‹ Introduction à l'étude de la science politiqueChapitre 8 sur 55 · Ibid. III · texte numérisé non relu

Ibid. III

que par une discipline appropriée, et que l'on ne saurait l'acquérir autrement. Il semble que cette application de la doctrine ait eu chez Socratele caractère d'une exhortation pratique, pour encourager ceux qui possédaient le pouvoir à prendre la politique au sérieux. Platon broda sur ce thème des aspirations fantaisistes qu'il avouait lui-même impraticables, où il rêvait le gouvernement d'un despote absolu, parfaitement sage, qui n'étant plus entravé par d'inflexibles règles générales, déciderait, suivant la rencontre, ce qui conviendrait absolument à chaque cas *. Les inventions laborieuses auxquelles il se livre pour construire une communauté idéale dans sa République, procèdent des mêmes principes. Bien entendu, dans les conditions actuelles de la vie, les droits politiques ne sauraient être calculés sur la compétence de chacun, à supposer même que l'on pût trouver un juge infaillible de cette compétence; et la seule application que l'on puisse essayer de la thèse émise par Socrate, est de faire tous ses efforts pour s'assurer, autant que possible, que les conditions de jugement et d'expérience ne feront pas défaut à ceux qui doivent, en tout

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