‹ Introduction à l'étude des alliagesChapitre 7 sur 61 · LAN · texte numérisé non relu

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même conception d’une plus haute humanité, le même exemple et le même amour des mêmes qualités individuellement excellentes et socialement nécessaires qui forment la chaîne des qualités de cette humanité supérieure : «un intérêt toujours en éveil pour toutes les plus grandes affaires, toutes les plus hautes imaginations, pour toutes les générosités entrevues ou accomplies ; la compréhension, la tolérance, la jouissance de toutes les classes et toutes les conditions des hommes ; l’imagination fécondante, la recherche effective de buts profitables ; la pensée créatrice, une saine et riante humeur, le rayonnement de la vie intérieure, et, dans cette vie, la frappe de la vie universelle dans sa plus haute acception. »

C’est là ce que chacun de nous devra chercher et mettre en pratique, car, conclut l’auteut :

« Nous vivons pour notre époque, une époque où, suivant le mot de Shakespeare, un vieux monde s’en va, un nouveau apparaît — époque de nouvelle spéculation et

qui ouvre large les routes de nouvelles aventures devant la libre course de l'esprit : une scène immense et remplie ; une intrigue compliquée ; un jeu universel de passions ; un épilogue ou une conclusion que personne ne peut prévoir. C'est à ce monde, à ce tourbillon d’actions que notre entendement doit être étendu et adapté : c’est à cette époque que nous devons montrer notre qualité humaine. Nous devons nous mesurer nous-mêmes à la mesure de la tâche qui est devant nous; nous devons accepter d'entrer dans le chemin qui nous est ouvert ; nous devons nous appliquer à savoir ce que nous avons à y faire. Combien libre et haute devrait être l'échelle de notre sympathie, combien droite et juste notre entente du monde dans lequel nous vivons, combien réfléchie et puissante notre action dans la brume de si grandes affaires ! Nous devrions éduquer nos oreilles à reconnaître les voix qui sont genuines, notre pensée à entendre la vérité quand elle est dite, notre esprit à sentir la saveur du jour,

Cela dépend de nous de fréquenter des compagnies déprimantes ou élevantes, dé nous associer avec le fou ou avec le sage maintenant que le grand monde nous a parlé dans la littérature de toutes les langues, de toutes les voix. La nature humaine la mieux choisie aura une voix dans la préparation de l’avenir : et l’art d’être humain est essentiellement l’art de liberté et de force. »

Quelle que soit la valeur philosophique de cette doctrine qui allie la croyance en la bonté primitive au culte des héros, on ne peut lui refuser d’abord deux qualités : la simplicité et la clarté. Et l’on peut tout de suite en ajouter une troisième : la valeur humaine et vivante, C'est celle-là surtout à quoi tient l’auteur. La philosophie, en effet, pour M. Wilson, doit être surtout humaine et pratique. Elle est faite pour l’homme agissant et pour obtenir de l’homme d'action un rendement humain plus efficace, meilleur. M. Wilson est l’homme du monde le moins fait pour s’éprendre des philosophes allemands. Les grands principes une fois posés. il ne les discute plus. Il ne croit pas que la raison doive les discuter. Ce sont pour lui les seules catégories de l'esprit. Il les admet comme vérités premières ou postulats de la raison pratique, la seule qui l’intéresse. Ces grands principes peuvent être aisément compris de tous, et dès qu’on vient à eux avec la loyauté de l'esprit et la bonne volonté. Et … cette simplicité est ce qui fait leur force. Les difficultés qui se présentent ne proviennent la plupart du temps que d’erreurs du jugement, de complications de l'esprit. Si on les simplifie, si on les met à la portée du jugement, du bon sens et de la loyauté naturelle de tous, les esprits étant également éclairés, les difficultés et les différences cesseront et le rendement humain de la communauté sera plus en harmonie, partant plus fort et meilleur. :

Nous avons tous en nous l’idée de ce qui est bien, de ce qui est mal, de ce qui est juste et de ce qui est injuste. Cependant les mauvais calculs, les intérêts mal entendus

: INTRIGUES ET DIPLOMATIES A WaSH

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: Éoecil éclairés nous montrent os erreur et nous remettent dans le droit chemin. Et cela est vrai des individus comme des nations. Et ce sera le rôle des chefs des nations de remettre la clarté dans les esprits des individus comme des sociétés et pour qu'ils connaissent la vérité qui fait l’union.

« La seule chose difficile dans la vie est l’application 4

des principes du juste et de l’injuste. Je puis formuler . les principes abstraits du juste et de l’injuste — et vous aussi Mais lorsqu'il s’agit de les faire passer dans la règle individuelle de conduite, alors vient la difficulté. … Il s’agit de voir d’abord la manière propre de le faire et ensuite de le faire de cette manière. Si nous pouvions

seulement écarter pour un temps nos intérêts personnels,

nous regarder franchement en face et dire : « Nous voici -

«tout prêts à faire, à n'importe quel prix ou quelsacrifice … «de nos intérêts propres, ce que l'intérêt publiccommande,»

quelle force irrésistible l'Amérique serait. » (Board of Trade, New-York, 27 janvier 1916.) Ceci étant établi et les individus en société étant .

. soumis à des gouvernements, la forme du souveRC 4

qui exprimera à plus haut degré et qui maintiendra plus vivants ces idées et ces principes sera la forme démocratique.

« La démocratie n’est pas seulement une théorie de

gouvernement. Elle est une énergie vivante qui a son

asile et reste dans le rang, qui a été interprétée une fois.

et souvent par les grands conducteurs de peuples, mais qui ne reste pas confinée à leur compréhension et à leur. culte particuliers. Son sang est le sang du peuple. Ses. buts sont les buts partagés par toute l'humanité. Ses.

espérances sont les espérances de toute civilisation ration- ÿ

nelle ». (Indianapolis, 13 avril 1011.)

Telle se présente, simplifiée à l'extrême, la philosophie .de M. Wilson.

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« al | &

L'histoire — l'histoire des Ra. ee tu a servi à " confronter sa philosophie, sa conception de la vie des hommes et des sociétés avec les faits du passé. Il s’est

trouvé que ces faits ont justifié cette philosophie.

Plus encore que des dates, des changements politiques et des récits de bataille, cette History of the American people contient donc l'étude des grandes révolutions sociales des États-Unis dans leurs causes et leurs conséquences, et pour les enseignements qui en peuvent être tirés. Les faits et les institutions de l’histoire sont l’œuvre -des hommes que parfois ils dirigent. Pour bien connaître

ces faits, pour voir se former, évoluer les institutions, il

faudra bien connaître d’abord les hommes sur qui ils ont agi ou qui ont réagi sur eux. Il faudra comp

la formation des caractères.

On n’analyse pas et moins encore analyse-t-on n quelques lignes une histoire de l'importance de l’His- : tory of the American people, et dont le champ d'étude s'étend depuis les conditions et l'erreur initiale de la découverte de Christophe Colomb jusqu’à la fin du dix-neuvième siècle. On peut seulement donner une idée … succincte des caractères et des portraits tracés, et de la manière dont les grands courants d'événements sont :

suivis.

. À ce point de vue l'Histoire des Américains, par le relief des caractères — ceux surtout de Jackson, Henry … Clay, Jefferson — et aussi bien dans l'étude des causes …

qui ont préparé d’abord la guerre de l'Indépendance,

puis la guerre civile, paraît un modèle du genre.

Mais dans cette histoire l’auteur n’a pas seulement cherché une sorte de confrontation philosophique. Il a lui-même subi la leçon des faits. Il assure que les caractères et les actes, les sentiments et les événements ont entre eux des actions et des réactions qui, à égalité de qualités et d'intensité, doivent se reproduire identiques dans les mêmes circonstances. Il étudie ces actions et réactions

: du passé. Il en cherche les conditions. Il essaye d’en tree >

sinon des lois historiques, du moins des constatations et des conclusions. Et ce seront ces constatations et ces

conclusions qui l’aideront plus tard à former sa conduite

et sa politique dans les moments souvent critiques de sa carrière d'homme d’État. Il pourra paraître parti-

culièrement instructif, à ce point de vue, de lire l'étude

du caractère et des actes du président Lincoln. On y

retrouvera plus d’un trait commun entre le grand pré- sident et l’auteur du livre, et soit que celui-ci ait été en sympathie naturelle avec son modèle, soit qu’il ait déve-

| loppé chez lui, par la volonté et sous la leçon de l’his-.

toire, les qualités et les vertus qu'il avait reconnues comme ayant servi davantage, dans le passé, son pays et l’histoire.

Et d’abord ce trait de caractère qui se montrait dans

. la préparation morale et politique de Lincoln.

« Sa maturité n’a pas été plus précoce que chez un autre ; sa vie ressemblait à celle des personnes simples qui étaient ses voisins : aucun signe décisif de ses dons exceptionnels ne faisait prévoir d’une façon marquée ce: qu'il serait plus tard. Cependant la maîtrise de son esprit. se formait peu à peu. Il s’efforçait toujours de pénétrer

jusqu’au cœur de ce que les autres ne comprenaient qu'à .

demi. Il se servait de son esprit pour l'induction et

l'observation tout de même qu’un autre jeune garçon

s'en serait servi pour jouer : il fit du souci des mots

justes et du choix exact des termes qui peuvent donner ; l'expression la plus frappante de la pensée, sa méthode …

d'analyse (x). »

Plus loin — montrant Lincoln, alors président, aux

prises avec l'opinion inquiète des défaites successives.

des généraux Mc Clellan, Pope et Burnside, par Lee et

Jackson, puis par les forces confédérées retranchées sur

(x) History of the american People, vol. IV, p. 207.

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les Fredericksburg Heights — l’auteur écrit cette page

qui semble décrire les événements d’hier et l’état des es-

prits aux États-Unis avant l'entrée en guerre :

« Pendant ce temps l'opinion se montrait inquiète dans

tout le pays. L'importance inattendue et la grandeur de la guerre, ses mouvements lents et obstinés, l’énervement anxieux causé par ses fortunes diverses, sa ten-

dance manifeste à maintenir les fondations mêmes du gouvernement, tournaient les espoirs et les craintes

tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, égarèrent le jugement, engendrèrent des paniques, une inquiétude, un pessimisme qui durèrent toute une saison avant qu'aucun souffle calmant de choses organisées et précises vint calmer les angoisses. Durant dix-huit mois M. Lincoln avait écouté et surveillé cette opinion avec une patience qui irrita profondément tous ceux qui désiraient qu’une action décisive fût commencée. Il connaissait aussi bien que qui que ce fût les hasards du temps; il craignait presque à tout moment que la nouvelle arrivât de la reconnaissance de la Confédération du Sud par les gou-

vernements d'Europe. Il savait combien un succès était

nécessaire pour maintenir l'opinion à l’intérieur autant que pour écarter toute intervention de l'extérieur ; il

avait vu très nettement comment les échecs subis par

les armées du Potomac avaient annulé ou neutralisé les

succès des armées fédérées dans l'Ouest. Mais il se ren-

dait aussi pleinement compte combien il était maladroit, pour diriger l'opinion, aussi bien à l’intérieur que de l’autre côté de l'Océan, de n'avoir pas de politique plus grandiose qu’une politique de conquête et d'asservisse-

ment. Il lui paraissait nécessaire de mettre le Sud morale-

ment à son désavantage en transformant le conflit. Il

s'agissait de montrer l'émancipation comme cause vraie de la guerre : et par là, une guerre d'Etat contre Etat, ; chacun luttant pour son indépendance, deviendrait une

guerre d’États ayant un haut idéal contre des États

IEEE INTRIGUES ET DIPLOMATIES A WASHI

luttant seulement pour le maintien et l'extension Fe r ess à clavage. Faire, une fois pour toutes, de la guerre une lutte contre l'esclavage ; et le monde, on pouvait l’espérer, au lieu d’une simple lutte politique et des partis, y verrait désormais une guerre morale. Et la sympathie des nations commencerait à se porter vers le Nord et à se retirer du … Sud. Mais M. Lincoln savait aussi que les pensées du … peuple changent plus lentement que les pensées des . politiciens, que la masse des hommes qui remplissent :

les rangs des armées et qui votent au scrutin lors des

élections, n’abandonnent leurs vieilles méthodes qu’en rechignant et à regret. Il sut attendre que leur volonté … se durcît. Il avait déclaré, en prenant le pouvoir, que le parti à la tête duquel il se trouvait n’avait aucune intention de faire tort à l'esclavage dans les États qui l'avaient . déjà établi. Et il savait qu'il devait attendre jusqu’à ce que le peuple, derrière lui, changeât sa manière de voir … sous l'effort et la fatigue de la lutte, pour changer et se … retourner lui-même (1)... »

Quiconque aura lu attentivement cette page pourra . y trouver, mutatis mutandis, l'explication la plus claire de la conduite en même temps que l’histoire, suivie en . quelque sorte pas à pas, de la politique du président … Wilson au cours de la période qui a précédé et durant . cette guerre. Et cette histoire à certains moments se précise à tel point qu'elle semble seulement se reproduire. ve Aüïnsi la narration des événements qui se produisirent : quand fut décrétée la conscription :

. « M. Lincoln n'avait pas hésité, depuis son premier appel de volontaires en avril 1861, à proclamer la loi martiale partout où il lui semblait nécessaire ou utile de le faire pour sauvegarder l’Union. L'acte de conscrip-. tion montrait que le Congrès avait enfin compris la gran-

(x) History of american People, vol. LV, p. 230-232.

deur et la difficulté presque insurmontable de la guerre Ps

dans laquelle il s'était embarqué. En le mettant en vigueur, le gouvernement apprit à mieux connaître le tempérament du peuple. Les progrès de la conscription se firent au milieu d’une agitation intense. En plusieurs endroiïts on lui résista par la force, non pas tant à cause

de la profonde impopularité de la chose en elle-même

que parce qu'elle parut d’abord donner lieu à beaucoup

de partialité politique. »

Enfin ce passage qui semble une description anticipée

d’une situation qui s'est présentée à peu près identique . -

durant la première année de guerre des États-Unis.

« L'autorité entière du pays parut se concentrer tout à coup dans l'Exécutif sans aucune restriction de la loi. M. Lincoln avait agi souvent avec l'autorité presque d’un dictateur et avait accordé à ses ministres, spéciale-

ment à son ministre de la Guerre, des pouvoirs presque

plus grands que ceux dont il aurait voulu faire usage luimême.

« Les hommes qui connaissaient le président et l’appro-

chaient ne voyaient là aucun danger permanent, car ils connaissaient la nature singulière de l’homme, ne trouvaient pas une seule parcelle d’ambition personnelle dans l'exercice de ses pouvoirs, percevaient au contraire l’acuité de jugement et la sobriété des motifs suivant

lesquels il agissait; et ils espéraient avec confiance

voir toutes choses rétablies comme naturellement dans leurs anciennes mesures et balance quand la tourmente

de la guerre aurait passé. Mais les hommes en dehors de

son entourage ne pouvaient pas le comprendre ainsi. Même des politiciens de son propre parti le jugeaient

suspect. Beaucoup de gens et partout allèrent presque à

le juger capable de précipiter le gouvernement dans les embarras inextricables et d’ébranler les fondements de la

liberté individuelle dans l’acte même qui sauvait l'Union : du désastre. Heureusement le plus grand nombre avait,

à so INTRIGUES ET DIPLOMATIES AW

compris l esprit de la guerre et l'esprit de l'homme a à à On croirait relire un résumé saisissant des commen- … taires et discussions soulevés dans les milieux politiques,

dans la presse et au Congrès par l'Overman Bill qui accorda en 1918 les mêmes pouvoirs exactement qu'avait donnés le Congrès au président Linccin en 1861.

Il y aurait beaucoup à dire du politicien chez M. Wilson. Il faudrait reprendre sa carrière de lcin, la suivre pendant . sa présidence à Princeton, pendant qu'il est gouverneur de l’État de New-Jersey, enfin pendant son premier mandat.

Ses réformes de politique intérieure — financières, économiques ou d'éducation nationale — ont été, de l’avis unanime, ou bonnes ou excellentes. La manière dont il les fit accepter a été nouvelle et efficace. Cette

manière qui a été de s'adresser toujours directement et.

en personne à ceux — hommes d’affaires, comités, corporations, congrès ou peuple américain -— avec qui il voulait débattre une question, résoudre un différend, à faire

appel à leur jugement et à leur loyauté, leur parlant

simplement, en toute franchise et d'homme à homme, cette manière vraiment démocratique, lui a toujours réussi. Sa première visite au Capitole pour lire en personne son message au Congrès (2) a été, au point de vue politique et pour l'effet obtenu, pour réduire l’opposition au silence, une trouvaille.

À son arrivée au pouvoir, le parti démocrate était

désorganisé par une longue opposition qui n'avait pas .

eu de véritable chef. Il unit les éléments épars par sa seule force de caractère et l'établissement d’un programme. IL. dirigea à certains moments, bouscula le Congrès, comme le

(x) History of american People, vol. IV, p. 267. (2) Jusqu’à l’arrivée de M. Wilson au pouvoir, les discours de l'Exécutif

au Congrès étaient lus sans que lui-même assistât à la séance. M. Wilson renoua une tradition abandonnée depuis longtemps quandilse présenta .

en personne pour lire son premier message de rentrée au Congrès.

Congrès ne l’avait pas encore été. Prenant le pouvoir dans

un moment où un tarif protectionniste exorbitant était

en vigueur, où des lois financières désuètes et un système de banque inadéquat favorisaient le développement d’une

puissance ploutocratique, où les réformateurs sociaux, par les écrits et la parole, où les travailleurs, dans les meetings et dans la rue, réclamaient hautement une amélioration des conditions du travail industriel et agri- cole, le nouveau président des États-Unis réussit à faire beaucoup pour satisfaire les intérêts particuliers et davantage pour l'intérêt général. Les tarifs furent revisés et

abaissés, sinon sur des bases techniques, du moins de …

façon pratiquement satisfaisante ; le système de banque

et monétaire subit des réformes ; la fondation d’un crédit

rural et l'établissement de « bonnes routes » donnèrent satisfaction aux fermiers; le travail des enfants fut réglementé par une législation nouvelle. D’autres lois

non encore assez étudiées améliorèrent, — parfois et

souvent au détriment des compagnies, — la condition

des marins de commerce, puis celle des cheminots. En

toutes ces réformes le président a soutenu les intérêts des faibles contre les forts en se plaçant au point de vue général de la justice et de l’humanité. Par là s'établit et se développa sa popularité.

Ce n’est certes pas un mystère que la politique étrangère de M. Wilson, avant la guerre, a fait l'objet de très

- vives critiques. Mais où elle a été le plus vivement et le plus obstinément attaquée, ce fut assurément quand elle s’est occupée du Mexique.

Ces attaques ont été reprises, répétées, à peu près iden-

tiques, en toutes les occasions où le parti de l'opposition

a éprouvé plus vivement le désir d’affaiblir la position

du président. Elles le furent, en période électorale, à peu près quotidiennement. Nulle part elles n’ont été mieux .

résumées ni plus méthodiquement présentées que par

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