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presser de faire droit aux demandes allemandes inlassablement réitérées depuis deux ans et concernant le blocus anglais. Il se trouve pourtant que la réalité est tout autre.
Le gouvernement américain, en effet, ignore résolument les menaces, poursuit son enquête sur les coulages opérés par l’'U-53, fait enfin glisser doucement le différend vers la conversation diplomatique en annonçant que, au point de vue juridique, le précédent historique du Kearsarge et de l’ Alabama couvre l'affaire.
Sur le terrain politique et électoral, le résultat le plus net du coup d’audace est d’unir également républicains et démocrates dans un même sentiment de réprobation et d'hostilité contre l'Allemagne et les agissements alle-
mands. Ainsi, une fois encore et très rapidement, se
trouvent écartées la menace de différend extérieur et celle des troubles intérieurs. Tout le bénéfice de l’aventure revient à la politique et au gouvernement des États- Unis.
C’est maintenant la veille de l'élection. Ni les menaces d'Hindenburg lancées en onzième heure de Berlin, ni le coulage du Marina, le 30 octobre, n'auront plus aucune influence sur l'opinion américaine et, moins encore, sur l'élection du 7 novembre. Les Etats-Unis ont toute leur. attention tournée et tendue vers cette élection. La ville de New-York s’y prépare avec son traditionnel déploiement d'affiches, de proclamations, de discours, de cortèges, d’agitation et de bruit. ;
Le soir même du 7 novembre, l’ambassadeur, qui,
comme toute la société de Washington, s’est rendu à
l’un des théâtres de la ville pour suivre, minute par
minute, les résultats des scrutins à mesure qu'ils arrivent de toutes les villes des États-Unis et sont projetés sur l'écran, croit comme tout le monde, vers minuit, que le candidat républicain l'emporte, et est alors vu, entendu, malgré les clameurs et la surexcitation générales, applau-
unis Ps alors que est 1 | En et lui-même, si quelqu'u un doit Te tre, q ra puni.
RC
ce dernier échec sera, en effet, pour lui, LS de consé.