DES GUERRES DE CORSAIRES
Du chapitre précédent, il résulte que les combats sont nuisibles ; vainqueurs et vaincus y laissent des plumes, que peuvent ramasser ceux qui ont eu l'habileté de rester en spectateurs autour du ring. Pas de guerre entre corsaires.
Il y a pourtant des cas oii il peut être bon de se battre :
1^ Lorsque Ton est attaqué et lorsque le silence encouragerait Tennemi à tenter une nouvelle attaque ;
2° Lorsque les mauvais rapports que Ton a avec un individu sont tels qu'une réconciliation est devenue impossible ;
3^ Lorsque Ton est bien sûr que Ton n'a rien à attendre de l'égoïste qui se trouve adversaire ;
4^ Lorsque l'on peut tuer (voir plus haut, chapitre De la Prudence).
Dans ces cas, il est excellent de se
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faire une réputation de dur jouteur, qui arrêtera d'autres adversaires prêts à s'engager sur le sentier de la guerre.
Le cours complet de Stratégie littéraire devra établir ici :
Qu'il ne faut jamais se résoudre à « encaisser » une défaite ; car il ne faut jamais avoir Tair du monsieur que chacun peut « botter » sans péril.
Qu'il est toujours extrêmement dangereux d'être blessé, rien n'étant contagieux comme l'envie de lancer une pierre dans une cible déjà atteinte (ainsi dans une basse-cour, lorsqu'une poule est en état d'infériorité, toutes les poules viennent en picorer le postérieur; la bête est souvent tuée).
Rappeler à ce propos les disputes qu'eut H... G... avec L... T... et L... M... Tirer de la première de ces histoires toutes les conséquences qu'elle eût pu avoir pour G... si celui-ci n'avait pas été recueilli et conforté par un groupement politique qui lui prêta sa vigueur (ce qui nous ramène au chapitre : Des Groupes et nous mène au chapitre : De la Politique), Que l'on peut sans inconvénient,
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et mcmo avec avantage, se réconcilier avec un advorsairo qu'on a vaincu.
Qu'il ne faut pas ao réconcilier avec un adversaire vainqueur, parce (ju'alors c'est lui qui tient la paix. 11 peut être tenté de recommencer la f,^uerre.
Qu'il vaut toujours mieux, lorsque Ton n'est pas arrivé aux injures irréparables, arrêter le combat et si<,mer une paix honorable. Il arrive dans ces cas que l'on égorge un tiers pour célébrer la réconciliation.
Etc..