‹ Introduction à l'étude de la phonétique égyptienneChapitre 41 sur 43 · Dans la forme régulière, l'aninial tuuriie la tète · texte numérisé non relu

Dans la forme régulière, l'aninial tuuriie la tète

DE LA 1'1I(iX1':TI(,)UK ÉGYPTIENNE 125

J'ai déj.à étudié sous (1 i;i valeur do la combinaison 0^> . il n'y ii donc pas lieu de revenir ici sur t-llo.

3" 0 À guttural. — Cette donnée nous est fournie par la manière dont les scribes

ont employé ce caractère pour remplacer le c-ç- sémitique, tout en tenant compte du fait signalé plus haut qu'ils ont pu le remplacer ou parfois le doubler par la combinaison des deux signes (j'^^dont la valeur se rapproche lorsqu'ils sont ainsi assemblés de celle du signe sémitique, mais ne couvre pas celle-ci entièrement'. Toutefois, ce son était de nature trop instable pour garder indéfiniment sa valeur primitive : dans la y-m-tr, ramesside, il semble ne l'avoir conservée que par tradition pour rendre tant bien que mal le v-f- dans les mots sémitiques que l'usage ou la conquête introduisirent dans la langue, mais, partout ailleurs, il n'est qu'un a non guttural, long de préférence, mais qui, lorsqu'il est atone, s'abrège et s'amuit. Ajoutons, comme dernier trait d'identité de nature, que les trois signes peuvent se supprimer également dans l'orthographe hiéroglyphique, ce qui semble bien prouver que, ne recouvrant pas à l'origine des sonnantes, ils doivent marquer des voyelles. Mais je ne veux pas appuyer sur cette considération dans cet article.

En résumé, la conclusion à laquelle m'a conduit une étude de près d'un demisiècle, c'est que l'égyptien a possédé dans son système d'écriture trois signes et leurs variantes graphiques, qui correspondaient chacun à un son vocalique unique II Â. aigu,

*^Â grave, fl a grave guttural; pour parler le langage courant qu'il avait dans

son appareil graphique de vrais signes-voyelles aussi bien que de vrais signes-consonnes. Le temps produisit sur ces trois signes les eâets qu'il a produits sur tous les alphabets. Les différences quantitatives et qualitatives que chacun d'eux pouvait avoir par rapport aux autres s'effacèrent, et ils ne furent plus que des signes homophones ou presque échangeant constamment l'un avec l'autre, mais qui se plaçaient de préférence à des places spéciales : (1 se met à l'initiale d'un mot ou d'une syllabe, l\ Jj (1.^^ h(ï-k-nou, \\^ shà-rà-AOu, *^ tonique préfère rester en

enclitique de la voyelle ou de la consonne qui le précède immédiatement, U ^\ ^M

rÂrfe^-ciwTe, et atone il s'amuit, s"^ J^ *? gkboûi-t^koi, ^l'^rn poTikhk-

nioo, enfin le a persiste à toute place dans l'écriture, mais son expression peut

s'amuir à la finale non accentuée -^ nimk-mix, avec la progression à-d-e. Tout

cela, bien entendu, sans préjudice de la tradition qui maintient jusqu'à la fin des orthographes anciennes en concurrence avec les modernes ^^ fi à côté de UX^ , (1^^ sans "^^ médian ou <=. .sans M ni "^^ que supposent les formes coptes eione 7'. lo^t M., etc. Dans le même temps que ces confusions graphiques s'accomplissaient, une évolution phonétique se poursuivait sans cesse sous les signes d'abord affectés chacun exclusivement à un son. Les phonèmes de l'égyptien comme ceux de toute langue parlée sont en voie de changement continu, et les modifications qu'ils subissent par degrés presque insensibles aux contemporains suivent des lois constantes : une fois

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