‹ Introduction à l'étude de la phonétique égyptienneChapitre 26 sur 43 · Griffith, dau3 la Zeitsohrift, 1900, t. XXXVIII, p · texte numérisé non relu

Griffith, dau3 la Zeitsohrift, 1900, t. XXXVIII, p

DE LA PHOM'TKiUE ÉGYPTIENNE 87

Hadès, dans (] 3\, "Ajifior/, 'A,aoOv, "Ai^ijioOv, et dans tous les noms propres composés qui renferment l'élément (I en liMc du mol à l'atone ou à la tonique initiale, (1

I AAAAAft 1 ^WW\A

m |iV'^^"-'^f^"-^^-'8'^^^^"^^'^^!^-''^f"^'-î^^^^°^l ° 111 J'Ai^ovp.^ovOÀp, etc.,

Auaùvî, la déesse Amaouni[t], dans Avay et Avo/, Avox, transcription du pronom

fl

( dans les textes magiques', dans "Avojtt, "AvojS'.î de (1 y?^' '^'^^^ *'*'^^(3^

du Papyrus gnostique, IX, 5, où le copte a i^ ^1/. , et dans les noms en *.x tle

G Jj, 'A/o,^ip-:T,s- formé comme iipa;jiipîr,<; et 0'jîi[aipr,<; avec y)o, mais ayant le mot comme première syllabe '^^\flo W, apso'j à coté de «.Ahot B. de (1 >uy, le

tout, sans parler des noms grecs écrits en hiéroglyphes, tels (jue les variante.^ \\^ et (j;^^^; d"A>.aa-4o. et d"Ap,...:,.^

2° O est rendu iiar ; dansloo'j, eo'jw^q de 0^^ \>1^' ^^ins £v; de H pris avec le sens impératif £vaï H s^ tandis que le véritable impératif de cette forme est avai ij y() A va , dans l'adaptation grecque spirtî de (1 qui se trouvait déjà, parait-il, dans Sapho, dans

la variante "Eaokoï, 'Etj£-//7,gi,- H 1 du nom d'Isis n si, comme il est probable, il

faut voir dans 'EaoJEpE la transcription de n ,,^g 3 aussi bien que celle de -^ «^Sr^i-

3" (1 est rendu par t, dans "HjîvEtpJ; de n I <=> et dans les noms propres qui renferment le verbe 0(1 au (|ualitatif, N'.-?,-u- 0(1 |(1 par exemple.

4" M est rendu par i dans p'. de -o^- à côté du copte eipc ipe T. ipi il/. lAi B., dans 'ivaoto; provenant de ^ i v^ '^^^^•VW, dans 'luo'jeTr de (J=^= Jn, dans 'la;,- de n Ji et

dans ses composés où r serait initiale, ainsi dans 'iTiowpoc;.

5" (1 devient o, o^, oj, dans "Ovojp^- de |\£tî jj, dans "OT-.pi,-, "OuTcp;;, "Vjip'.s-, de r| J]

avec les variantes d'époque récente, montrant déjà la vocalisation en ouÂ, ou, joJ]. •Ç) 'jQrl)' ^'•"'' 'OjTivT,; de 0 1"^^ Jj. et dans 'uv de m , dans Vott précopte pour

CIWT T.

En résumé, c'est la même variété de son pour fl initial que dans le copte, en général, mais pour chaque mot en particulier la même vocalisation : il est plus que probable que l'égyptien en usage sous les Romains et les Grecs était presque partout identique à celui qu'on parlait sous les Byzantins.

1. Ces transcriptions se rencontrent entre autres dans Leemans, Papyri Grœci, t. II, p. 25, 87, 93, 97, 123,.

127, etc., où le texte dit qu'elles sont i?paï!rT!, c'est-à-dire en hébreu ; mais, comme elles précèdent sou-

^2^ ' -2^ ' ^ -2^ ' ~^""' CDD vent des noms magiques égyptiens, B'.Swj, Batvovo-jv. Sîr,, So-jyasi, etc., (^^ i^^ I . l^fe» 1^ i

C30 fl n ,=±f=, © ^-^ 1; '■ ■ ^ ^ff'i ^ /^ v=t

11(1 , '^ ^ \\ Tf , il n'3' a aucune difficulté à admettre que le magicien les prononçait à l'égyp-

tienne. C'est le commencement de la formule si fréquente dans les textes religieux : (J X... « Je suis.

1 «^ — -^ )) le dieu X... ». Le sens est rendu évident par ce fait que, dans plus d'un passage, le magicien dit que le nom était de trente-six lettres, par exemple, Avay Bpa6iapêap, etc. : or, si l'on compte les lettres du nom, magique qui suit 3pi9i, etc., on voit qu'il y en a juste trente-six.

2. Griffith, dans la Zeitschrift, 1900, t. XX.WIII, p. 79, 84.

INTRODUCTION A LETUDE

La différence n'est pas sensiblement plus grande pour celui du VIP siècle avant notre ère sous les Assyriens, à en juger par les transcriptions cunéiformes contemporaines. On a, en effet, — mais les exemples ne nous présentent que des mots en composition à la seconde place, — Amounou pour (1 jj dans A-nx-mu-nou -^^0 ^

Oun-Amounou d'un dialecte probablement septentrional, mais Kma-xné dans Tas-d\ma-ni-e (1 -Jp]! Tanouat\tnanoa, Tantamknou, où ^^^^ du nom étliiopien

devenant l comme dans Aauïpr,? S^ est remplacé par un s sémitique, de même

que dans Kasndi, Xa/.SïToi. Le II égyptien y correspond à I'a assyrien de la syllabe «a, de même que dans I ptUiKvdèchou , Tilioatxfdé.-^hoa, « (1 SA '^, ^'^ 0 SA

1 V^' '^ L'orrespond à l'O de (1 Q|\ fondu avec celui de -^s^- , ou de [1 8 V w '^'"^^

Na-At-hu-u, NïO(o. Toutefois il sonne Ê dans n de Har-si-ya-È-su de ^. ^^ Il yf

'Apaiïjaic;, et daus A'^i-ih-d-È-èa-ra-u de ^^^^t /) H J4, i dans 16/ de „ =

*A6appa6'.c;, 'AOpTêtç, ^-e-pHÉii, I VOCalisé lA dans \\-ru-lt-U, (1'^ AAAA^ 0 ie.po .^/.j

ou-0 dans || \]-nu, On-Héliopolis, et dans \]-si-ru de ri J]® Pous/(//'OH-Busiris. Tous ces mots nous sont déjà connus par les prononciatons des âges postérieurs, KmAnou-A.inâné par "Ajjifiwv-acju.oTit, ¥,soa par 'liT'[;]-Hce, At/iou par .\-|-a8w, 16 par "AOpTê'.îî\.opHni, lArouou par I«.po, Ounou par 'uv : l'assyrien a seulement l'avantage de nous donner la prononciation vocalique pour son temps des sons couverts par (1. Notons qu'il y a onze cents ans plus ou moins entre le règne d'Asarhaddon et l'apparition définitive de l'alphabet dans l'égyptien : c'est une belle durée de fixité dans le son pour des caractères qu'on se plait à déclarer vagues.

Si nous nous reportons à sept ou huit cents ans plus tôt, la fixité nous paraîtra moins grande, mais pas de beaucoup, en tout cas dans les quelques exemples que nous rencontrons de mots égyptiens transcrits en cunéiformes sur les tablettes d'El-Amarna. L'[l initial de (I j] y est rendu par un a, soit lorsque le nom divin est isolé, A-ma-nu, A-ma-a-ini, soit lorsqu'il entre en composition au commencement d'un nom de particulier, (l-ww^ A-ma-an-ha-at-pi, ^manhatpi-.4ménôthès, [1 (Tl ' V5r A-ma-an-ina-sa,

/Imanmasa, \\ u "^ A-ma-an-Kp-pa, .4manApa-^menôpis— Imenôphis : on re-

marquera que, même en composition, Vn de H , "-^ , est rendu par a en syllabe intense.

Il 1 1 c^n rv

dans la prononciation de la XVIII' dynastie. D'autre part, cet (1 correspond à È dans

Na-Ap-t^-ra-Naft-kra, î <=>(] J), un peu plus tard. On a, toujours avec la valeur a

contre la valeur ou que nous avons rencontrée à l'époque assyrienne, l'il initial de |

A-na, Ana-Ane-Ovnou-On. j] ^ "^X 9 renferme également un h correspondant à une transcription cunéiforme en a, K-lai-nu. Si peu nombreux que soient ces exemples, ils présentent un intérêt considérable pour les renseignements qu'ils nous fournissent sur l'histoire de la langue. En les comparant avec les transcriptions assyriennes postérieures, puis avec les transcriptions grecques et les formes coptes, on reconnaît immédiatement la règle, que j'ai indiquée plus haut', que beaucoup des mots dont la syllabe

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