Voir p. 113 du présent volume
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donc qu'on a retrouvé des correspondances constantes entre certains phonèmes à deux ou trois dates différentes à l'époque byzantine, à l'assyrienne et à la cananéenne par exemple, il devient possible avec beaucoup de précautions de rétablir les formes transitoires qui se sont produites de siècle en siècle entre ces dates, et même de reconstruire quelques-unes des formes antérieures. Je n'ai pas étudié ici, sauf dans de rares occasions, quelle était l'action des plionèmes les uns sur les autres : il y a là une série de phénomènes que je me propose de déterminer plus loin dans ce livre, lorsque j'examinerai la S3ilabe et le mot. Je n'ai voulu analyser pour h moment que les phonèmes fondamentaux à l'état isolé qui se cachent sous chaque caractère, et constater ce qu'ils peuvent devenir par la suite des temps. Pour ce qui est des caractères [1, ^^, - o, j'ai
réussi, je crois, à montrer d'une manière certaine, jusqu'à la XVIIP dynastie, que les valeurs phonétiques nombreuses, qui se cachent sous eux aux bas temps, se laissent ramener à deux ou trois valeurs; ce point déterminé, j'ai pu remonter par déduction plus haut, jusqu'au point où, n'exprimant chacun qu'un phonème unique, ils étaient de véritables signes-voyelles, tels que ceux de nos alphabets, et non plus des voyelles vagues, ou ce que l'école berlinoise appelle des consonnes faibles, vocalisées variablement à toutes les époques, .sans tenir dans son appréciation de leurs valeurs un compte suffisant de l'histoire de la langue.