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DE LA PHONÉTIQUE ÉGYPTIExNNE 113

fhanl.s pdiHilairc^s de la llauti^-Égypte, ils ont traduit, assez iiTéguliéreinent d'ailleurs, les ^ par des voyelles doubles aa, éé, n, etc., selon la vocalisation. Et en effet, expérience faite sur le nom Je, si on ouvre la bouche toute grande sur un a et qu'immédiatement on pousse un second a sur le premier, on obtient une prononciation gutturale de A suflisamment ressemblante à la prononciation indigène du $-. I.e dédoublement

°^k.- ^^^^® " '^o""*^ plus fort ou plus faible provient probablement d'un fait

de ce genre et résulte de la difficulté plus ou moins grande que pouvaient éprouver

certains Égyptiens à reproduire la prononciation originale de o. Si maintenant on

se rappelle que o. '>-=-, est employé par les Égyptiens de la seconde époque thé-

baine pour rendre le r-^ cananéen, on conclura de ces différentes observations qu'il correspondait comme signe à un phonème guttural plus doux que le l'-p et susceptible de s'adoucir encore; nous essaierons plus loin d'en déterminer la valeur.

2'' Le groupe 1 a la même histoire que le groupe û'^^: assez peu usité par la y.orrr, ramessido, il est relativement fréquent à l'âge mempliite et au premier âge thébain. On a donc 1 ^ R^ mais au.ssi <=>^. û ^J ^^ (1 X Jl mais -]M ^ et "T^

X^, i\-^ mais -^, ^^ ou ^g mais ^^, ^^ mais ^g, et ainsi de suite. Quelques-uns des mots ain>i écrits .se sont perpétués jusqu'au copte, et alors 0 devant a correspond à ei-i de même que U devant ^^, 1 a^aa^ euo, ««. T.

KO T. M. I*. M., ] I V ""2 ^^^- (mais le thébain n'a que la forme sans n initial oog où

la combinaison oo équivaut à a ancien) ; le copte cko T. eto T. M. ko M. B. montre

que l'orthographe constante 'y.-j nous cache une combinaison ' 'l f^^^^'^l- ^'^ plupart d'entre eus se sont résolus dans la v.r,:-,!, et sur le copte sur un phonème simple, 4 /v sur ° J\ et sur oA T. M. ô.Ae T. e.',\Hi M. (de ^^ a), i =^v-=^ sur a£ 1 <==> Ci a

l i\ et sur oq- .1/. lofee T. (de t;^ L=il)-

3'^ Les groupes (J ^^ a, (1 'l^ ■ "L » o"t été déjà expliqués, et les groupes

se rencontrent rarement, mais le groupe et sa variante

ne sont pas rares, au moins à l'époque de la zotvr;, ~~^ 11^^^^ ^t

"^ ""^ Pn *' ^'ôté dp ^ Pn ' '' '^^ Pn ' ^ ° '^ f t ° "^ à côté de ^

et ^(](]-^^^àcôtédeâ:3;;^(](]^^^oude ^^I^",^,. ^Z^"^ à côté de et ; fJJ a côté d... ft « <'" , Pi . , ;^ i » "'«" "« „

• ?1' rZ^\ * Côté d^-^^. i^,^,, ^- „ côté de 2^,^,. ^ a .«é de 2^1^. ;|| . c«é de ^|î, l^-fe. |::^|. ^\

S fl

et fl) , etc. Erman, qui a étudié une partie de ces formes, les attribue à ce qu'il

appelle l'a^isimilatiou de l'a'ùi aux autres consonnes faibles'. L'explication peut valoir

pour le redoublement de .- -/i initial : elle ne rend pas compte des formes où le n

est médial comme dans - — o2 i ou final comme dans Jj) iZ-i. J'omets d'examiner ici

DaJ n 0^ S (1 — Jl\ 1 ^ , ,

le cas des formes verbales comme fi T et d : ou le second — a peut être la se-

conde radicale redoublée 8 Y se réjouir d'habitude, d) se lever d'habitude, à

côté de S.. d\ se réjouir, se lever : le copte me suggère une iiypothèse diffé-

rente. On se rappelle que le thébain et d'autres dialectes emploient des voyelles redoublées, «[&, HH, oo, ww, etc., où le raempliitiqueet d'autres dialectes se contentent des voyelles simples *., h, o, lo, etc.", et M. Lacau a montré que cela arrive, entre autres

circonstances, dans le cas où la langue antique présente un o'. Les variantes

1k ï^, fl, fl ^^, se retrouvent dans les documents précoptes et coptes sous

les formes een, *.«.« T., formes à voyelle redoublée de en -w.^, o et *.«, *.fe T. M .

^; fl redoublé équivaut à «., e redoublé, i>*^, ce. .le pense donc que dans les

cas analogues la réduplication de l'quivnuit en égyptien à la réduplication des

voyelles en copte, c'est-à-dire à l'allongement particulier de la voyelle que marque

cette réduplication. Donnant provisoirement à d une vocalisation *aa, on lira donc

*AAB, non pas A-f-AB, /\ *aa, non a-|-a, P.*aarait et non

A-f-AR-AlT, J!T| 2^3 *ZAAOU et Uon ZA-f-AOU, °fi t SAAHOU et non SA-f AHOU.

On aurait de même dans la variante tardive (1 -^^^^ l'équivalent du thébain eioop

où l'allongement (2 s = oo serait en compensation de la chute du ^ médian. Le thébain, redoublant ses voyelles, n'aurait fait que continuer au début une habitude de la /.oivr;, qu'il aurait ensuite rendue plus générale par analogie.

Cette discussion nous amenés jusqu'à l'époque memphite, c'est-à-dire jusqu'à un temps où nous sommes privés non seulement des transcriptions en caractères cunéiformes, mais des transcriptions égyptiennes contemporaines de noms sémitiques. Il y en a pourtant (|uelques-unes dans les Mémoires de Sinouhtt, pour lesquelles le manuscrit n" 1 de Berlin, qui fut rédigé vers la fin de la XII" ou vers le commencement de la XIIP dynastie, nous fournit quelques bonnes orthographes. Pour û simple, Beni- Hassan nous fournit le nom propre (1 JN^ d'un cheikh cananéen, que j'ai rapproché il y a longtemps du nom hébreu ''Ç'ax "K>2S : *^, étant affecté d'un trait, est un idéogramme, certainement celui de MtT"v\ []|1 ■^'î", Abishai ou Abshai, ce qui forme un calembour graphique sans analogie avec le sens réel du nom asiatique. La combinaison n *^ se retrouve dans le nom de pays il "%. "k^^^^^^ ^^'^ Papyrus de Berlin, que Max Muller a découvert à Karnak, sous la XVIIl'' dynastie, mais ici encore le scribe a cru reconnaître un nom de plante égyptien, probablement l'original de ce qui est en copte ei*.4.Tc T. IO.T M. linum. Il a probablement altéré pour cela la forme du nom, ce qui

1. Krman, Assttn'latioa de^ 'Ajin an andre fchwac/n' k'onsonanlen, dans la Zcitfclirifi, 1908, (. XI.Vl, p. 96-104.

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