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» que les Égyptiens n'avaient rien qui correspondit exactement à cette articulation, » qui parait d'ailleurs tout à fait spéciale aux familles sémitiques. » Ce fut l'opinion à peu près unanime de l'école égyptologique entière pendant une trentaine d'années, puis l'école de Berlin, poursuivant son entreprise de sémitisation complète de l'égyptien, poussa plus loin l'identification de - — a avec u. Son opinion moyenne, autant qu'on en peut juger par la troisième édition de la grammaire d'I^^rman, est (pie « a
» ' ré|>on(l étymologiquement au r sémitiiiue, 71 \ dl/ «doigt», l'Siik, ^-^-^ \jn » « œil », "V. Accessoirement il n'est que le résidu d'un -i, comme c'est certainement le » cas pour H c à jV' «lune», 0"i;. — Les Égyptiens l'employèrent aussi sous le » Nouvel Empire pour rendre c dans les mots étrangers, et les Hébreux ou les » Ararhéens de l'époque persane rendent loujdurs le - — o (^'gyptieu par r; au con- I) traire, l'écriture cuniMfoi'mc, qui ne possède point de r, ou ne rend point le
I) a, ou le mar(|ue exceptionnellement par h. — En copte, il n'est plus visible
» dans l'écriture, mais il est encore compté comme une consonne pleine dans ];i for- » mation de mots nombreux (ojk^ 'nh, ujcowt sV/, nwione pn" sont des verbes de trois 0 consonnes), ou bien il exerce encore une influence sur la forme du mot'. » L'opinion
que a pouvait être un r vérital)le n'a pas été admise universellement, tant s'en faut,
et dernièrement encore M. Montet la combattait vigoureusement dans le Sp/u'ii/-^.
Pour moi, a est un caractère d'une nature spéciale répondant à un son qui sembla
difficile à rendre dès le début, si bien qu'on essaya d'en préciser la valeur par un ensemble de sons. En effet, nous verrons plus loin qu'aux époques anciennes, il échange souvent dans des mots très usités avec le groupe i] *^: des formes comme 0^^ ^^5,, rapprociiées de formes comme ^^v , nous suggèrent l'idée que dans l'ortho-
grapiie habitLielie ' ""^S, le a est une sorte de svllaljique dont l'étjuivalent serait
[1 ^, et les variantes telles que -K |, (1 de "^ , amsi que d autres que j'aurai l'occasion de relever plus loin pour l'âge momphite comme pour les transcriptions sémitiques du temps de Shashan(|, prouvent assez nettement cette nature de a.
Toutefois, il est non moins bien prouvé, par d'autres variantes, que cette orthograpiie û'^^ne répondait pas entièrement a la pi'uiKinciatidn di' o, et que l'orthngraplie [1 ^^
|)0ur "'^S. comme au XVII'' siècle de notre ère la transcription française
Aali ijoiiv Ali, n'est cpi'un pis-aller pour mar(|uer une prononciation jiarliculicre qui, dans les noms sémitiques, exprime ce phonème u-f- sans pourtant le couvrir tout à fait :^
D n'est donc pas, à proprement parler, un signe syllabique, mais c'est une orthographe
approchée pour rendre un son égyptien un peu étrange, et un son étranger analogue que l'égyptien n'avait pas'. Reprenons donc les faits à notre tour et voyons les conclusions qu'on peut tirer d'eux.
L A quoi répondent o ou .sr'.s homophones dans le copte? — On y trouve.