SONIA
ciers). puis le feuillet fibro-intestinal (muscles intestinaux et cardiaque) et les protovertèbres proprement dites (muscles vertébraux antérieurs) y interviendraient aussi.
En ce qui concerne les muscles des extrémités et ceux de la tête ; si chez les vertébrés supérieurs on n’a pas encore vu les lames musculaires pénétrer dans les rudiments des membres et de la tête, cette pénétration à été constatée pour la région céphalique chez l’Amphioxus et les Elasmobranches, la Lamproie et le Triton (Osborn et Scott), divers reptiles (Parker), et pour les membres, chez les Elasmobranches où Balfour à pu observer directement le développement des muscles aux dépens de prolongements des plaques musculaires.
Par contre nous ignorons encore comment se développent les muscles peauciers, les muscles intestinaux et cardiaque. Lors mêmequ'il serait démontré qu’ils ne se développent pas aux dépens des plaques musculaires, il ne s’ensuivrait pas d’ailleurs qu’ils se développent indifféremment aux dépens des diverses cellules embryonnaires du feuillet moyen.
L'ensemble de nos connaissances histogéniques tend done à démontrer que non-seulement chaque feuillet du blastoderme donne naissance à des types cellulaires spéciaux, mais encore que ces types cellulaires se développent en certains points déterminés, aux dépens de certaines cellules embryonnaires, et non indifféremment aux dépens des unes ou des autres.
Évolution.
Mais que deviennent les divers types cellulaires ? Distincts par leur origine, restent-ils toujours distincts dans la suite de leur évolution comme l'a prétendu Ch. Robin, comme le soutient M. Bard.
Ou bien au contraire, les divers types cellulaires dérivés d’un feuillet du blastoderme, sont-ils susceptibles de se transformer dans la suite du développement en d’autres types cellulaires nés d’un feuillet diiférent, selon l'opinion de Recklinghausen, de Rindfleisch, de Cornil et Ranvier,etc., ou nés d’un même feuillet selon l'opinion de Virchow.
re 9