CHAP. IV : DISPOSITION MATÉRIELLE DE L'ÉCRITURE
rectangle ou un quadrat, selon les cas, qu'il remplirait avec les signes subséquents, mais en respectant l'ordre de succession suivant la direction de l'écriture. Ainsi :
in
AAAAAA
DOD
f Ci
Ik
ïl
doit se lire
et
Al
AAAiNAA : y1 . AAAA/VV
: AAAAAA : ^-^7^"^^
Al
^Cr^3- n "^^ AAAAAA
AAAAAA ^
ou l'obligation d'employer une formule courte à orner un fond spacieux, ce ijui l'invite à espacer les signes :
(1) L'astérisque * détermine les quadrats imaginaires.
60 INTRODUCTION À L'ÉTUDE DES HIÉROGLYPHES, doit se lire : A jji a^(vw\ v. -t ^ /wwv\ c:^ ^ a AA/v^A^ ^^ ^"- ® ^::i ^ o
Mais les lois mêmes d'esthétique qui prescrivent cet ordre sont en même temps le principe qui amène à y déroger.
Lorsque^ malgré les combinaisons possibles, un vide fâcheux est inévitable, l'écriture hiéroglyphique accomplit d'une façon presque régulière certaines métathèses (1).
Tout petit signe carré (D, S . • . etc.) (2) ou tout signe
long vertical ( ', [1 • • • etc.) peut s'écrire devant un oiseau
qui normalement devrait le précéder. Dans l'écriture la plus ancienne ces signes se logent dans l'intervalle qui reste libre sous la tête et devant la poitrine de l'oiseau :
P'î^^'ff pour '«^P'^W «Bastet»
T ^ A pour -vX T<n=>A «pvramide»
1/ V\ I pour ^ ^^ i «échelle»
Tout petit signe carré se trouvant placé avant ou après deux signes longs, verticaux (cf. plus haut) ou horizontaux (— "— , <r=> . . . etc.) peut être encadré entre ces deux signes. Quelquefois même un ensemble de signes s'insère entre deux signes longs verticaux :
(1) Cf. Lacau, Métathhses apparentes en égyptien. Recueil, XXV, 139 — 161.
(2) Le !, dont la forme ancienne est J peut être compté comme petit
sit^ne carre.