ET DES TEMPÉRAMENTS
Ce chapitre devra être un véritable répertoire. Tous les cas ordinaires ou exceptionnels devront y avoir leur Analyse Stratégique. On aura constitué ainsi une collection qui permettra des rapprochements et grâce à laquelle, au bout de vingt ans, on pourra formuler des règles de conduite nouvelles, établies d'après les résultats des diverses manières adoptées par les individus observés. L'expérience, pour un esprit stratégique, c'est : les gaffes des autres.
On remarquera que certaines actions font arriver rapidement un jeune homme et le tuent ensuite ; par exemple :1e vol de papiers particuliers chez l'écrivain dont il est secrétaire, l'abus de la copie empruntée aux grands morts peu connus, la protection politique, la littérature d'actualité à la
Dca méthodes pnrlicnlièrcs oa
Arsène L... ou les Histoires do l'affaire Dreyfus, les uotcs de tailleurs envoyées aux revues dont le jeune homme est collaborateur, le chantage, les succès de scandale et autres coutumes que leur vanité rend répréhensibles.
On étudiera les résultats de cette attitude qui, au nom du droit d'arriver (1), permet de considérer incessamment le monde d'un œil de serpent en colère ou de Voyant hurleur et maudisseur dès qu'on lui refuse de l'admiration et de l'obéissance.
Et de celle qui laisse l'échiné d'un ambitieux àla hauteur de la cheville.
Et de celle qui consiste à rester enfermé dans unetour, comme M.S...
le Stylite du XIV® arrondissement, ou M. S... P... R..., Termite de Bretagne.
Et de celle qui consiste à se cramponner à toutes les « manifestations littéraires » comme l'acare et la misère à la peau du pauvre monde.
l.La notion du «Droit d'arriver » est de plus en plusrépanduedans la jeunesse. Les sociologues y voient une conséquence de réducation laïque.
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Et de celle qui consiste à essayer de se faire connaître en se rendant ridicule^ en se faisant photographier dans une pose héroïque et en envoyant la photographie à tous, en couchant sa correspondance sur des cartes postales où se lisent les meilleures strophes du signataire, etc. « X? Ah ! Oui, cethomme qui est si grotesque ! »
Et les résultats de trente-six autres attitudes qui prétendent échapper par quelque particularité à la loi générale de la vie littéraire qui est celle de tous les échanges commerciaux, la loi de l'offre et de la demande, la loi d'airain (1).
A quelles conclusions arriverat-on?
Peut-être à celle-ci, qu'il fautchoi-
1. Ici intervient un élément inattendu : le public, qui ne demande rien à la littérature et à qui la littérature offre chaque jour des centaines de kilo{çrammes de papier. Gomment les lui faire accepter? On aperçoit ici qu'à côté de la chaire et du Laboratoire de Stratégie Littéraire, une chaire de Stratégie Commerciale (Littérature) deviendranéccssaire.( Voir plus loin, De la chute en roman- feuilleton.)
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sir la Stratégie propre à son tempérament, tout en ré{çlant les tendances naturelles que l'on se sent, les excès ou les délauts de ce tempérament.
L'obséquieux naturellement restera gracieux et serviable ; Tarrogant, digne.
Quant à Fattitude de présence et à Tattitude d'absence, le mieux sera encore de les combiner, en commençant par la présence (1) et en s'éloignant, avec des apparitions et des retours plus ou moins espacés, au fur et à mesure que la présence devient moins utile.
Trop de présence fait entièrement oublier les œuvres, si œuvres il y a, au profit de Tindividu ; trop d'absence fait oublier à la fois Pœuvre et rhomme.
Moins on a d'œuvres, plus il faut de présence. Un peu de présence dispense de beaucoup d'œuvres. On pourrait établir une loi de proportion; la présence y équivaudrait au moins au carré des œuvres.