‹ Introduction à l'étude des alliagesChapitre 49 sur 61 · LATE · texte numérisé non relu

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C'est le 6 février, en effet, qu’un message est envoyé par T.S.F. du poste de Sayville, signé du correspondant à Washington de la Gazette de Cologne, un certain Barthelme, au rédacteur en chef de l’organe officieux allemand. Ce message est ainsi conçu :

« De George Barthelme, Washington, à Kælmische Zeitung, Cologne, 6 février.

« De hautes autorités, dont l'identité ne peut être révélée, m'ont prié de porter à la connaissance du peuple allemand que le message (présidentiel) doit être compris comme ne marquant aucun désir du gouvernement et du peuple pour la guerre. La plus grande attention doit être donnée au paragraphe suivant : « Je refuse de « Croire... »

« Ce passage indique en gros quels moyens peuvent exister de s'entendre. D'autre part et malgré le langage employé, il ne contient aucune menace de guerre. L'opinion générale est que le président ne pouvait faire autrement que de rompre les relations pour donner force à la dernière note, mais que c’est maintenant à l’Allemagne qu'il appartient de trouver une solution.

« La première chose indispensable est d'éviter tout ce qui pourrait rendre la continuation des relations impossible, conséquemment de s'abstenir de détruire les bateaux américains, mais de bien affirmer que les termes de la note allemande ont été mal compris.

« Il faut préciser que la guerre sous-marine à outrance n’a été nullement envisagée, mais seulement un blocus restreint aux plus étroites limites compatibles avec les nécessités militaires et que, dans ces limites, la plus grande surveillance sera exercée.

« Toutes les précautions devront être prises pour limiter la destruction des vaisseaux neutres portant de la contrebande et limiter la destruction des vaisseaux

LA RUPTURE Ne

ennemis aux vaisseaux et cargaisons, en préservant, autant que possible, la vie des passagers et des équipages ainsi qu’il a été fait en ces derniers temps.

« Il faut ensuite proposer une commission mixte pour la discussion du code réglant le blocus et la question sousmarine.

« De telles offres, présentées au nom de l’ancienne amitié qui a uni les deux pays, devront causer un délai et permettre d'examiner la possibilité d'organiser une conférence des puissances, possibilité qui a été écartée par une action trop hâtive.

« De plus, il serait à souhaiter que quelques explications fussent données sur la question des navires américains autorisés à naviguer dans la zone de guerre à condition de porter des marques spéciales. Ces explications calmeraient le sentiment amer créé par une disposition à peu près incompréhensible et qui heurte la fierté nationale américaine comme rien autre n'aurait pu le faire.

« Mes sources d’information déclarent de la façon la plus énergique que le pays n'est pas pour la guerre et qu'il ne sera pour la guerre que s’il est contraint et forcé d’y entrer. Seuls quelques milieux très peu nombreux crient pour la guerre; mais l’immense majorité du pays est pour la paix avec honneur.

« Il me paraît que mon solennel devoir est de vous informer de ces sentiments et de l'opinion qui est partagée par des hommes de plus haut rang et du plus noble caractère et qui joignent l'idéal le plus élevé à la bonne volonté la plus sincère.

__ « Si vous jugez opportun d'employer l'influence de votre journal pour trouver une issue à une situation non encore inextricable mais comportant les plus graves possibilités, n’hésitez pas à le faire.

« Je crois honnêtement que la nation attend anxieusement à l’heure actuelle une bonne parole de plus. »

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