti, nous apparaît comme Tk dans Tvstpi/Oo^ pour *Tv£cpà/6oi;, puis Teq- en copte. Et l'on pourrait évoquer d'autres cas du même genre. Je dois pourtant rappeler ici combien, dans le dernier égyptien païen, 1'*. prédomine où le copte a fini par avoir des e; ainsi, dans l'horoscope de Stobart, «.p«.Tq pour epe^xq T., d.p'2i&'se pour ep'Si.'xe M., f-s.ty's.eT. Akhm., «>p«vc pour epoc T., *,g^pHei pour esSpHi.
Nous avons donc, à la XVIII" dynastie : 1° un Â-long, qui, à la tonique, devient communément o-s-, puis w; 2° un Â-bref, qui, à l'initiale non accentuée, reste généralement  ; 3" en composition, aux syllabes qui ne portent pas la tonique, ces deux a peuvent se changer en ë. Cet Â-bref atone, par enharmonie avec la tonique en ou-ô, peut tourner à l'ô, même à l'attaque du mot, ainsi dans 'Ovo^piî pour KnlioUrë-AnhÛUri et dans 'o9wT|;-'oGor„- pour AtoUi; mais je ne connais que peu d'exemples de ce fait sur
1. Les variantes '<.lpTif,Ti;, "ÛpaTr6A).(ov, 'QpirîvoCçi;, etc., à côté de "ApTifiO-i:. 3Lp«knoA'A.ijJn, 'Apcrsvoûçi;, montrent l'ô pouvant rester secondairement à la contre-tonique. La présence d'un accent, même secondaire, sur la syllabe suffit pour expliquer la persistance de la vocalisation en ô à cette place.
2. Ranke, KiiiUrhri/Uichcs Material, p. 70-72; à la note 5 de la page 71, il cite plusieurs des articles du Recueil, où j'ai établi la règle bien avant lui.
l>b; I.A lMh>Xl'ni(,tUI'; KGVI'TIKNNE 63
letiuel ji" reviendrai ailleurs. Plus ancieunement, nous n'avons pas assez de documents pour suivre les fortunes des a.
II. — 6 se prononce presque toujours a dans le copte actuel, ainsi que nous l'avons vu, et cotte prononciation n'est pas nouvelle dans la langue. Elle était déjà universelle au XMI'' siècle, 'quand Petrauis transcrivit son psaume : «.'AA*. èpe neqoTciouj lyon sScii (Çiioxioc xins'c eqèep Ju.eAeT&.it ien neqnoAioc juLnieg^ooT mix niè'jsiijpg SOnne pOUr lui alla A/"A bkfuoôch sckob c/iaii ihiiomos Amibscheûs a/aâ/' iiiAl\'Jc'm f/iAii lix/'nômos xmbiahûn n\ni bixjorli. Aussi ne sera-f-(in pas étonné de trouver dans le smanuscrits de date récente des échanges perpétuels entre e et «., et, si la leçon a*, «.«e^ pour ujA èneg que cite Schwarz est cj^ractéristique, elle est loin d'être la seule faute de ce genre qu'on ait à relever. Toutefois les puristes coptes condamnaient cette prononciation, et, sur leur témoignage, les grammairiens occidentaux des XVIP et XVIIP siècles considéraient e comme un e. Il n'y a pas de renseignement certain à tirer des transcriptions arabes de Galtier où e est rendu par I, nen^o yifJl, îx^pHi ^eit ^W- lS'jt/' - «^pifeit cUijI , (|Uoique cela semble prouver l'identité de son pour les deux lettres «. et e qu'exprime le signe arabe, et il faut tirer la même conclusion du fait que la transcription de Le Page-Renouf met le plus souvent e pour I, texene-» O^feO. "e ^, eXTiexicg^a. -u.4\i-l , réservant *. pour le 9-, g*. Dans le Vocabulaire français-copte, la confusion de *. et de e est peu fréquente, et les deux sons de «. et de e sont tenus séparés le plus souvent: on rencontre pourtant des formes telles que A*.fc«.pTOTpo-5-2, A«,neAx*-- AAiwT«^p«.Ai.o-yn-»c, Aa.nite.&a.Aj.c, }X)ur la CErdure, la bxrque, en l'autrE monde, la bonnE femme, ce qui semble indiquer que, pour le copiste au moins, il était facile de mélanger les valeurs de «. et de e. Néanmoins, à mesure qu'on s'éloigne des époques plus modernes, la distinction entre les prononciations des deux lettres devient absolue, et. au moment de la formation du copte, il est évident que, tandis que le a. correspondait à l'a grec, A du latin, le e était l'éciuivalent exact de t grec, h du latin. Nous devons remarquer en passant que cet e, correspondant à e c'est-à-dire à notre E-fermé, est rarement à la tonique du mot ou de la phrase. On le rencontre le plus souvent à la syllabe atone ou cjui [porte un ton secondaire. Il est alors le substitut d'une autre lettre, généralement un a ou un ou-ô provenant d'un a, etwT d'"Aêjoo.:, eaicuT à côté
d"A[jisv6r;; 3LÂr7tTe, cpTWÊ à COté de àa^zitr^, 'Ep-!var,cri; à CÔté de 'Ap-XT,a'.;, ^vitixz-iCiT.:;, à CÔté
d"Au£-/w-i,- Amxnkppà, X£-fw8T,î à côté de \\o-^f\i-*nkfà; les exemples sont nombreux. Nous avons vu à l'article de I'a que l'indécision du syllabaire assyrien ne nous permet pas toujours de savoir quels mots égyptiens renfermaient déjà un Ë-bref rendu en cunéiformes par a, quels mots avaient alors réellement un a; peut-être le système cunéiforme ne se prêtait-il à rendre distinctement que l'É très ouvert, celui que le grec et après lui le copte notaient par h.
m. — H, comme nous l'avons dit, a communément la prononciation a dans le copte actuel, et il est généralement un homophone de e ou de *.. sans distinction nécessaire de Ijrièveté ou de longueur, mais il sonne aussi e et i bref ou long selon le caprice de l'individu. Il en était de même, il y a trois siècles, car on lit dans la transcription de Petrneus asaicks, bischschtn, advkd, biadnàdi, ibsku andkif, anchkdu, bàirkdi et
04 IXTRODrcTIOX A,L'ËTl"l)K
amihrkdi, birktai , niitmkî, pour «.cefeHc, niigujHit, ctpht, t^Heriti^-^, hchot ttTHiq, n^HTOT. n*.ipH:^ et i«.<|pK'f. nipHici, ni-»AiHi. D'autre part, le texte arabe en lettres coptes de Le Page-Renouf ue contient pas de h, mais le teste copte en caractères arabes de Galtier rend h par ^ ou par I , ce qui semble bien indiquer une triple lecture par a, par i, ou par É si on applique les règles arabes de VinuiJéh, iu<Çhoti ^^XH- nij'koui, «.niq Jt^
mxif, où \efatlia tient lieu de I, nitK eTeoTon ojbl 4^l annt adaoïton, k&i khi j,^ ^t nai nki, ujot^HT Zj\j^ slianhkt, ^Hnne 11a hibba, -^axhi ij tnixi, nncTOHn ^U^L n\adahab, etc. Le vocabulaire français-copte ne se sert jamais de h, mais les variantes des manuscrits nous montrent cette lettre échangeant dans les mots grecs avec e, K^HponojLiia.- K^eponoAiiA, «k«^Hiiô.ioc-*.^eii«i.ioc, avec t prononcé I ou e, JuicTi'AinH-ajiiTTAHitH. «^pTt'ia.-
«çpHfia., cKHiiH-cKTnH. cHJuii.ite-cTajLa.ne, avec i et les diphtongues prononcées i aux bas
temps, «.pp^^Kepeirc-ekppç^iepeTC, AHAiHTpioc-'^iAiHTpioc, ciritH-^^kHcic-rjvs'.îr^j'.;, cTH&K-TToiê/;, etc.
L'échange de h avec e se trouve pour (|uelques mots coptes dans le même dialecte, H(5'e-es'e 7\ , nnnk-nceii T . , ujuK-iyne 7\ , iiH'xi-ite'xi M., etc. De tous ces faits, il semble résulter qOe h possédait dans le copte moyen deux sons équivalents à ceux qu'il avait en grec au moment où son alphabet fut formé, un son È et un son i. La répartition de ces deux sons dans la langue est assez capricieuse, et il serait bien malaisé le plus souvent de dire quels mots renfermant h l'y prononçaient È et quels mots î, si la vocalisation présente ne nous fournissait parfois un moyen empirique de les reconnaître. On sait en efïet combien la valeur a s'est répandue pour h : tandis que d'un côté h-ê s'ouvrait de plus en plus jusqu'à I'a, ailleurs, il se ferma et aboutit à l'i. Quand donc on rencontre un mot comme n-^ti prononcé kdk aujourd'hui, il est plus que probable que les premiers Coptes le prononçaient tdt ou édé, non if/î. D'ailleurs, les variantes en e-H des
papyrus précoptes, npe pour npn, peTC pour pn-f, ujh pour ige M. ujei T., g^Teq pour gTHq T. g^-»Hq M., neo-y pour khot M. iiht T., «.peoT pour ù.pHO-5- M. «.pHT T.. TepoT pour
THpo-5-, *iiTep à côté de *it^Hp, montrent quel était le sou de h en général pour les Egyptiens. La question en ce qui concerne les égyptologues se ramène donc à savoir ce qu'était pour chaque mot le son de H en grec, quand les Coptes l'introduisirent dans leur alphabet. Un coup d'œil sur la grammaire de Meyser nous apprend qu'en somme, la prononciation ouverte de h y subsistait à côté de la prononciation fermée, et le fait en lui-même n'a rien qui surprenne, si l'on songe aux conditions dans lesquelles le grec s'était établi et perpétué aux bords du Nil. Lorsqu'il commença à s'y introduire sérieusement, l'Ti-ca était encore nettement la longue de :, quelle que fût d'ailleurs l'origine de ce son, mais les gens qui enseignèrent la langue aux Égyptiens étaient de provenance très diverse, et l'on ne doit pas s'étonner si leur parler présentait déjà par endroits des traces de l'altération de n en e i\m se produisait déjà en Hellade. Si, dans les exécrations magiques de l'Attique, on lit, dès le V<= siècle, AOevaio;, [xs, .uEtepa,
pour 'Af)r;vaTo;, .urj-cÉpa, (ji/', OU xr^y-n^-i , T:pjï)T,poç, \ly.rr:-r,i pour -.i/yr^^i. -rpoosp-v;;, 'Ezâ-CT,v, pOUrra-t-OU
trouver bizarre que Sapho au VIP siècle, puis Lycophron au 111% aient orthographié £?-•.; par un e le mot que les Coptes transcrivirent npn par un h, ou que les papyrus portent les graphies e; or; .ut, pour eî Se lar, et EjarjêEiav pour E'jdêEtav un peu plus lard? Le Pa-
i)i-; i.A 1'1ioM':ti(,)ue liGYPriExXNE es
pyrus Anastasi DLXXIV de la Bibliothèque nationale fournit de même les orthographes HCC, KivHce, pour le nom de la déesse Isis et pour le mot K.t.iccT. k«.ici .1/., tandis (jue le Papyrus magique de Leyde donne pour les groupes démotiques (1% et \\, ou pour le ^'igii'-' ^^. l'éciuivalent «., e, k, *>!, t, et transcrivent par c des groupes que le copte écrit par h, '^itDleT, w^ht T. M. B., *iteTÉieoTP où le nom du dieu est rendu en grec inditléremment iia/c-oEJ; et navsxSrjoj;, *roaxph où dh est le nom du soleil à coté de ju.ipinope
et de i<^ Sil ^ 1 îH 6^P"™é feéjunpe avec pe, npe, pour le copte npH T. M. npe B.
HTep « les dieux » est aussi en grec et en copte archaïque vOt,p et *itTHp-; *Teir est tht T. THOT Akitin. -e-HOT M. ; *AieK et en grec Xkv- /v^wv est en copte xxnn T. M. B. au qualitatif de AioTu; *i.Ai€p est en mempliitigue eAAHp; *nKH correspond à «ne Ah/uii. kka. T. eux»'! '^^^ et le nom magique ^^ (1 (| "^^^ ^ "' est rendu ^M^IfiellHfii, une fois par É, une fois par i, cjuand le grec a constamment -uaçT,? par t, dans 'Apaâcpïic En même temps, des fautes, où IVi tantôt se substitue à t et à si dans l'écriture, tantôt est remplacé par ces formes, prouvent que r-È tendait de plus en plus à se fermer pour aboutir au son i. Cette évolution avait commencé assez tôt pour que le nom de la déesse égyptienne j| passât en grec comme "ity;,- dès les temps saïtes, car Hérodote emploie cette forme couramment au V" siècle ' , et il ne fit que reproduire en cela l'usage de ses drogmans. D'autre part, le copte a pour ce nom l'orthogi'aphe Hce, qui a probablement répondu à une prononciation Isé lorsque le nom est isolé, mais se prononçait Esc ou sous la forme hci Èsi en composition, car les noms tels que g^wpciHci-wpaHce, 'AptriT.T'î, sonnaient HorsiÈsi-HarsiÈsis , et la transcription latine HorsÏESts se rattache ainsi à travers les siècles à l'assyrienne Har-si-ya-È-su, Harsiytshoa des scribes d'Assourbanipal. Et la valeur tshou, avec un Ê, du nom de la déesse dans ce composé, nous est confirmée par plus d'un autre exemple, N«Ês?'-n8.Hci, PataniÈshi-UÈzz-jif^'si.t;,
PataÈs/iOH-PatÈs/u'-ne'.e9,t:ii-UeTr,'j'.!;-ne-z~iaii, Nikhtmsharou-Niklitisharaou ^^^" l i\ H
. Le cas de Patatshi-Pattsht devenant successivement nsxeviiTtc-nsTïidiç-neTtait: est sans doute le même que celui de Nik/itiÈsharaou devenant Nikhtisharaou : il y a eu là une forme intermédiaire A'ikhtÈsharaou, où le Ê s'est fermé graduellement et a tourné à l'i franc. Nous avons donc, pour la période où les transcriptions nous per-' mettent de rétablir l'histoire des sons désignés par h dans le copte, le schème suivant :
Cela nous mène jusqu'au VIP siècle avant notre ère, mais, si l'on veut remonter plus haut, l'analogie de ce qui se passe dans d'autres groupes de langues ne nous encourage-
1. HÉRODOTE, II, XLV, etc, OÙ le nom est décliné, "lai;, "'Idio;, "lac.
t-elle pas à omettre une hypothèse? Dans la branche ionieune-attique du grec, un A long originel tend à se fermer de plus en plus jusqu'à se fondre avec I'e long du grec commun, si bien que, par exemple, un vieux *mâtêr, conservé comme ^i-T.o en éolien et ailleurs, produit en ionien atticjue \i.ùir,^ prononcé d'abord mpJÈr, puis arrivant à une prononciation initir : à l'inverse, partant de ce m'it\r afin de remonter les temps, on aura comme vocalisation de la première syllabe un son î qui s'ouvre peu à peu en Ê pour aboutir à un Â. De même en égyptien, si nous partons du son î que prend h à côté des survivances en Ê du copte ancien et de son remodellement sur a du copte moderne, on trouve aux temps pour lesquels nous possédons des transcriptions un son Ê : n'est-il pas naturel de pousser un degré plus loin et de supposer antérieurement un son Â? Si on l'admet, nous serons amenés à concevoir qu'aux XVIIP-XIX® dynasties, de même qu'on avait un a long qui tourna à l'ou, puis à l'ô par la suite, on connaissait aussi un a long qui tourna à I'e par la suite. Si l'on considère qu'il y avait aussi, alors, un a pareil à celui d'Anubis que la poésie greccjue ou latine nous oblige à déclarer bref, on aura pour le système vocalique égyptien, tel qu'il nous apparaît jusqu'à présent les deux schèmes suivants :
e ou
IV. — Le son i est exprimé communément dans le dialecte sahidique, à l'attaque des mots par la diphtongue « avec la variante i, i* au milieu, et à la fin des mots par i avec la variante rare « : le memphitique préfère i dans tous les cas et réserve la graphie €1 pour rendre la diphtongue Éï. Nous avons déjà dit qu'il peut dériver d'un a ou même d'un  antique, le plus souvent par l'intermédiaire d'un e; nous constaterons souvent par la suite qu'il est très fréquemment d'origine secondaire dans les formes tardives de l'égyptien. Comme j'aurai à insister sur son compte au chapitre des sonnantes, je me bornerai à indiquer ici, en passant, son existence comme voyelle brève ou longue : en tant que voyelle longue, il est aussi rendu par h, ainsi que je viens de l'indiquer.
V. — Nous avons constaté que, aujourd'hui, les timbres ô-ô, otj-oû, peuvent se rendre indifféremment par o ou par w, et qu'ils deviennent parfois E-muet dans les syllabes brès'es, tandis que o-b- sonne constamment oû-ou. Dans Petrasus, au XVIP siècle, la confusion est déjà établie. Devant une voyelle, il note w et o par o, wo-irnuyTq ouniddf (oouniàdf) ^aiwit ibmoît , hAoixaoc niloinios, niqoi juaicoot nifoï ammôù (ammùou), Two-s-itoir doùnu (dooimou), cwo-s-n soiin {so(ui), avec une exception pour n(3'c prononcé ibschEÛs (ibchÉovs) avec interversion de o et de «, et pour mègooT prononcé bialmû {biahotu). Devant une consonne, on trouve successivement les valeurs pioA&i i^àmi, cos'ni soschni ou svschni, noÊi nôwi, «Aoiaaoc nilàimos, neqo-ywig ba/'uosc/i, ointwfei ujàûwi, îmecqopqep annas/vr/cif , g^ioi litb {hovb). ctoA aifvl {aoûovl), noo ibhù
DE LA rilONETKjUE ECiVrTIE.WE 67
(ib/ioû), oToo iioli [ouo/i), qn«.T«.Ko (f'nadakv {ifnadakov), qui nous prouvent qu'on pareil cas l'usage est varial)lc. Les textes coptes en lettres arabes de Galtier transcrivent o et 10 indilïéreninuMit par j an milieu des mots, mais, au commencement ou à la fin. ils les rendent par jl et par \j, u^soc^^, o-s-igen^uioT Cjy^i>\tj\ . neituoT jj^\,,
nitÇHOTPi ^^jliJ , AieTOTpo IjjjiU , ujconi ci^i , ««.oit îÏTen5(;^co efco'\ Jjl y O-Jùl 0**. epcuoT «Ijjl,
OTOO ojjl , e^ois-n Jyi.\ , etc., et, comme on le remarque, il en est de même pour o-»- : en résumé, malgré l'indécision du système graphique arabe, c'est déjà la prononciation moderne telle que Rochemonteix l'a décrite. Il n'y a rien à tirer, pour l'espèce qui nous occupe, du texte arabe en lettres coptes de Le Page-Renouf, ni du vocabulaire français-copte, mais les leçons des manuscrits nous montrent que déjà, au VHP siècle de notre ère. o avait pris la prononciation ou, npo-yc. aiotu&cthpiou, cnoT-i.iKoit, pour npoc- •itpôi;, Aioii«.cTHpio!t-îxovaiTy,p!ov, Ssoiroxiy.ôv ' , tandis quc w couserve toujours la prononciation o. C'est donc vers le temps de l'invasion arabe que cette valeur ou de o semblerait s'être établie dans la langue, et, en eiïet, à l'époque impériale, o et w se rencontrent toujours dans des mots que nous savons par ailleurs avoir renfermé le son o, "A|jtn«jv, 'upoç/'Oaiptc, etc.; toutefois, les wiriantes grecques ou coptes nous montrent des leçons desquelles il résulte que même alors on pouvait entendre là des ou, 'Ajjiijiojv-r^.juiois'iï, 'Vpoç^-Vpiç dans «Fevùp'.î, n£T£ùpic,"r(TLpii;, DauaTpK; et naj6aTciç, nrju7ipi!;,'Apoïipii; à côté de Oo-f;pi<;,'Apou^pii;, prononcés Hovros, Psénovris, Pétéovris, Ousiris, Paovsiris, Paovbastis, Povêris, Haroutris, à côté de Poéns, Horos, HaroÈris. "raipiç et nauïïpiç avaient été recueillis par Hécatée de Milet et par Hérodote à une époque où l'r grec valait encore o'j, et la forme en ou se retrouve dans Bojatpt;;-BoTcipi-nois-cipi, comme dans nxjêaT-c.;, pour lequel les noms voisins nexouêitJTT.ç, BoûSaîTiç, garantissent la lecture 0u6acn:iç, * "rêaijTi; étant comme "Vcripiî un archaïsme orthographique. Il y avait donc, dès le commencement de l'époque grecque, oscillation entre les sons ou, o, ô, au moins dans les noms propres, qui, comme c'est le cas dans toutes les langues, retiennent souvent de vieilles prononciations à côté de prononciations plus modernes. On a ainsi en français Langlois-Langlais, François- Français, Leroide-Leraide, etc., comme en égyptien Pouêris-Poéris, Patéor (nxTewp)- Pétéouris (nsxEùpiç), Patousirios (naT:ouT:pio;)-Pétosiris (DôxoaTpt;;), etc. Les transcriptions assyriennes d'Assourbanipal, comparées aux transcriptions grecques les plus anciennes, nous marquent les mêmes fluctuations entre ou et o-w pour traduire le son égyptien tel qu'il sonnait alors, i\7Aoû (Ni-ik-kv-v, AV/i'u-u)-N£-/.wç-Ns7aw, Pirôu (Pf-rr-u-u, Pi- /V"-u)-<î'Ep(ôv-<i>apa(o, Shabakov (Sa-6a-7i'u-u)-S3(êax(6ç-Saêà/.cov, Tarkov ( Tar-ku-v, Ta-ar-
/vU-U)-T£apy.w-Tip-/.o;-Tapa-/.ô;, Bovkovrnillip (B\]-k\jr-ni-ni-ip)-n6y.y Mp'.:;-li'W.yopii-Boy op'.'r.(;, etC.
Dans certains cas, l'ou assyrien, exprimé o-to en grec, a gardé en copte la vocalisation 0} : ainsi Bovkou est le êwr M. qui garde un *. pour w à l'état construit, &i.Km*.p M. Ê«.Kg«.e.pr., etc. La comparaison avec les tablettes d'El-Amarna nous force à croire que souvent I'ou-o-w-um-oi de la langue récente est d'origine secondaire, et qu'il provient d'un A antérieur, ainsi que nous l'avons dit en traitant de I'a : l'histoire des timbres o