Q^ guerre
concorde.
foule.
feu.
travail (icj?,
eioiie)
lieure.
dix.
justice.
D'autre part, un grand nombre de rapprochements ne cadrent pas avec les résultats acquis par la science moderne. Certains doivent être entièrement faux. Néanmoins quelques cas désespérés en apparence se sont révélés comme reposant sur des malentendus anciens touchant la forme même des signes. Ainsi :
I, 21. 000 et AAA/w^ donnés comme deux moyens d'expression distmcts, doivent être réunis en un seul groupe. I, 27. ^ est pour ^.
1, 42. Si l'horoscope est rendu par un «homme qui mange les lieures», c'est parce qu'il y a eu confusion pour le premier
élément de -
3;:sii ^ U2i (celui qui s occupe de 1 heure)
avec
I, 61. ( ^^] 6st décrit comme un serpent se mordant la queue avec^ à l'intérieur, une grande maison.
II, 29. « Muse » exprimée par sept signes compris entre deux doigts, repond peut-être a ^iiiV, les cornes ayant ete prises pour un pouce et un index écartés. La déesse Sesliat a pour surnom 1 ^^N<>^ «celle qui a enlevé les deux cornes». Jeux de mots sur 1 = 7 (1).
Il faut espérer que de nouvelles petites énigmes de ce genre seront déchiffrées peu à peu et leur résultat porté à l'actif du vieil auteur des ' Isgoylvcpr/M qui, là, du moins, se serait ainsi trompé sans vouloir nous tromper.
Un rapprochement des plus suggestifs et bien de nature à réhabiliter Horapollon peut être établi ii propos du chap. 21 du livre P'' : . . . ôiioiovvreç -/.aoôui yXôjooœi èyovarj • y.aQÔlq ^èv èTtsiôf} naq' avzoTç xo fjye(.ioviY.6v èari rov (Tù)[.iaTOç aVrr] . . . ., yXôiaoïi ôè bci ôià navxoq. èv vyQM vrrâoyovaav ravTr^v, -/.ai yevé- Teiqav tov eirai '/.aXovoi. Or les mômes idées, assez typiques, se retrouvent dans un ouvrage philosophique très ancien, conservé par une copie exécutée sous le roi éthiopien Taharqa :
^=^ « C'est le cœur qui prend toutes les déterminations et la langue qui répète ce qu'a pensé le cœur». On voit par là combien Horapollon a su parfois puiser aux bonnes sources.
Extrait bibliographique et références justificatives.
P. Marestaixg, Les écritures égyptiennes et l'antiquité classique (1913). — J. Letro:x^'e, Examen du texte de Clément d'Alexandrie, ap. CiiAMPOLLTON, Précis, p. 376 sqq. — P. Marestaikg,
(1) On peut aussi penser à l'insigne ¥ que la déesse porte sur la tête.
Le passage de Clément d'Alexandrie relatif aux écritures égyptiennes, ap. Becueil, XXXIII (1911). — Articles sur Chérémon et Horapollon dans Pauly-Wyssowa, Realenzyklojyadie. — S. BiECH et F. Lekormaistt, Fragments dti livre de Chérémon sur les hiéroglyphes, ap. Revue archéologique, VIII (1851). — J. Maspero, HorapoUon et la fin du paganisme, ap. B. I. F. A. 0., XI (1914). — L. BoECHAEDT, A. Z., XXXVII, p. 11 sq. — H. ScHAFEK; A. Z.. XLII, p. 72 sqq. ; LV, p. 93 sq. — W. Spiegel- BERG, A. Z., LUI, p. 92 sqq. — A. Ermak, Hevz und Zunge, ap. Sitzungsherichte der Berliner Akademie, 1916, p. 1151 sqq.