Sons of Àthens born in spirit and truth are al
born free raen; Most of ail we, nurtured where the north wind holds
his reign :
La conception de l'Etat était donc une realité toute vivante pour les citoyens d'Athènes où Socrate naquit et vécut. Et, de tant de sujets sur lesquels Socrate ne se fatiguait jamais de questionner ni de discourir, nous pouvons supposer que celui-là n'était pas le moins intéressant pour ses auditeurs. Cependant, nous n'avons pas la preuve directe qu'il y insistât de préférence. Nous soupçonnons seulement, d'après Platon, qu'il avait plus à dire sur ce chapitre que Xénophon ne nous le fait connaître. Xénophon ne relevait que ce qu'il pouvait comprendre; et nous ne saurons probablement jamais tout ce que nous avons perdu par la timidité, la vulgarité d'esprit de Xénophon — qui était digne (pour exprimer d'un trait tout le pis qu'on en puisse dire) de ^devenir à moitié lacédémonien et d'oublier son dialecte attique. Quoi qu'il en soit, nous ne trouvons au total que de chétifs embryons de science politique dans les conversations de Socrate, telles qu'on nous les a transmises. Le passage où Socrate
Children ail we sea-folk of the Salaminian Seamen, Sons of them that beat back Persia, they that beat
back Spain. »
Swinburne, « Athens », dans Tristram of Lyonesse, and Others Poems, Londres, 1882.]
26 INTRODUCTION A I/HISTOIKE
prêche l'obéissance auxlois existantes, en comparant le citoyen qui méprise la loi parce qu'elle est susceptible de changements, au soldat qui se sauverait delà bataille sous le prétexte qu'il pourrait y avoir bientôt la paix, renferme, si l'on veut, une certaine doctrine d'allégeance civile1. Nous trouvons aussi une classification rudimentaire des formes de gouvernement 2. Les noms qui y figurent sont ceux de royauté (BaeiXeta), de tyrannie, d'aristocratie, de plotoucratie et de démocratie. Les expressions de monarchie et d'oligarchie ne s'y rencontrent pas, mais elles apparaissent dans la Politique de Platon. C'est également Platon qui le premier développe l'idée, à peine effleurée par Socrate, que le gouvernement est un art spécial et qu'il ne sauraitetre convenablement exercé, comme les autres arts spéciaux, que pârjdes gens compétents3. C'est d'ailleurs une branche de la doctrine socratique que l'excellence en tout genre, sans excepter la vertu, ressemble à l'excellence dans les occupations professionnelles et quotidiennes, si bien qu'on ne peut l'acquérir, comme chacun sait,