AA/\A
122 INTRODUCTION A L'ÉTIDE
AAAAAA
sonnent successivement Axdet, \i\de, Eôrfe-eiioTe, kkou, ÊÀoa, ïÂ-i*., lô-eiw.
Du moment que dans le copte les mots ^A» aboutissent à wig, ior, avec un u>
simple sans ei-i préliminaire, c'est que l'ortliograplie (I v^ rTr-igTv, (1 ^. [ ne correspondait pas à la prononciation exacte, et par conséquent que il ^^, n'était pas un
équivalent complet de o ; un mot renfermant o ne pouvait aboutir à une forme
possédant l'ci-i initial en copte que lorsqu'il préfixait régulièrement un (1 devant û,
t\ AWVNA 1
comme i aaa/^ eid.-j&^ eito-io).
1 AVi.^AA
û médian suit les destinées de (1 initial tonique. Lorsqu'il est ancien, le plus souvent il s'altère, et alors il absorbe la voyelle exprimée ou non exprimée de la consonne précédente J (1 .^^ &^k T. fewn A/., J(|^^^'^ èh.s' T. kn-s. M., %>(|"^è^ orto
(dans 'Pr,oj<.), le (| s'est fondu dans^ ou-ot et *^, est devenu w). Lorsque le son équivalant à (1 antique est entré dans l'intérieur du mot vers l'époque de la /.oivr;, il a généralement le son I, et alors il peut ne pas être noté dans l'orthographe traditionnelle ou bien être marqué par la notation plus récente, \\\\ comme par le (j antique, J ^ &oine T. oirwmi M., J (J(J "^ %*= *oTvif.
Ces formes en i médian ont dû se multiplier dans la zoivr;, mais nous n'en soupçonnerions pas l'existence, si le copte ne nous en avait pas conservé les dérivés oeiK T. wiK M. iJK 5. de"^^^ ^, ce qui suppose une variante 0^.^ , > ^"^''^S^^^ ^ 0 ^v '
AAAAAA ■ O j'^3'
noeiK 1\ Ï1W5K M. de ""— ^. HoeiT T. iitoiT J/. de I o , OTieine T. de -^^^ J\ , juA.€in T.
A&Hin B. AiHini M. de , c*.ci« T. cHini M. de V\^, etc. Ce n'est pas le lieu d'en
rechercher ici l'origine : il suffit pour le moment d'en constater l'existence.
Le (1 final fut remplacé presque partout par le [1(1 dans l'orthographe courante, à partir de la seconde époque thébaine, mais cette substitution avait commencé à l'époque memphite et réalisé de très grands progrès à partir de cette époque : il convient donc de rechercher quelle pouvait être sa valeur au moment où le remplacement de (1 final par ]\\\ s'est opéré dans l'orthographe. Il va de soi qu'il ne sera question ici que de la valeur de (|(| final, et que je rejetterai au chapitre des sonnantes toutes les discussions relatives à \\\\ en général. Graphiquement 0(] étant (1 redoublé, sa valeur doit être celle de deux (1, et, de fait, l'école berlinoise considère des formes IT)P Ijû' ^s2>- ûû. A
[10 à la première personne du singulier comme répondant à ifl 'Ij + (]. ^s>-[l + û. "^X*
H-l" (1, et elle les transcrit msj-j-J, "'i + i, /'t/j + J, tout en admettant (jue c'est là un reste d'orthographe ancienne et qu'ailleurs dans le même temps [1(1 représente un son simple, ^i [j [1 , ^^[l'";:^::^ : mut~k pour mil-k-, hjhi-lx pour hfts-k, selon sa
manière de transcrire. Mais est-il bien certain que \\\\ ait dès lors, et dans cette position, la valeur des i = j des Berlinois? Il est prouvé par les noms propres que sous les dynasties memphites le signe \\, servant de variante au pronom w^ de la première per sonne, avait la même valeur phonétique que ce dernier : c'est ainsi que ""^Jt
(Lepsius, Denkmâler, II, pi. 10) se rencontre sous les formes ^^^t [] et "^r,
AAAAAA 1
(iD., iota., pi. 110). D'autre part, la préposition '^«aw revêt dans les textes des Pyramides
1)K I.A IMIOXKTIQMK KGYPTIENXK 123
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les funnes n et (i [i ' et correspond dans plusieurs transci'iptions grecques ou coptes à NA, NE, NI. Il semble Inen, [)ar les variantes, qu'on trouve dans le sens de ces exemples à l'époque niemphite que [1 linal et (1(1 avaient dès lors la valeur i, et <|u'on prononçait "^^ (1 ^ =: <=^(|(| *ma/-aï ou *meraï, ^, (|, ^^f""^^^, ^=f^^^ *Ouararinaï ou *Ocraî-iné\. La marche suivie par le son  pour aboutir à i est probablement la même qu'on observe dans beaucoup de langues, mais, sans insister sur ce ' point, il suffit de constater qu'elle est très ancienne et qu'on trouve (^(1, à la IIP dynastie, à côté de ® y\ (1 ou de 1 ''i'=— (1. Une fois établie pour la finale, elle fut appliquée à l'initiale, surtout lorsque (1 se trouva en contact avec un *^^ ou un - — a suivant dans l'orthographe. Il semble en effet que l'égyptien très ancien fut sujet à une sorte de prosthèsede cet (1 devant les voyelles, qui, d'abord non écrite, fut plus tard représentée graphiquement dans les mots, et qui entraîna des modifications phonétiques dans ceux d'entre eux qui étaient formés de plusieurs occlusives. Les textes des Pyramides en sont remplis, aussi n'en citerais-je que quelques exemples, tels que [1 lY';^^, A'^JÇ^
^^ , \\ , \\ |, et ainsi de suite pour cette catégorie. Doit-on prononcer sous (1 une voyelle simple, Â.skou, tslimou, Xkhpoii, a^cIou, ou admettre ici un y-i préfixe vocalisé, yah/wu, YAshmou, Yxkhpou, Yx^dou, dans les deux cas avec suppression de la voyelle placée entre les deux consonnes écrites à la forme simple, ,
[\^=^' ^^' «^'^•- L'analogie des formes telles que (] "^#, \ ^ J- \^ ^ * krapou-Hfn, A'ndnou-tk.xxoTs-n, Anâpou-Anoûpou-Sk^noTm, me fait pencher pour la première hypothèse. A, comme tout ce que nous appelons voyelle, renfermait un élément consonantique très léger, qui a permis à certains linguistes européens de le traiter comme une sonnante : l'égyptien employait l\ avec sa valeur purement vocalique dans le cas où il précédait directement la consonne suivante; il ne donnait la
valeur de sonnante que lorsque l'orthographe présente en variante un *^ ou un a
derrière h. Or (10^^=^, l]'^"'^. i Op,. ^ ^^ - '^^^■' ^"® présentent jamais, à ma connaissance, des écritures (j'^lY^^z:::^, i]'^'^~'^y' n'^n' h"^*.^^' Dans les cas,
au contraire, où les orthographes en (1^^ . u o, interviennent en variante de l\, de
*^, ou de a, le signe u prend de Ijonne heure comme correspondant un i-ij-J prononcé qui a pu rester en copte : *^ 9 devenu (1 '^ fi , et par suppression purement orthographique du signe représentant la voyelle À (1 Q , est en copte eiwg^e T. lo^i M., et on a de même^^~rr~, U TT" , (J^^ P -^- i^^c. i"c M., etc. Toutefois, dans
la plupart des cas, la forme en l\ prothétique est revenue à la forme primitive vers l'époque où (1 avait remplacé presque partout *^, dans l'usage graphique, au début des mots, et où il n'y avait plus sous les deux signes qu'un son a et ses substituts historiques E, Ô, ou, ô, ^^ /2l = (1 ^^ = (1 eAooAe T. js.AoAi M. Une forme telle que «eoT T. iwt M. pater suppose, comme je l'ai déjà dit, une forme égyptienne
1. Maspero, Notes sur quelques points de r/raminaire, dans la Zeitschri/t, t. XXI, 1884, p. 8:-!-84.
124 INTRODUCTION A L'ÉTL"DE
seconde \ ^Sr» 'lui ne s'est pas rencontrée encore à côté des orthographes traditionnelles \ , c
go "^^ ^ À grave. — Cette donnée nous est fournie par le copte où le son qui succède dans l'orthographe alphabétique au signe "^ de l'orthograplie hiéroglyphique est toujours man|ué a la toni(|ue par une lettre longue, généralement co. Ici l'histoire est beaucoup moins longue à retracer que pour [1. A partir de la XMII" dynastie pour le moins, c'est-à-dire dans la xom;, <^ n'est plus employé au commencement des mots que par tradition : on écrit bien encore ^Sj^'^, ^^n^' ^, ^'
mais il y a de plus en plus tendance à écrire \\ ffl J ~«^~^, O,-,^- 0 "^î^- 'j^.'^' HmP ^^ , 1 ^A et û^;^^. i]n®r- „■ Comme je l'ai déjà dit, à l'époque gréco-romaine,
s ^^"^v '^® ^^"^ l-"^"^* ^^ ''' tonique que les variantes graphiques d'un même son lo, w<î'& T. wxq M., loTH T. M., cotT M., cjgc T. loc^ M., dans la plupart des mots que le copte a conservés. Or l'o tonique descend très souvent d'un a ouvert ramesside, ainsi que je l'ai indiqué déjà souvent, et que les transcriptions cananéennes le prouvent. Et cela est vrai en quelque place qu'il se trouve en copte, ainsi dans ctw T. AI. où l'équivalent hiéroglypliique est [I l|^'^^l](] • le ^ féminin est tombé, dénudant la vocalisation
féminine M = i-e, qui, se diphtonguant avec w de'^i^A toniiiue, s'est résolu sur ce dernier son, comme je l'ai mentionné il y a longtemps déjà. Il est inutile de citer d'autres exemples de ce fait bien connu : il faut observer seulement que À tonique écrit'K^se combine alors avec un i-e, m masculin, la diphtongue "^^^(^(1 Àï peut se
réduire également sur e, P J^'^t^tli ■'^<ib-\ï, ■^'^•'Àï, cfce T. M. cèk B., et cette di.s.si-
milation phonétique de"^^!]!] masculin '^'^'ec'^ÛO <^e'^(|(| ^ féminin, toujours maintenue, eut pour efïet de perpétuer la distinction entre les deux mots, qui, s'ils s'étaient transformés de la même manière, auraient fini par prêter à l'amphibologie phonétique. Dans bien des cas, la combinaison *^ 0(1 avec "^^ à la tonique correspondit en copte à une valeur «.i, ei, selon les dialectes où «., comme toujours, caractérisa plus spécialement le momphiti(|ue "Çx O^J îJTlr /) '^*"''' ^ ■ ^^- ^- ^" ■^■' V A ^^tH ois"2t*.i T. M. o-s-iiei ■^•' ^"^v^'l ^ 2*"' ^- •'■''• 2" ^- Ce n'est pas le lieu d'essayer l'explication de ces dif-
férences de traitement phonétique dans la forme dernière de la langue : il suffit de noter ici qu'elles tendent toutes à nous ramener vers la valeur À pour n^ tonique dans
les temps plus anciens. ^^ atone s'amuit à la médiale ou à la finale, ffl ^, J V 9 rikbmli, GBoJ'en copte s'fcoe, a'fcoi T. ■s.^oi M., U"kn, ^v 00 ^ /xkmdï-KMOï s'axe T. M.
^^T., J^^JV^^ baÙAS..!.T. M., ^l\2^ plfûkhA-pôhbA nco^, n*.j T. t^ix)^ M. Il est probable que l'A primitif devint e féminin avant de s'amuir et (le disparaître entièrement.