‹ Introduction à l'étude des alliagesChapitre 24 sur 61 · Ô PA · texte numérisé non relu

Ô PA

Weir, se trouve seulement le bureau du capitaine Boy-Ed, qui est absent. Bien que Gustave Stahl soit connu à l’adresse indiquée, il ne peut être rencontré ni là, ni ailleurs.

L'affaire se présente d’abord mal pour l’ambassadeur et l'Allemagne. Elle sera bientôt pire.

En effet, deux jours plus tard, le stewart Litch, qui a été retrouvé à Londres, fait une déclaration indignée, absolument contraire à celle qu’on lui a prêtée et qui est aussitôt recâblée à Washington et à New-York. Litch ignore la femme Weir, mais donne une sévère appréciation de Stahl et de sa moralité. Ce Stahl est, le même jour, contredit par l’un de ses amis de la police secrète allemande, Henry Hardenberg. La femme Weir est toujours introuvable. Et Bruchner, un instant retrouvé, assigne d’autres places aux canons qu’il a vus, double leur nombre, puis, à nouveau, disparaît.

La confusion est partout. Le public et la presse s'amusent également de l’histoire. On demande si ces canons invisibles sont sortis tout exprès du gousset du capitaine ou de celui de l'ambassadeur pour être montrés aux quatre témoins, dont deux seulement existent et dont un seul a été rencontré. Les gens graves assurent que canons et témoins n’ont eu de réalité que dans le cerveau de l'ambassadeur d'Allemagne et que, pour avoir voulu se moquer des Etats-Unis et de leur président, avec son histoire de canons, M. l'ambassadeur mérite bel et bien son renvoi.

L'opinion est enfin et fort bien édifiée. Le président, qui l’est mieux et depuis plus longtemps, mais qui n’attendait que ce moment, lance le 10 juin sa seconde note où il dément toutes les allégations mises en avant par l'Allemagne, nie que la Lusitania ait été armée et « une fois de plus, avec une énergie solennelle, appelle l’attention du Gouvernement Impérial sur les graves responsabilités que, aux yeux des États-Unis, ce gouvernement

a assumées dans cette tragique occurrence ». Il « estime

raisonnable de compter que ledit Gouvernement Impérial adoptera, à plus bref délai, les mesures nécessaires pour

. rendre ces principes (de justice et d'humanité) efficaces

pour sauvegarder à l’avenir les vies américaines et les vaisseaux américains. » [1 demande enfin « des assurances formelles que cela sera fait ».

Par là le président, et après une préparation d’opinion qui n’a duré qu’une semaine, donne un avertissement que l'Allemagne ne pourra pas ne pas entendre; et, dans le même temps qu'il met davantage le peuple américain avec lui, il lui présente d’un peu plus près la vision, la possibilité de la guerre. En outre, et sans parler de la satisfaction personnelle qu'il peut éprouver à dominer, ou « rouler » une seconde fois, et toujours avec la manière, le comte von Bernstorff, il se débarrasse à l'amiable, à son avantage propre et aux dépens de l’autre, d’une haute personnalité dont il commence à trouver les agissements compromettants aussi bien pour son propre et plus prochain avenir politique que pour les plus hauts intérêts des États-Unis, de M. le secrétaire d'Etat William-J. Bryan.

En effet, la démission offerte par celui-ci, avec le pré- . texte qu’il ne peut donner son assentiment à la politique du président vis-à-vis de l'Allemagne, est jugée avec une extrême sévérité par toute la presse (1) à cause de l’heure critique. Elle soulève une véritable indignation dans la majorité du pays et jusque parmi les amis politiques du secrétaire d'État. Elle débarrasse définitivement le président d’un concurrent possible aux prochaines élections et rend la direction politique, l'esprit essentiellement pacifiste et l’incontestable influence du secrétaire d'Etat également suspects aux gens de son parti et à l’opinoin de tout le pays.

(1) Hormis le New-York American.

la partie avec tous les one GES FÉES L'ambassadeur examine les pertes, Ho les rées et, sans doute en virtuose et en beau joueur, reconaît que la partie a été jouée serrée et avec une rare mai-. |

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se par l'adversaire. | ne s’attarde pas là pourtant et pense surtout à

end à son compte l'affaire des cotons américains « Ordres en Conseil » anglais.

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