‹ Introduction à l'étude de la phonétique égyptienneChapitre 23 sur 43 · L. Stern, Koptlsche Graminatik, § 45, p · texte numérisé non relu

L. Stern, Koptlsche Graminatik, § 45, p

2. WiLCKEN, Griechische Ostraka, t. II, p. 314, n» 1188, 1. 3 : Tpoç [sic) II'.xmto;.

68 INTRODl'CTION A L'ÉTUDE

rentre donc en partie dans celle du timbre a, dès cette époque, mais, comme il est difficile de déterminer actuellement quels sont, parmi les mots o-w-ot des temps postérieurs, ceux qui descendent d'un o-ou pur ou ceux qui se rattachent à un a plus ancien, j'estime qu'il est prudent de ne pas pousser plus loin la recherche présentement, sauf à en reprendre le détail ailleurs. J'aurai à revenir sur ce point à propos de ou considéré comme semi-voyelle à propos des sonnantes.

VI. — T. A première vue, il semble assez étrange que les Coptes aient donné à cette lettre le nom g-y, ge, ou même dans le dialecte du Nord s5e prononcé hé ou khé', c'est-à-dire qu'ils l'aient considéré comme une sorte d'aspirée vocalisée É, i, ou. Cette singularité doit remonter jusqu'aux origines de l'écriture copte, au temps où les scribes du Papyrus de Leyde-Londres transcrivaient les en, fi, des mots égyptiens à l'initiale par un v, parfois surmonté d'un tréma v, C^^\l\l\ i^ *T*.ei, en copte oa.i T., O^^

*-5-it«.e, en copte g^ne^i^-s- 2."^oT., ^^l\^\Jpl^&~) *ts-ot-5-ot(-5-=:oh/;i ici), en coptegH-5-7'. ^ho-s- M., lui prêtant aussi les sons ou, É, i, dans les autres positions. Il a perdu aujourd'hui sa force d'aspiration, mais il a conservé les autres valeurs, É et i à l'état simple, ou lorsqu'il entre en combinaison avec les voyelles «.., e, h. o. On ne le trouve pas dans le psaume de Petr;eus, et il est rendu par ^ dans les textes de Galtier, TeK-a.jKeocTHH

^ .jlS^jL'Tt, ÀineKujeîigTrcwnou oj;^— j ^ f]L«l , mais les variantes des manuscrits nous le

montrent remplaçant e ou échangeant avec lui, triie T.-deKe. cTitTeT.-cKTe, Xeue^oitiiv 7'.- X-s-RikOni*^, •o-T«L'2i.poit 7^.— »e*kTpoit, KTpiAi Z?.-Kepju.i, ttAéiô. /î.-TetÈ*., Tefift., et plus Sduvent remplaçant h-i ou échangeant avec eux, «çp-yri*. T'.-c^Hpn*., ckhiih /".-cktiih, kis-toc 7'.- KHTOC, cTAj.i.ite-c'S-JuiJu.Eitiit 7'.-cHxiA.ne, nA-STH y.-n^Hï'H, R-ypicrc 7'.-KHpTcce, 2.'^-:^onH T.-

g^H-ikOltH, KTS-fcwTOcT'. -KiftWTOC, AtaIKH 7'. -AlAXIlH, OTCOC T.-glCOC, OU daUS dCS UlOtS pUrC-

ment égyptiens, g^TixH A/.-gHiAH, g"»""!" pour g^mix». .1/., Atêi A/.-^ifii, ceTnois-qi M.c^omoTs-q M. c^ito-s-qc T. Il résulte de ces variantes fautives et de bien d'autres qu'à l'origine s- a été pris par l'alphabet copte avec la valeur i que u avait alors en grec, et qu'au fond, de même qu'en grec, c'était un doublet purement graphique des caractères j, K, ei, oi; la valeur e, qu'il a reçue par la suite, s'est développée probablement sous l'influence de l'arabe qui prononce souvent son ^^ d'une façon très indéterminée, oscillant entre É et i. Quant à la prononciation ou, que u possédait en grec avant de glisser vers la prononciation i, elle n'a subsisté qu'à titre d'archaïsme dans l'orthographe de quelques transcriptions grecques, ainsi qu'on l'a vu à l'article précédent : il n'y a donc pas lieu de tenir compte'pour la vocalisation antique de ir et des plionèmes qu'il peut représenter dans la vocalisation actuelle du copte.

VII. — Diphtongues. Les diphtongues véritables du copte sont construites avec i-e et 0-5---5- finals sur toutes les voyelles «.i, «, hi, oi-oti-coi, o-n-e, «.ic, ct, hotc-ht, iot, oot-ioot; nous verrons ailleurs les combinaisons anciennes formées par les voyelles sur i-ei et sur ov mitiaux, i*., le, ih, io-iw et o-ir*., o-s-e, OTH. oTTo-oirto. Aujourd'hui, les groupes de voyelles, diplitongues ou non, conservent en général la prononciation de leurs éléments, «.i-ei-H! A-j- I, oi-oTi-toi o -■(- I ou bien ou -|- i, «.Tr-e-s- A-|-ou, KT-Hoir tantôt A-J-ou,

1. KiRCHEU, Prodromus. p. 284, 286, et Lingua /Egi/ptiaca restituta, p. 1'.

DE LA l'HONËTIQUE ÉGYPTIENNE 69

tantôt 1 4" ou, ooT-coor o -\- OU l'i'duit le pins souvent à ô, où. èTeAj.Ai«.T ne ^m^f ndneniniaov n'ebnaov, c^exxo-r-^ aovamùdi, eTc;*HOTT adeslî'AOvd, eniHi ahiw, hiciot ncijsio, etc.' ; il faut en excepter, l)ion enUMulu. les cas où *.!, ei seraient des grapliies pour des prononciations È, î, surtout dans les mots empruntés au grec, tels que -i.niâ.iocTnii ou noicTH pour hicth. C'est déjà le cas dans le 'psaume de Petrœus, Aoiaioc lùwios, m-ioi m'fb'i, Àjjucoo-s- ammàv, ncHo-y ibsÀu, mniq andk\f, èty«.q6.iTOT ascha/'Àidu, àiçÇaiioit amibmoid , et dans les textes de Galtier, nenwiK dlijil, *JuiHiq .i„. , ^coot yi, ««.i hhi j^t ^^k, ng^oTo Jl, îtcHOT jl".l, Aiion c^yy. niyc.i ,$pol , etc., avec quelques irrégularités résultant le plus souvent du système d'écriture arabe, àijuoi ^\^\ , T*.Aii.T ^^Ub, jvKTjkXioi

epwo-5- i g)jl \y*^^\ pour jjl ^^U^l , TennHOTrr .Ijyb, -detiHOTT Zjy i^ , et ainsi de suite. A mesure que l'on remonte dans le temps, le système des diphtongues se régularise pour les mots purement égyptiens, chaque élément de la diphtongue affirmant de plus en plus la valeur ([u'il avait dans l'alphabet grec au moment de la formation de l'alphabet copte e.1 = A-|- 1. ei = E + I, Hi = È -|- I, et ainsi de suite. Toutefois, on remarque chez les mots renfermant une diphtongue une tendance à la résoudre sur un seul son, dans plusieurs dialectes à la fois ou dans un seul par rapport aux autres. Ainsi l'on trouve les doublets ^i.\k\. e^nfei, «^cfei dans le memphitique, et dans le tliébain TH&e, T«.ifec; ou bien le memphitique ne possédant que les formes contractées igiH, giHÊi-g^ie&i, •xHÊec, le thébain conserve 'à la fois uji*.! et ujih, gei*.ifce, •x&ifcec. Tandis que le memphitique s'en tient aux formes pleines des diphtongues ascendantes en a.i, ei, oi, oti, wi, le thébain préfère les contracter en «., e, o. w purs à la finale des mots, et à des Aiei, otei, j^ei, eprçei,

o-y*.!, i«.i, n|xi«>i> c*>i, ui*.i. toi, qoi, ■soi, ».coTn, aa^^ooti, p«.coTi, wi, qcoi, itcoi momphltlques correspondent des xxe, otc ge, pne, ot*., &<v, îïk*.. c*.. uj*., to, qo. tso (par toc, ■isoe, et probablement, par analogie, *qoe), «.cor, ju.«,tot, p«.cot, u>, qw, ■sw thébains. Si, quittant l'époque copte, on aborde l'époque gréco-romaine, on remarque des exemples relativement nombreux de diphtongaisons analogues dans les noms propres égyptiens transcrits en lettres greCC^ueS, na9ajT, etjjisaoûî, etweêoooOi;, nocal, naujïp'.i;, nauSiaxiç, 'Ajiup-caïoç,

eo-op-:aTo,-, nivsS/o'ivtç, n/oTpiç, etc' Il n'est pas toujours facile de distinguer si, dans ces exemples, ai, au, o:, sont des diphtongues se prononçant comme telles a-i, a-ou, o-i, de simples voyelles qui se rencontrent sans former diphtongues a-i, a-ou, o-i, ou des orthographes pour Ê (ai), av (au), i (oi); toutefois, si l'on songe que des formes comme 'Ajji'jpTaTo,- et naucxTptç sont déjà dans Hérodote, à une époque où les diphtongues grecques ai, au, 01 n'étaient pas encore résolues sur Ê, av, î, on ne saurait douter que l'original égyptien ne renfermât une diphtongue réelle Amou(n)rtAious, PAOVsiri. De même pour

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