‹ Introduction à l'étude de la phonétique égyptienneChapitre 29 sur 43 · Voir plus haut, p. 69 du présent volume · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p. 69 du présent volume

3. Sethe. Dit Namo des Phôniœ. dans la Zeitsrhrift, 1908, t. XLV, p. 81-85.

4. Spiegelberg, Zu clem A'amen des Phônix, dans la Zeitschri/t, 1909, t. XLVI, p. 142.

orthographe aurait subsisté en démotique, comme celle <^<3 JiJ^fc^^' /p'I^ - r^^me après que le û de ce mot eut disparu et qu'on eut eu la prononciation twn-feiowK. Nous verrons, par la suite, quel parti on peut tirer pour la grammaire de ce fait et des faits analogues : notons seulement en attendant que le signe u médial, qui marquait parfois en copte la présence de w et de oi-wi, indique ailleurs celle de ei-i.

Nous trouvons donc pour u médial la même variété de correspondances vocaliques que nous avons notée pour h initial, et j'ajoute qu'il en est de même pour (I postmédial, mais comme la démonstration se compiiijueiait ici de questions grammaticales pour déterminer si n est ici radical ou s'il indique une flexion, je la remettrai au moment où je traiterai des flexions. L'examen de (j dans toutes les positions nous amène donc à constater que ce caractère couvre la plupart des différents phonèmes vocaliques, a, e, i (i-ei), o et ou, ce qui nous laisse aussi incertain de sa valeur réelle qu'au début de l'enquête. Toutefois, nous avons noté déjà qu'en remontant les siècles nous voyons l'o et l'ou aboutira Ta dans bien des cas; tenant compte de ce fait, ne pouvons-nous pas pousser plus loin la recherche et parvenir à ramener successivement A-E-i à un prototype commun qui représenterait la valeur réelle que les Egyptiens attribuaient au signe (1 quand ils l'introduisirent dans leur écriture? Avant de répondre

à cette question, il est nécessaire d'examiner quels sons les signes ^^et a ont pu

couvrir en remontant de l'apparition du copte à la XVIII" dynastie.

depuis la XVI IP dynastie jusqu'à l'époque copte.

Certaines considérations que l'on verra plus loin me décident à procéder avec ce signe à l'inverse de ce que je fais pour le signe (1 : je commencerai donc l'étude de^^ par la XVIII" dynastie, et je la poursuivrai en descendant vers le copte.

'^, initial dans la «oivr; ramesside échange perpétuellement avec [1 ou double ce signe sans que nous puissions voir au moyen des seules variantes graphiques contemporaines lequel des deux termes de l'alternative est l'expression de la réalité. Ainsi Ton troMven, selon les textes •^°|| et (|^.'^^'^ et (j^'^.^m^^ et

et ^ ^1, et ainsi de suite. En rassemblant les exemples, on remarque que presque

partout les orthographes en ^^ initial paraissent être des formes archaïques conservées par habitude, mais que les formes en (1 semblent être des formes plus modernes. Poussant plus loin l'examen, ou s'aperçoit que, si dans quelques cas il y a vraiment substitution de (1 à^^, prouvée comme on le verra par des dérivés coptes, dans beaucoup d'autres il y a eu accroissement antérieur d'un [1 nouveau à un ^^ ancien et par conséquent substitution du complexe (j^^au simple nK ; peut-être sera-t-il possible d'en déterminer le mécanisme. La langue la plus archaïque que nous connaissions par des textes étendus, celle des Pyramides, renferme en effet un assez grand nombre de mots commençant par le groupe (1 ^^ . et dont les uns gardent l'équivalent

\)K LA IMloNKl'Iijri.; Km-P'I'IKNNK 95

phonétique de ce groupe sous forme de diphtongues jusqu'à l'époque copte, tandis que d'autres se résolvent plus ou moins vite sur un son uniciue : ainsi ¥ 1 , û'^. Jjw,

^^?n- <Wm fl^ii' fl\TS' ^^-=;' flir^' »•-

La présence de deux signes semlile indiquer a l'origine deux sons qui s'assimilent dans certains cas et qui sont alors exprimés tantôt par [1, tantôt P'"*!"^^ : on a ainsi par la

'''^''\'^°u ''^K' Ht ''\m-'\Y^''^T^^ '''■''''

bien avec 0 seul, (1 ^M, 0 -£a> \> , etc. Sans insister actuellement plus (lu'il ne

1 1 Q mm 1 Jf ^ ^ 1^

faut sur ces faits, nous pouvons remarquer que, partout où un *^ simple et parfois un (I

sont demeurés aux basses époques à l'initiale, nous trouvons dans le copte à cette

place une voyelle simple, ^> >k. 9. w-wto, Y jl «.fcioT-eiwT, ^^ -^^^ *.koT'. *.rw, «.poj M.,

U eAooAe r. «.AoAi il/. , (1 il YT) , "vX 11 "iTl oikL., okTi T. okcax A/., etc., tandis

que là où le (1 seul est demeuré on rencontre une diphtongue, (I li i eiwTe T. iwtc

T. M. Hii-^ M., Tf \\ eieÊT, lekrT.M., etc. Cette règle, sans être plus absolue que

la plupart des règles orthographiques de l'égyptien, est pourtant assez bien observée par les scribes pour que nous puissions nous en servir dès à présent comme d'une indication. Pour le moment, retenons ce fait cjue le 0 et le ^^ tantôt se combinent l'un avec l'autre dans l'orthographe et représentent chacun un phonème séparé, tantôt se substituent l'un à l'autre et ne représentent plus qu'un phonème unique.

Le *^, ne se rencontre pas à l'initiale dans les mots égyptiens que les textes cunéiformes d'El-Amarna ou d'Assourbanipal nous ont conservés, mais à l'époque grécoromaine on doit constater que ce signe rend Ta grec et romain de préférence à (1. Dès le début, les noms 'A)i;3tvopo; et 'Aoti/ôt, s'écrivent de préférence dans les textes hiéroglyphiques et presque exclusivement dans les démotiques ^^ ^^^ [1 ^§ "-"-'^^ [j(|

V^^ et moins fréquemment û-^zz^û^^ ou (l ^'l "V ' *^^' ^^^ ''' suite, dans les contrats, l'orthographe par *^ initial est constante pour les noms de particuliers ou les inscriptions ^^ HH ^ 'A-o),Xwvto;, *^ \ 1 Q ^ 'A7toX).wv'ot,!;,

■Ljcz^jr) ^ 'A-oXXoooTo;, etc. Il en est de même à l'époque romaine. En hiéroglyphes le titre Aù-coxpâxwp s'écrit ^^ ^r^ " aussi souvent pour le moins cjue [Js ■^3^ , et les variantes monumentales des noms de César commençant par a ou par o considéré comme résolution de la diphtongue au, ^, " "oOw/oç, "^^ ç^^'J'J^fej 'Aopiavôç, nK [in I A'jpi-Xcoç, viennent en bon rang parmi les nombreuses variantes

graphiques que les sculpteurs emploient à la décoration des temples, mais les scribes qui écrivent en démotique s'en tiennent presque exclusivement à l'orthographe en *^,

*^fleX<^M'*^^ Vil Vill^' "^"- " =' "''^™" p" ^"""'''' '°"' ^'^

Ptolémées comme sous les Césars, qu'un scribe, rencontrant un nom égyptien sous son vêtement grec, l'ait transcrit par un^^^au lieu de (1 initial, ainsi au Papyrus Casati

(col. II, 1. 5) 'Ajx^'ov.o; rendu "^^^^YlS ^ nu^'^c^ il i^^'^'i^ '\ '\'\^ ' constatant ainsi, sans y penser, l'équivalence phonétique de^^et de 0 à .son époque. Si on passe au copte, on est forcé d'avouer que, cette équivalence ayant été universelle aux derniers temps de l'écriture égyptienne pour les deu.x signes à l'initiale, il est impossible d'établir le départ entre les mots qui, commençant alors inditiéremment par û ou par"^^, représenteraient un son propre à ce dernier signe. Tout ce qu'on peut dire, c'est que *^ répond généralement à un a du grec ou du latin.

Employé à l'intérieur des mots, ^^ possède presque toujours cette valeur à la même époque, et je ne vois pas (|u'il échange avec (1 dans cette position : mais où il ne demeure pas toujours a et *. à la tonique dans les transcriptions grecques ou dans le copte, il tourne à i'oir-o-ij) de même que l\, et, comme celui-ci, il peut répondre à e-H-i.

1" *^ tonique médian est *> : i^^ ^^"^- e'i composition dans fe*.K-uj*.*>p par

exemple, ^^, ^1^, "^^ , "-, t.V, „.V. d^ ^ <? n.x T. ^.t .1/., -|^ (J(Jg)UJl

q.. T. M. , m"^!) (] "y 2^. T. M. , J ^"^ I ^ ^.o dans ^x..o T. , a^ | J^ k.^

T. KÔ.OI M . Kepi B., ffl\\ 1135111 3 "^ K*.m T. M. à côté de Keuj Ah/un., /-^ LÀ k*.- dans

K*.-AoTui M. de AoTKi, taureau coupé bœuf, e1 dans KaiE/w; '-^ r=a. Kaurai; ou

Ka|jiT,Tiç "-^ ^v\ , etc. Je n'ai voulu prendre que des exemples certains, mais il y en

a d'autres, et l'ensemble prouve que le cas a été fréquent au passage de l'égyptien vers le copte. De même que le phonème a marqué dans l'écriture par le signe ( , le phonème A répondant en hiéroglyphes au signe "^^ tourne à la tonique, d'un côté à €, H, 1, de l'autre à otp, o, oi, et à la syllabe atone à e, i.

2" ^^, tonique médian répond à e, h, i : "^ r-n-i y'^ Keig Akhm. à côté de ue^ig

r. M., m^ J°^ ^efei M. ^Êe 7'., "^(jlj^L^J] q" T. qi, ti r. M. B., par résolution sur I de la diphtongue ascendante ei, jj ^^'^^^'^ y [^^^ ^"^ ^- •^^•. "W

^■nff gHWansK.-^HTT-., ^WT^^t"^'^-^^' 2«°--^^- T^^^T'l ViWSr^ ujHTce, ujHOTe 7'. lyHOTi, ujHfei M., ^ ^s ] Q cKifee, Rifie T. Kiqi M., etc. Le nombre des cas de ce genre est moins grand que celui des correspondances du signe ^^^avec les sons ot, o, w; naturellement je n'ai pas noté les formes en e. h, qui sont des qualitatifs des formes en o-b-, o, w, AJieg^ M. axh^ 7\, o-5-c£ M. otth^^T"., khê, ^hr, etc. : elles ne peuvent servir qu'indirectement, comme nous le verrons, à déterminer la valeur de^^, et par conséquent elles ne doivent pas entrer ici en ligne de compte.

3° *^ toni(|ue médian répond à ou-, o, lo : ^^(1 M> ju-oti T. M., y'^, fTl "ot^ £OTiK B., ^^^^ ^ Toig, Ttoiy T. Ti.iy B., .î»om, «louj M., ^ "^^q cioott, ciwcirr

%-¥ '" ■"•• If \=i ':-" '■ ■"■■ pm-^ "'■"-'■■ r^ '-»■■

ca'oouj y. ediDuj M., en transcription grecque -xoOii-, -xoj'.-, -/.'joTi-, A r^fV-c, forme ptolémaïiiiie de ^} "^m T.M.B., osot Akhm., •xoot T., à côté de "x*.-, ■s.t^i^- B., -se 7\ .1/. /?., etc. Cette transcription en ot, o, lo, de ^^, portant l'accent tonique est la jilus fréquente. Lorsque le *^ médian est atone, il peut disparaître au passage de

l'égyptien au copte, S"^ J^^'^ '^*"". <^feoe T. ^cÇoi M., "f^"^^"^ gpnpe T. gpHpi A/. ^AhAi B., mais cela n'est pas fréquent jusqu'à présent.

4° *^ tonique médian formant diphtongue avec (,[1, \\, correspond à des diphtongues ewV ou oV, oi, qui provieiHieiit de aï, ai, et qui peut se résoudre sur h, e, i, o, w : 4=lv^^ ^m ÂSH.MT, «.ujH 7'., Oxïfe-j ege T. M., où la présence de "^^ est prouvée par les pluriels egHo-s- M. et ».oi.T B., y©] 'k> '1 ""^mn, o-s-uje T., de oukhait, -^N" A N'^x UO I ^ iid-Toei T. ju^vToi 7'. J/. tandis que le baclunouriqui,^ a la forme ori-

Itf^îii Jît>!^ 1 1 II I I

giuale AJLÔ.TÔ.I. confirmée par la transcription grecque dans le nom propre MaTiEiç et ramenée en memphitique à ai«.ti, \I/ ^^00 "'"^ g^oi 7". n, | ^> 00 .. ■xoi 7\ A/, et au

pluriel TSKT, exHTT T. e-xHo-s- M., qui ramène •soi à un original *'Xi>i, -^^^.^OO q^ii garde un ô. en thébain K&Ve. mais ijui devient koi en memphitique, A V\ 00 O, forme simple ^^ A ^^ i ^^^ '^^' '^^' '1"^ ^® résout sur ■xw 7''., et ainsi de suite. Cette résolution de la diphtongue ai sur oi, wi, puis to, nous explique le phénomène d'un ^^ égyptien, qui, médian dans la vieille langue, a été remplacé par un w linal en copte, Ij ^"^V '\ ^ '^^^ ^- ^^- V^^'^ *cto3i, *ckoi, Q -^ UUL eq''^ 2^11'^ pôur *oqoi, *2qtoi, qui,

eux-mêmes, proviendraient de *sbâi, *.sabâit, *hafai, *hafÂit; je reviendrai ailleurs sur ce phénomène.

Le *^ médian est employé par les Égyptiens d'époque grecque et romaine pour rendre les a, e, h, o des étrangers accentués ou non, 0~*~è/^^ 'Aps'.vor,, dO

Kac(japo;, o'^^jgx, (1 Nipoiv, etc., avcc variantes de M et même de \J , (|ui montrent l'équivalence des trois signes sous les Césars, au moins dans les hiéroglyphes, car, en démotique, le "^^ n'échange pas, à ma connaissance, avec û à l'intérieur des mots

-R ^^ m3i AÙTo/.pi-ïojp, etc. Aux temps antérieurs, les quelques transcriptions

que nous possédons de l'assyrien ou du cananéen donnent pour les syllabes qui renfermaient un'\\ dans l'orthographe égyptienne cet obscurcissement progressif de a en ou que j'ai signalé ailleurs. Ainsi la transcription cananéenne de 'K^ ^.^^.^ est Kas/iu dans El-Amarna au XV* ou XIV» siècle, tandis qu'au VU" les transcriptions assyriennes d'Assourbanipal fournissent Kovsi, Kousou, Kovshou, qui correspondent aux transcriptions grecques ne-/.:^'.;, T£-y.ùaL<; de la même manière, le 'i^^'^z:^ de

AAAAAA

98 FNTRODUCTIUX A L'ETIDE

OÙ la présence de ^, est rendue ceitaine par les variantes de ^^ est chez

Assourbanipai Dovkkournimp, accentue ou non a déjà ou dans AolvA/.ou,

dans ^^ 1) j^ahnakov, dans §^ ^ Hikovnhtnh, dans \\ "^O .4/.ou-

nou, à la XVIIP dynastie, et un mot comme TtT(T '^<dp> -^ -^ 1 renferme à la fuis pour'*^la valeur a et la valeur e résultant de la di])htongaison de'^^.v avec W i-e, sans compter à la finale la valeur ou, i, (jue nous examinerons plus loin. Il résulte de plusieurs de ces exemples que, sous le second empire tliébain, le mouvement qui transforma A en ou était déjà commencé dans certains mots : ainsi T *^^ jX] du nom propre /x\ T 1^ ^^^ rendu Pak/iovm on, par assimilation vocali(iue des deux voyelles

atones à l'accentuée, Pou/i/)OU/'OU, avec la variante ÀK ^ 1 *^ Hï^ Pikltovra.

D'autre part, nous voyons encore sous Assourbanipai des formes comme Sii/Aoulou, SAi'i/a, H\itikhourou, P\kronrou, PAtourêshI, pour ^ "^y ' ^ '^^']«' ml'

transcrits Pishatikhonroti, Poutovbeshli : Pishai/k/ioui'oa s'explique par une variante '■^, prononcée successivement *P\i!<hafihouroa, *P^\s]innIionroa ,

Pis/innhouroii et Poutoubes/iti, au lieu de PEtouheshti par assimilation de a-e dans A^^^Kv avec OU de ^ ouheshtit. Quelle que soit la raison de la modilication, les exemples cités prouvent que le mouvement s'est opéré d'après des lois faciles à reconnaître, mais pendant une longue période de temps et d'une façon assez sporadique, au moins en apparence. La variante vocalique NE/âw, Ns-pw, à coté de A'/kou-Ne/. .j;; pour I [ ^, nous montre peut-être comment on est arrivé de la prononciation ka à kou : KA modifié par glissement d'un ou sous l'influence de l'ou final s'est diphtongue d'abord avec lui, kaou, et la diphtongue s'est résolue sur ou-ô, AVA-ou-Nezoc. Les transcriptions assyriennes semblent indiquer que c"est l'influence de la gutturale A cpii a amené ce résultat en premier lieu, mais le phénomène s'est généralisé par la suite. La transcription grecque A|JtaJvE, pour le nom de la déesse (1aa«wvJ), montre, pour le masculin M /H, une transition Amknoii-*AfiiAO\jnoii-3^xxoTS'n-"AiJ.ixMy, analogue à

A>A7tAO-A^e/i7tô.

Le^^s'amuit généralement à la finale (;t ne subsiste (|ue dans les monosyllabes où il porte l'accent. Le procédé d'amuissement est le suivant pour les atones ; un e-c se substitue à^^, puis cet e disparait et la consonne tiui le supportait reste nue. Ainsi on a pour le pronom-article et ses formes le schéma de dégradation suivant

devient ne et le e s'amuissant n comme article simple, mais il garde la valeur pleine de '^ dans /^^^^ «^*'« ^^J^- "«.i T., puis le thébain et les dialectes de la Moyenne

Egy]jte afTaiblis.sent *. en c, nei 7\ B., et le thébain résout la diphtongue ei sur i, m T. pour le pronom démonstratif masculin du singulier qui signifie celui-ci, mais dans le sens de celui-là, le copte dit c^h M. nn T. B., qui est produit par diphtongaison des deux voyelles a-|-i de ^^^. et résolution de la diphtongue sur h. Comme pronom

possessif absolu, /^^^^ suivi des suffixes des personnes a transformé son a en ô

iip: i,A i'iiMM.:i-ii>)iii': I'XîyptiivNNE m)

tÇio- .1/. nio- y. /y., mais rumine pfofixc possessif il garde le phonème a piimilif de A^ nK , comme dans' FI^w-unoTre T. <I>i.-ii(^ M . Rnfin, en tant qu'article possessif joint

aux fiullixes des personnes AK Vi\^ développé en ^^^^^V ''^"^^ '^l'-"' '^""•'"'^ '*■" ^'^^~ rons ailleurs, se vocalise do trois façons dilïércntes : à la première personne répondant à un anti(|uc «o^^^OO yr r'-^'"'. 1'av-i, I'ai, il se résout sur n*.- selon la règle (pic j'ai formulée ailleurs, et la eluite linale de -i-i, -i met à nu l'antitpie vocalisation en a qui est ainsi conservée, tandis qu'à la seconde personne du singulier féminin A^ %x^'] J) il devient rot par amuissement de la dentale finale, pai-e par obscurcissement de a en ou et résorption successive des deux voyelles *poui-e, *P0Ui-no-5-' ; enfin, à toutes les autres personnes du singulier et du pluriel, les sons a-|- i de ^^^^00~ •''6 diplitongiient en ai, et la, diphtongue se résout sur E-e, uck, nec, etc. La morne série de phénomènes se représente pour les foianes du féminin et pour celles du ])luriel, Te-,T- T. ■f-, T-, o- M. et ne-, n- T.. iti .1/. /?. , TivV, rei, -f T. li., ■&4.V, t«.V M. et »«v!", vicV T. M. B., TH T. B. ^H M. et «H r. M. B., to,- F. B. «w- .1/. et uoir T. M. B., enlin t*.- T. M. B. et ni^-7\M.B. Le ^^ final s'est donc amui pour l'article de tous les dialectes dans de certaines positions, et la consonne-support est demeurée seule n-«ç-, t-o-, n-. Le même amuissement s'est produit pour .^ ^^, devenu atone dans le complexe -o^,.^

eiopxi, euopjji 7\ lopexi .1/. levpeju. B., et dans beaucoup de mots où ^^ se trouvait comme signe à la syllabe atone, ri^^^^ M^^^^ i^^^"^ ^"^^ l\\i^ i ^ . ■^'"■2', ^I"^-^ STIilïïj r. .17. oT*,uj7'. .1/. /i.,^j'^|] oTo^r. A/.,etc., mais, lors(|ue le"^ final portait un accent, il suit en transcription copte les mêmes modifications phonétiques que nous avons observées pour les autres positions dans le mot, '-'^^^^ X^ poT^eT., poTg^i .1/., n l^'f'^ nr^i ckeT.M. cSihB., efi^T., .sauf la modification régulière en o, co.

Remontant au delà du copte, on remarque au Papyrus r/noslique les transcriptions t o pour ^î^ M. et '^'*~^T. '|"i "'"^'•'' "fti'ent le^^ final répondant à o, mais, passant rapidement sur des cas de ce genre qui sont conformes de tous points à ce que j'ai montré jusqu'à présent de la phonétique égyptienne, j'arrive à une question de grande importance. Les noms sémitiques transportés en égyptien depuis la XVIIl" dynastie offrent en grand nombre cette particularité d'avoir à la finale dans leur transcription hiéroglyphique un signe qui renferme une voyelle inhérente ou qui est l'indice ordinaire d'un son-voyelle, là où l'original hébreu ne présente point de voyelle

finale, ■=-]^^\. ~^^^. 'Z,'\}\- Ι!^' '"°- °"' """"^ "'"

]\v, ]'[-\t, Dnsn, o".:.o, a::, ce dernier précédé de l'article égyptien. On pourrait appliquer à ces cas la théorie de Le Page-Renouf^ d'après laquelle l'égyptien avait un syllabaire à voyelles inhérentes; ^^a^aa, £^,^^^ou / — ayant une voyelle a, ou, i, at-

1. Comparer les formes thébaines «.COTC. ^aa-tott. noif. p«.coT, cô-^ott, pour les niemphilicpies «.COTI,

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