‹ Introduction à l'étude de la phonétique égyptienneChapitre 32 sur 43 · Erman, .ErjyptUrhe Grnmniatik, S' édit., § 101, p · texte numérisé non relu

Erman, .ErjyptUrhe Grnmniatik, S' édit., § 101, p

2. Montet, Onctions rie Grammaire, dans Sphin-v. 1915, t. XIX, p. 3-8.

o. Une conversation que j'ai eue avec M. Loret, pendant les congés de Pâques 1916, m'a fait croire qu'il a

sur la valeur de ù des idées analof^ues aux miennes, mais plus absolues : pour lui, D m'a paru être

un syllabique véritable (26 acril 19UJ].

coinmo pnui' le II et \nn\v \o v\ , tmis les snns clo l'alphabet grec en face du û hiéro-

glypliiqiie.

I" D répond à *. au comnieneement d(>s mois suivants : W., ""^^i *'M>

ek».çj. A.fe 7. .1/., -t- ctcre, *.iio. is.ii&.o' 7 . /y., et /nrcr, &nA.[g 7'. .1/. «.nnu) 7?., j\

«.Ac r. t.\m M. au factitif t-V.U. t-.V.\o 7'. .17. t-*.-.\*. B., ^fjQ© «'^«e 7'., d| °

«.ge 7'. et au factitif T-e^oe, T-â.go T. M. T-s-g^a. 7'. Tï., à côté de logc 7\ AL'lim. i.i^i M. 7î. , !i.oe 7. <voi .1/., Y jkui T., \ «.uie T'. .1/. «.iiii il/.. <$=vv s\ 1 *.uia.i T. M.

«,i*.i 7\ .1/. i-icei B. «Â'cT Ak/ini . et dans

vujei .4A-A//;. 7^., ■♦K^^ ^s3| «-ïïH 7'., (]

j] le dérivé «.cih 7". «.eic .!/. /*/«., ^w^va 1 1Nc^^0(| cr^l authÊ M., «.ii7Hfce, «.n^HÊe T'.

' TtT(T ^ ''Jn «.puii.It 7\ «.pujin 7^ .17. , '---^--N-- à.n Ak/tin. B., 7 9 S7\

llx va iwAie i\/., "imiil a.A r. M., <=> "^ s.AtooTi .17., ® '^ «.j^cju. il/., ° 1\ ;Cv

IJi^a^ <=> S \\i 1 I z=l II ® Jl^-^^

«.^ojju., e-^eux M. a^wa* 7\, etc. Il Correspond également à «. au milieu et à la fin des mots dans i ot*., ot*^*.- T., ^ Q7\ ot*. T., f \ oTev«.fi T. oTè^fe M. oT«.te Akhm., I \^ I A x)ie.^e. AJi*.A.^€ Aklim. UL«.2kU|i /?., à côté de Aïooiye T'. iiouji il/., 5^

I6.«.fe T. JLI.«.fe A/x'htn. JUL«.n il/., Q q [KS.A«.It]-K«.g^ il/.,*^\ Y Al.g^«.6,-S- /'. Alg*.T71/. ,

Q AVWVA Q n

à côté de oAie. ooAAe 7". ojui M,, c egn*'- 7"., ; lyô. T. u|«.i A/., etc. Enfin le verbe

1 wA«w présente les formes ««., i*. T. i*. .17. Aklun., à côté des formes eiw, uo, tant à

l'état absolu qu'en composition, eii.-pù.T, ei*.-TooT 7'. ii>.p«i.T. ij^tot J/. it^-ntn AL/iin. Le

signe hiéroglyphique o, qui se rencontre dans le mot égyptien, y est à la place

même où se trouve le phonème copte »..

2" 0, répondant à e, h, à l'initiale, à la médiale ou à la finale- des mots, est assez

peu fréquent en copte : hi T. Ak/im. M. B., hi M., une paire, ? ^HHtte T.

et les formes voisines ^Hnne il/., g^HHnc T. et ^hhtb T. , v\ <rr> ^ on-epHTe T. o-j-epH-J- B.,

S^ Q Aie T. xxm M. iieei B., V\ '•^^-■^ txn T. M., - — o pH 7'. M. pe B., à côté de

n , ^ , HF\i Q ^^ O

fi Akhm., I ^ ZZ3 tHT T. Akhin. «-hot M. , 0 o [KeAe-n]-Ke£ 7". , A^^

TT •swAic. scotoxic T., I ooiie, oAie T. *.xie Aklim. à côté de oxii yI/. , r^ dT] 9,

^^ in 9 THHfie, THtc 7". -^hA. th£i. -ret M. Je n'ai pas tenu compte ici des qualitatifs en

H ou en e, qui se rattachent à des états absolus en i», ot, etc., provenant de «. selon la

loi que j'ai déjà indiquée plus d'une fois, ^hk T. ^hk M., qualitatif de ^wk, ^ioiok T'.

^ojK -17. de 0^; il y a là l'application d'ailleurs assez rare d'une règle de grammaire,

et ces exemples ne peuvent pas nous servir directement pour déterminer la valeur

originale du signe o.

104 INTRODUCTION A L'ÉTL'DE

3" Le copte présente rarement une valeur i, ei, à l'endroit où le mot hiéroglyphique original montre un o. Voici pourtant quelques exemples : T «uje T.

ciigi, igi M. eioe Aklim., à côté de T *'ïï •^- ^^- ^S ^- ^^ u »>isc T. *.igi .1/.,

\f) ciue. lixe 7". CIJU.I M. liii Zî. , à côté de cajh i?. et du factitif t-ù-xio 7^. .17.

T-êwiiik H., T-i-ilOTT -1/., T-ô-AiC T. M. H., dC «, \\ 'KX , w^A^A d:^= ClOe, llie 7.

iiii .17.. pi Ak/ini., de — ^, à côté de pn .17. 7. pe iî., oTeifee Akhm., de /^ 1 Mîi, à côté de oir*>4>fi 7*.^ et ainsi de suite.

4" Les phonèmes coptes (|ui correspondent le plus fréquemment à un a hiéro-

glyphique sont OT, o, w : ^3 -o au féminin -co dans g^AXo n 7". .gAAo Akinn.,

£eAA«. B., ;6eAAo ni M. gcAAio Te T. s5eAAto -f M. de T 9) + <^i , ppo. eppo 7.

ppo Akhm. oTpo M., à côté de pp*., epp*. B., au féminin ppw t T. oTpio -^ .17. de ^^^ L

A, pjui»i«.o 7. pMi<vo .17. à côté de Aeju.e*. B. de ia'sll ^^' > c'^P" ^- «epo 7.

Akliin., i«.po, i*.pio .17. leppo 7?. de (J aa^^aa n^ gpo-s-o, 2po'''w7. ^epoTio ^17. de ï

^^: , tandis que, dans la forme en na préfixe, il reste ^jv, u*.*.- T. .17., ainsi que

fl rr^ U n Q A^v^^^

dans la forme redoublée, ^iVi' T. M. «.leei B. ; ^-^w^a on 7. M. à côté de 4.it B. ■¥■ i»n?,

ong^, u>n*i.g. on«.g 7". 5., con^ Ak/irn., con^, ons5 .17., lowno, ù.6.ng et lonuj 7. M. loionuj Acfa

Pauli, à cô(é de *.ng, *.nè.g 7\ B., «.«.ng. «.«.nuj ^4c';'a Pauli, wt 7. il7. 7î., <=>(5

«opq, opq ^17. ojpcÊ, opi?'., fl9 , 9 ui2,e.T. Akhm. logi i^. ogi J7., à côté de

*>ge 7'., v\ /wvv^A ojujAJi 7\ wujeui .17. oujjul T. .17., gT\ wuj 7'. M. Akhm. ctg 7".,

, ® -HKÎi AW^ I w I Si*

~^^ oeiR T. coiK J7. à côté de «.m, *.ieK B., ^^ wk .17. dans con-n-gHT, à côté de

«>icK 7'. *KiK .17., dedicatio templi, c'est-à-dire la cérémonie d'entrer dans un temple

pour la première fois, ^ o-s-q T. loÊ .17., / oxxe. ooxie T. oAii M., à côté de «-«.e

Ak/ini., 0 A ox, LOTS 7., etc. J'ai déjà dit ([ue, à côté de ei*., i«. T. i*. .17. Akhm.,

l'antique i ^'^^^^ a produit euo, uo T'. iw .17. , avec a équivalant à u>. De même,

n g \ - fl AAA/VSA

' X d a produit log .17. oog 7"., où le o répond à o et oo; j'aurai l'occasion de re-

venir sur ces formes. Notons toutefois qu on a la variante (1 x j) pour le nom du dieu

T A I " îiJ

Lune à une époque où (I et o sont devenus presque homophones, ce qui explicpie-

rait la forme thébaine oog à côté du inemphiti(iue log qui correspond exactement à 1 fin. On remarquera que, dans la plupart des cas, les phonèmes o. uj, ot du thébain ou du memphitique se trouvent en présence d'un «. dans les dialectes qui ont conservé plus de traces d'archaïsme, tels que l'akhmimique ou cet ensemble de parlers que je désigne, faute de mieux, sous le nom traditionnel de bachmourique. Il y a donc chance pour que les o, w, ot, répondant à un a de l'écriture hiéroglypliique, se laissent ramener à un .v du vieil égyptien, comme il arrive pour les o, w, ot, répondant à un (I ou à un ^^, et l'examen des transcriptions assyriennes ou cananéennes nous amènera aux mêmes conclusions.

En résumé, le copte a toujours employé pour rendre a les mêmes sons-voyelles

qui lui servirent à exprimer le (1 et le *K\ des mots hiéroglyphiques. Il n'avait pas le son du v-s^ car s'il l'avait eu, il n'aurait pas plus hésité à créer pour lui un signe particulier qu'il n'a fait pour !^^=^, pour » ou pour | . Quand il a eu à écrire des noms arabes renfermant un f^ il a pris d'instinct le moyen employé par les cunéiformes : ou il n'a

ni'; I.A l'HONKTIQUK K(iYP I IK.WK 105

pris de lui (juc la voyello iiihérento, suppriiuaiit ainsi ç-, *.fe-i.e'Ar'»>tfcv\p, *vt-i.cp«.ju^\ii u

*.fc-i.eAA<v. «.ti.t-'.\.\;^\';;. ^Aitp pour jUi-l U; , 4!!! j^ ^ 0*"-^' "*^ ' 3'J*" '"^ ' J*^ ■ "^' ''''''^ '^ l'a rendu par la voyelle |>récédée ou suivie de l'aspirée ». l'oiu- plus de ekuté, le tcîxte aralie transeril en lettres coptes de Le Page-Renoul' insciil un petit "au-dessus de l'aspirée 2^, neAo*.ige, ie£ô.AAeJULOg^, icitq*.^, n^vo-i.. eAsexico^, l^L, <uJl»! , ^Aj . -U. , 4j..\i-l .

II. .4 quoi répondent a et ses ho/nop/iones dans les transci'iptions grec(/ucs ou

du (jrec. — Lorsque les scribes égyptiens eurent à transcrire les noms des Césars romains en hiérogi II plies, ils usèrent de la même liberté avec d qu'ils avaient employée

pour (1 et l'<''ur^^, avec une légère tendance 11 mettre un a où l'orio-inal avait une

voyelle longue a ou e : .^ -.^ww O'jet-ïi'.jvo;, ^= | M [I ■--AA^^ ao;j.it'xvo,-,

/VW^^\A

'^',, ™^ 'SSs-'t?— >, etc., ToaTïv';, q ^.-av^, , ' ' /w-^, , tSa^ Mi /wwaa etc

'Av-wvTvo,;, (1(1 Aùpy;>'.o;, ^=^ „ ICo|ji(jlooo;, Vi.-â^OO^^ SÉouT,pr;;, "^ -^.— ré-a;,

etc., et l'on trouve les variantes ^ et 0 pour AÙTozoa^wo et Kafaaooc, mais

dans les textes démotiques contemporains les mêmes noms sont écrits régulièrement pour un ^v , ce qui achève bien de prouver que les orthographes ci-dessus sont pour la plupart des jeux de .scribe. A l'époque grecque, la même confusion n'existe pas dans les transcriptions en hiéroglyphes ou en démotique des noms grecs. A l'inverse lorsque l'on transcrivit en lettres grecques des noms égyptiens, on remarque qu'au a correspondent les valeurs suivantes :

1° A, dans V\ ''^>icoùàp£, x::^ JQ •Avr/jx.'.?, J ^ "^ 'Au-ip!,-, <=. ^c "Apo.i à

côté de 'Epo), ;^V§^. ^ T 1^ VS^ n^y^H, nay^ojjf.o?, 1~^^^^ Tao^,-, etc.,

. 111.^1^ '''''■' '* '" composition ^ |?) ^|(| ® (|(] ^g| ,,v...,,,, ^,^^ 'ATtar;?, 'AitaOi-;!;, 'A-nriptE, dans le Papyrus Anastasi DLXXI'V de la Bibliothèque nationale, et dans ce même papyrus comme dans le Papyrus gnostique de Leyde des formes telles que n-i.«i.-dooTT où «.n*. est la transcription de l'hiéroglyphique /wwva i^;^, ■AÀ;^aa

et 'AX/ott pour <^>'*-=^"#^i où «^zs-'-^s^ a la valeur 'kky en copte «.pH^x, e.pHH'x T.

«.TpHTi M. à côté de la valeur o\-/^ dans x eomX/.^ 4,Ao pour (1(1 , oiPd.e

pour I ! , et pour ne pas insérer ici trop d'orthographes barbares apioTaxou où 0 est

rendu une première fois a, puis une seconde fois 0, .Vat, aS;-:, MaptSaX où a répond à 0.

Bref, dans ces papyrus précoptes, o correspond souvent à un «, plus rarement à un e

ou à un 0. A l'époque de Manéthon, a de û, lorsqu'il ne porte pas l'accent

tonique, est rendu par un a, [T| 1 I 'PauéTCfr,,- comme dans 'A(jiovpo(TO'/6r;p (1 ~wwv I j] |,

Ktmou, 'Acpwêi-, ^ ^^^B ' k-n.i/yx-1 , fl ftl H 'Aj^tiai?; daus Hérodotc, je ne vois guère

que le nom du pharaon 'Afiocut; où le a de H fin soit rendu par un a, mais il y

a là un cas particulier sur lequel il y aura lieu de revenir par la suite. Enfin, '^^^

est rendu par -(xa- dans Aajjiapr;:; -^ ^, OJaii^ap/, © |\H.

2" F., u, I, El, dans les iiuin> comme neTsap-p/;? dA^^^K -r— ^W, NE'fîp-?T.s-, neTetppr;;, Mcv/épr,;, TavyÉpT.;, et tous les noms en - — n final qui sont transcrits -pr,? à l'époque saïte et qui deviennent -pi^ à mesure que l'itacisme fait des progrès; quelques-uns d'entre eux présentent une double forme de la finale, 0Jatppï;<; ©YO' et 'A-piT,; ©| ^■0, ^-'??i-' et Xaoplr,,- 0 , et nous expliqueron.'^ un peu plus loin l'origine de ces variantes. Les papyrus précoptes nous donnent de même des transcriptions Ba.u-ps, Kojjip£-/.o(jipT|, Mipi-ope, où l'élément -p£, -pn est l'équivalent de , - — o, Ta-'.J{TtT-;vT/.. Tst-gJtTtTTCTg.uT,!, où l'élément Hi répond à " et cet élément se réduit à ■. dans le nom propre n'.vrowp A^

^ V ^®, le thème hot, pluriel d'un *hi, qui doit répondre à ^i; enfin

les noms de décans qui renferment le mot . T-r,yvr.: ^ i<:,7-r,yj ^ /K^^.Tttt,-

® ï^^:A:, ou les noms d'hnmme tels que ii:9,r/};, i^^ T ~ 'J'J yf ^"^ ''■"'/.'^ *^*^ '®

AAAA^.^

qualitatif *Hn^, *hu^ de wng, wn*. a-ng.

3" 0, il. ov dans o. lo, i/raïul . dans XvouSwvEêir.S Q^w r^f ^^^^^'^^^ ¥ J|V«.' ^°°'^

nionio a^^ /V^^M , 'AveSoj, 'Av£6-K 0 ,-, ^ ^ ' ^'^ d'une manière générale les transcriptions grecques du Papyrus gnostiqiie donnent o, w et une fois j prononcé alors ou partout où il y a a et le groupe - — o, ; dans les noms comme 'Eowvjyoc,

"Er'ôvjyo,- H ï -¥" Mi 'AoOv/t,- C\ ^^ Vfs , 'A-ù-f/t? 9 T'Vff'» et dans d'autres noms

III. a (^/ans les transcriptions de l'hébreu ou transcrit en /léhreu, en assi/rien

et en cananéen. — Les transcriptions assyriennes du temps d'Assourbanipal donnent déjà *ou précédé du signe qui marque le u en cunéiforme pour le groupe dans

Pirov (Pi-ir-lu-u, Pi-ir-lv) pour et dans larov {/a-ru-lv-v) pour |l ;;jjj^

, et 0 dans l'intérieur du mot par a ou e accompagnés du même signe, Sknou

(Sa-lA-nu, Se-lE-nu) )) Tanis; dans le même temps, les Hébreux rendaient ces

mêmes caractères de la même manière, nij-is, © 9 ■0' '■'isn, où la forme grecque

'A-mpiT,; montre que la ponctuation massorétique est erronée, © fn h 1 avec les ponctua-

D "lyT? Q s. '"

tions DDan et oDac-i, AsT m5^ u-istiib. Si nous remontons iusqu'à la XIX* ou à la

XVIII® dynastie, nous devons remarquer tout d'abord que les Cananéens possédaient

un L* dans leur langue, mais (]ue, se servant d'un syllabaire qui n'avait pnint le signe

correspondant à ce son, ils ont employé divers procédés pour rendre le c et le a

égyptien lorsqu'ils le rencontraient. 1" Ils en marquent la place quelquefois par le signe

d'aspiration de l'assyrien, quelquefois simple hiatus entre la voyelle précédente et le

phonème exprimé en égyptien par o, ainsi pour le mot a au commencement ou

à la (in des mots ©î ^ Ri-K-na-pa en égyptien Riknqfa, RiAnafé, ©(tin

1^ Ri-K-ma-se-sa en égyptien RiAtnasése, a^ ^. '^^ ^ ^' Pa-ri-h-ma-hn-u

1. Ce n'est qu'une liypothèse pour rendre en égyptien la dernière partie du nom a-l}u-H cunéiforme : le nom Paridma/i/wu. ainsi rétabli, exprimerait une idée analogue à celle qu'on trouve dans lo prénom contem-

DK I.A IMinxirTIQrK ItCYPTlKXXR 107

en égyptien Purixmakhou, Q m^'Q Ma-nn-ah-pi-ir-(j\ en égyptien Manaklipirix, Q'^zz^^^Ni-ih-inn-x-ri-x, Xi-iiii-niH-ii-ri-i/A, etc., en égyptien Nihinoukrik, AU'inmouÀriijA, oTmi Xa-ap-liu-ul-rn-ri-i/A, Na-ap-hu-ru-ri-x, etc., en éffvDtien Nnfixiiourourik. Na/khourrik, 0 Mi-in-pa-f).i-ri{sic)-ta-ri-x en égyptien

Menpahitarik, 0\fir"^ Mi-in-mn-a-ri-A en égyptien MenrnQukrik, (DxSi^ — ^ T'a-a.smii-n-n-A sa-te-ep-na-ri-A en égyptien OuasmoukriA satepnarik, puis pour les noms I OO^ Ta-ah-ma-i/Aen égyptien Ptahmkia, (j(|^ MA-A-ya en égyptien

Mkya, gQO^ Ha-a-i\ Ha-a-a, Ha-a-i/q, Hx-ya en égyptien Klikia. y Le » est rendu par une aspirée h, ^ ix U=/l^ wehu, we-hi a côté de we-x. u~e-u, etc., en égyptien ouxou, oii-È-oii. '3° Derrière un V\ dans la combinaison -^, le cananéen ne l'indique par rien, ^^^tn^^lK 5 mx-ha-an en égyptien MAhana, ^^ f IlOS mx-zi-ik-da en égyptien mk^iqte, masiqte. Les transcriptions assyriennes présentent certaines particularités qui demandent quelques explications. Le mot - — o est transcrit RiÀ, RiYÀ au commencement, au milieu et à la fin des mots; Ri est la vocalisation de

<3> et À celle de o, et le y de Riyâ se développe automatiquement comme c'est

souvent le cas dans toutes les langues quand un i se rencontre en hiatus avec un a. Toutefois, dans la combinaison, RiÂ, Riyâ, l'accent est non pas sur la syllabe Ri, comme le veut Ranke, mais sur  : lA de RiÀ forme une diphtongue ascendante et par là s'expliquent la résolution de lA sur  eu atone Rkmessès à l'époque grecque pour Rikniasésa à la XIX'^ dynastie, puis le passage de  en Ê dans 'A-pî-r,? et la résolution de la diphtongue ie sur Ê dans Rè à la finale accentuée, ik-r/zo-^!;, Tay/sp-iic, 'A/epp-r,?, etc. La transcription Mou de ^^m parait difficile à expliquer de prime abord. Après avoir écarté le t féminin et son expression vocalique qui disparait en composition à l'atone, il faut se rappeler que, dès la XVII1« dynastie, le 'K^ compris dans ^ s'est

changé en ou comme il arrive derrière ^\ et ~wv^a; Ma(^^K/( a) est devenu régulièrement '«ou(^^jrt( fl), et la diphtongue ascendante formée par ou s'est

résolue sur À dans o:7i,uapv- de 0 |y), ao(;j-3(?t',- de ^^. Les transcriptions MÂia,

Khàia ne correspondent pas exactement, comme je l'ai dit et comme Ranke Ta répété, aux orthographes ordinaires ^t^^' ^H^' "^^^^' ®*^"^ ^^ second empire thé-

bain, les noms de ce type ajoutaient en finale un ^^ , auquel l'orthographe assyrienne assure, comme on voit la prononciation a, ^t^^^' 'J^'^v' ..^S^^V'

''^ HH^^' I^^^^' ^*^" Q^'^'^'' ^ la combinaison ^^. , elle a double emploi,

ainsi qu'on va le voir.

La contre-partie des transcriptions cunéiformes des noms égyptiens à El-Amarna nous est fournie par les transcriptions hiéroglyphiques des mots sémitiques dans les textes du second empire thébain. Le u cananéen et hébreu y est rendu ordinairement

porain ^^ ^v^.-a [I '-'^^^ devenu dans la tradition classique '.A/îppr,; ^^ , prénom que portèrent plus

tard les pharaon> Siphtah et Ramsès Vil. Ranke {KeilschriftUches Material, p. 16, n. 1) propose )^\Q

sont trop connus pour que j'insiste longtemps sur ce point. Je dois observer pourtant que trois ou quatre siècles plus tard le signe ■»-= exprimant le r est accompagné parfois des signes 0^. comme pour approciier davantage au son hébreu; ainsi, tandis qu'on rencontre chez Shashanq ->-=> (] 'K^ l^-^^ j^v avec *-=■ seul pour y, on trouve

à côté o-=> ù '^ i v\ 0 'K r^/N>i naïu, et il faut nous demander ce que cette orthographe peut signifier : il nous sulllra pour h' moment de dire que 0^^ est la notation approximative affaiblie de la prononciation du r-p- sémitique et double par conséquent l'orthographe •>=>. Qnehiuefois, probablement dans le cas d'un c prononcé plus fortement ou tournant au i arabe, ce r est expruue par fi ou S, S^^"^— ^èÀo "'??'?'

S"^, l'^^^'vxc^^^^ mr, "^^ ^v v"^^ ^V"??' *ï" analogie avec ce qui se passe en assyrien où njr est rendu par Knn^atoit. iMifin le u qui se durcissait dans les exemples précédents s'affaiblit tellement dans d'autres cas qu'il n'est pkis représenté par un signe particulier dans rortliograi)lie égyptienne (1(1 JlV 0 ^?"' *^'^' '-1"-''^ ^^^

représenté par un (1, 1 )l(l, 1 \i\ JJ à côté de nsg, 'f'jO, et l'on remarquera que dans les inscriptions phéniciennes ce dernier nom peut subir le même affaiblissement et s'écrire parfois f'^^', réciproquement l'égyptien a quel(|uefois un o

à l'initiale où l'hébreu montre un simple r : ainsi eiu^sk est écrit JL à côté de

(IgA— *^. D'autre part, si l'on compare beaucoup de transcriptions égyptiennes à leur

prototype sémitique, on est frappé de ce fait que Rouge avait déjà noté que le û de

la combinaison -^^, , ne répond pas le plus souvent à un v, mais (|u'il marque simplement la place d'une voyelle emphatique, « qui sert de complément ordinaire à la » consonne' », au commencement ou au milieu des mots, tandis qu'il serait le plus souvent muet à la finale, si l'on prend les noms hébraïques avec leur prononciation massorétique, mais les formes de l'hébreu classique peuvent ne pas répondre aux formes anciennes de la langue. A comparer les transcriptions égyptiennes de la XVIII» et de la XXIP dynastie avec les formes hébraïques telles cpie les Massorètes les vocalisent, on trouve que a ainsi employé à l'initiale ou à la médiale peut répondre à un

A, à un f^^. ^t un ., ^ ^ ^^ nn« , ^ ^^ Ma.iS, Mayeth, |^^](| . |^^

li(l 113», ^'^'??' Ms..^ I '^'^^o. etc.; on remarcjuera que dans ces endroits,

ainsi qu'à la Hnale, il a le plus souvent pour variante û a ou û û, ^^^^, , comme

si l'on voulait écrire le verbe '^^^^ donne/-. Toutefois, si au lieu d'user de la forme massorétique on à recours à la forme grecque ou à l'assyrienne, cette différence de vocalisation interne tend à s'effacer presque entièrement et à se résoudre sur a :

MAgadou, M^gidou, MayESoii au lieu de nao pour ^\ ^ ,)|M'^%^1| (]' ^'n°"'~''<>>.

M»Yoa>.a, Mî-fSaX au licu de biJD pour l'égyptien V\ ^ \ . M^^iv au lieu de 'rsç?» pour

1. E. DE HouGÉ, Mémoire sur l'origi.nu égyptienne de Valjihabet phénicien, p. 93-9-1.

|)K I.A l'IluMCIU.lUK F.CiVPTlKNNP: 109

5^ J)Ttî (1 , -SZ/rtMAsA au lieu de ta^ pour TtTjT à a TjTiT . On peut y ajouter beaucoup de mots sémiticiues transcrits par un -^^, '^^^ initial (pii ont garde- d<' tout temps ou (lui avaient à l'origine une vncalisation en a, ainsi ^^^^ 'K^ Jy II 0 ^-î*-^

répond à une ancienne vocalisation en a (pie l'assyrien a conservée dans n\rkahtoii, tandis que l'hébreu biblique affaiblissait Ta primitif en e, nnsio, et ne maintenant cet A qu'au pluriel, riss-iD, etc.

En finale, ^\ o, , nous offre le même problème qui s'est présenté à nous à

propos de la terminaison '^ des transcriptions égyptiennes' : on la rencontre dans des transcriptions de noms cananéens là où l'hébreu ne présente aucun équivalent pour elle. On a donc dans les listes de Thoutmôsis III ^\ ^k'^ " correspondant à

l'hébreu dIiç, JtTtT "^ correspondant à l'hébreu Qy\t , (J | \^ dans

îtlJ (1 II v^ correspondant à un hébreu nl-ix ou onk, (jO Q ^v'^ " correspondant à

un héljreu nn;, et l'on ne peut dire que ces formes sont des pluriels; les quelques pluriels masculins en d- qui figuraient là sont transcrits en hiéroglyphes par une finale en ^v simple, cnûtj '="00 ^\^ pluriel de nan ou O^s, P'^"®' ^^ °"^- La liste

de Shashanq complique le procédé : non seulement elle met un à la finale des noms

propres qui se terminent en hébreu par un d nu, mais elle ajoute souvent à cet a une

terminaison 0^.' ^^^ 0 ^v P'^^'"" ^^^^ ' ^^ '^'^ii ^^1^ donne la terminaison

en équivalence de la terminaison a, \I/ □ y^ (j^^Qi:^ orBï! à côté de

zz: i%^\yi D^:na. Nous avons vu et nous verrons par ailleurs que, dès les époques an-

ciennes, on rencontrait 0 ^. en variante de a, ainsi 1]^- ou (1 "vs csa g?) pour

, et pour gA : le même fait paraît s'être produit dans la liste de Sha-

shanq, et (I ^^ y est la variante de a, avec cette complication que les deux formes

peuvent se doubler, "0^^ P'^^*^ ° ^^ ^ "^v °*^^^ essaierons bientôt d'expliquer pourquoi. Actuellement il nous faut rechercher ce qu'est ce phonème vocalique plus ou moins fort perçu par l'égyptien, après la finale en a nu que nous montre l'hébreu clas.sique. Si nous recourons aux lettres d'El-Amarna, nous y rencontrerons des formes analogues à celles des transcriptions égyptiennes. Le pluriel équivalant à n:" liébra'ique y est pour le mot eau, par exemple au génitif rni-e-rriA, ou à l'accusatif mi-mx au lieu de D'à, pour le mot deux suivant le cas sa-me-niA. ou sa-mou-niA. au lieu de a-av, pour le mot prisonniers, a-si-rou-mx au lieu de Q'TÇ><, et ainsi de suite. Nous n'avons pas à nous inquiéter ici de la vocalisation interne qui marque les cas : il nous suffit de noter ici que, pour former les pluriels cananéens des noms, on ajoute généralement à leur état absolu l'enclitique ma qui remplit auprès d'eux le même rôle que la mimmation au singulier. La finale a de ma tombe pour aboutir à la mimmation, et il nous reste alors un thème en -êm ou en -im et un thème en -oum : on obtient

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