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Chapitre VIL

Les Pères de l'Église et Kircher.

Dans la transformation profonde du monde opérée par le christianisme, la connaissance des hiéroglyphes égyptiens subit le sort général de la culture antique. Tenant la voie moyenne entre les influences extrémistes qui, dès son berceau, la sollicitaient, la civilisation nouvelle sauva du naufrage tous les éléments de l'antiquité qui de près ou de loin pouvaient lui être utiles, mais elle laissa irrémédiablement périr ceux d'entre eux qui ne lui étaient d'aucun secours, lorsqu'ils n'étaient pas foncièrement liés au paganisme vaincu. C'est ce qui explique la mesure dans laquelle l'antiquité chrétienne s'intéressa aux lettres de l'ancienne Egypte et en perpétua la tradition, et la mesure dans laquelle elle assista sans intervenir à l'agonie de leur discipline.

Tant pour justifier aux yeux des païens le secret qui entourait la révélation des dogmes chrétiens, que pour défendre contre eux certaines expressions de la Bible dont ils se raillaient, les Pères de l'Église, comme Clément (1) ou Cyrille d'Ale- XANDKiE (2), montrèrent par un argument ad hominem que les plus sages d'entre les païens, les Egyptiens, ne livraient pas les mystères sacrés à tout venant, mais qu'ils savaient les proposer sous les énigmes des hiéroglyphes. Les historiens, comme Eusèbe de Césarée dans sa Préparation Evangélique [S), voulant résumer, pour établir la transcendance du christianisme, la «théologie égyptienne» de leur temps, analysèrent ses sym-

(1) Stromates, V, 4. (2) Contre Julien, IX. (.S) Livre II.

boles mystérieux : les uns et les autres, avides d'exemples pour illustrer leurs thèses, cherchèrent souvent à dérober le secret des hiéroglyphes et répétèrent ce qu'ils en purent savoir. Le malheur fut que dès l'origine ils confondirent avec ces hiéroglyphes les représentations figurées des temples, qui offraient bien avec eux quelque affinité^ et que^ si l'historien des religions peut faire chez les Pères une ample moisson de symboles égyptiens, le philologue ne trouve en somme que très peu de passages qui, dans leurs œuvres^ s'appliquent spécifiquement à l'écriture égyptienne.

La source directe, celle des écoles d'écriture sacrée, leur était du reste interdite. Déjà compliquée à plaisir dès les Ptolémées contre les Grecs, l'écriture hiéroglyphique avait pris de plus en plus un caractère ésotérique contre les chrétiens. Au commencement du IIP siècle, rapporte Oeigène (1), elle ne pouvait être enseignée qu'à celui qui avait été initié par la circoncision. Dès cette époque, de fait, elle reçut, au mépris de la classification fameuse rapportée par Clément d'Alexan- DKiE, le nom de «hiératique» ou «sacerdotale», qui atteste sa solidarité définitive avec le sacerdoce païen. Le début du V® siècle vit bien s'ouvrir à Canope un enseignement populaire de ces «lettres hiératiques» : mais, au témoignage de RuFix (2), il ne s'agissait là que d'une propagande à peine déguisée de pratiques magiques.

Il ne restait donc aux écrivains de l'antiquité chrétienne pour se documenter sur la langue et l'écriture de l'ancienne Egypte que les sources indirectes.

La première de ces sources furent les livres mêmes de la culture classique : Diodore, Maxéthon, Ciikkéjion peutêtre et surtout Plutarque, auxquels il faut joindre les ouvrages

(1) Coinmenlaire de l'Ex>ître aux Bomaivn, H.

(2) Hist. ecclés., II, '2G.

aujourd'hui perdus d'IsTER «Sur la colonisation des Egyptiens», de Léon «Sur les dieux d'Egypte», mentionnés par Clément d'Alexandrie (1), et le traité du scribe EpèiS; qu'EusÈBE a lu dans la traduction grecque qu'en fit Arius d'Héracléopolis (2). EusÈBE DE Césarée, du restc, qui écrivit au commencement du IV'' siècle, eut entre tous une formation livresque, puisque travaillant loin d'Egypte il n'a pu consulter que la bibliothèque, pourtant déjà fameuse, de sa ville : ce furent ses notes de lecture, tirées on ne sait d'où, qui lui permirent de citer, comme complément d'un passage d'EpÉis sur le serpent à tête d'épervier, la description d'un signe complexe par lequel les Egyptiens

exprimaient «le monde > (3), et qui pourrait bien être uU ytv «la chapelle», nom mystique des parties constituantes de l'Egypte.

Les renseignements que les Pères alexandrins ont emjn'untés à la seconde source — informations particulières ou opinion courante d'un pays où tant d'obélisques et de pylônes sculptés sollicitaient sans cesse la curiosité de ceux qui vivaient dans leur voisinage — sont en général précis et fondés. Ils se ressentent seulement du symbolisme qui régnait en maître à cette époque. On a étudié plus haut le texte significatif entre tous de Clément d'Alexandrie qui, seul dans l'antiquité, a défini les trois systèmes d'écriture des anciens Egyptiens (4). Mais son informateur, si renseigné fût-il, laissa Clément dans l'ignorance complète de la nature intime de l'écriture hiéroglyphique. Clément conserva le préjugé de son temps qui ne voyait en elle qu'une notation directe d'idées, et telle fut sa conviction à ce sujet, qu'il relata, en l'attribuant au «Pylône» de Diospolis, une séquence de signes dont Plutarque avait jadis parlé à jn'opos du temple de Xeith k Sais :

(1) Stromates, I, 21. (2) Préparation Evangélique, 1, 10,

(3) id. (4) Stromates, V, 4.

: naissance : décrépitude : Dieu : haine

: impudence^

et qu'il n'hésita pas à traduire comme l'auteur grec : « 0 vous qui naissez et qiù mourez^ Dieu hait l'impudence* (1).

Les termes mêmes dont se sert Clément et les variantes qu'il introduit prouvent qu'il n'utilise pas* Plutaeque, mais qu'il se fait l'écho de quelque on-dit populaire^ dont nous n'avons pas à chercher l'origine. On possède pour le siècle suivant la preuve que quelques-uns au moins des hiéroglyphes les plus frappants n'étaient point sans signification pour la foule. Lorsqu'en 391 l'archevêque Théophile eût renversé le temple de Sérapis à Alexandrie^ chacun put pénétrer dans le sanctuaire^ et les chrétiens découvrirent avec étonnement le signe de la croix : iT parmi les hiéroglyphes. Ils voulurent en tirer argument pour faire rendre à Sérapis lui-même témoignage en faveur du Christ^ de qui il aurait porté la marque : mais les païens surent bien leur répondre que c'était là un symbole propre également à Sérapis et que la signification de cette lettre — ou plutôt, croit devoir rectifier Eufin qui rapporte le fait (2), «de ce mot» — était tout simplement : «la vie future » .

Vers le miliea duV® siècle, Cyrille d'Alexandrie (3), réfutant les écrits de Julien l'Apostat, encore en faveur parmi les

(1) SCromales, V, 7. Cf. De Iside, 32. (2) Jlisl. ecclli., II, 29.

(3) Contre Julien, IX.

païens^ fut amené h citer, lui aussi, pour illustrer son sujet, plusieurs exemples d'hiéroglyphes. Il donna comme un fait notoire la traduction :

qui ne paraît pas dériver de Plutarque, mais qui recoupe d'une façon intéressante l'interprétation de ce nom d'Osiris que donne l'auteur du traité sur Isis et Osiris. Sous le couvert de l'opinion courante, il ajouta :

: le temps r cTTI

(l'O' ' ha colère, cf. M I A "^ «bouillant de cœur»

qui ne sont que des interprétations partielles et trahissent en effet leur origine populaire.

Dans sa Topographie Chrétienne du Monde enfin, écrite en 547, l'alexandrin Cosmas Ikdicopleustès ne cita malheureusement aucun exemple d'hiéroglyphes, mais, ayant parlé à propos de Moyse des «lettres hiéroglyphiques», il reprit aussitôt sa propre expression, consacrée pourtant par ses prédécesseurs : «Je devrais dire, écrivit-il (1), des symboles de lettres : car ce n'était pas encore des lettres. » Le témoignage des écrivains ecclésiastiques se clôt ainsi par l'affirmation de l'axiome erroné, héritage des Grecs et peut-être des hiérogrammates eux-mêmes, qui, sans qu'ils en soient responsables, leur avait interdit la véritable compréhension du système hiéroglyphique.

La tradition courante, à laquelle ils avaient du reste emprunté tant de renseignements exacts, continua après eux k vivre en Egypte autour des monuments qu'elle prétendait commenter. Les Arabes l'y trouvèrent et le médecin Abénkphi,

(1) Topographie, III.

% dans son livre <iDes sciences des Anciens Egyptiens-», utilisé

par Kirchek(I). avait recueilli les interprétations :

^^/^^ : eau.

'css? : âme du monde.

Vf : excellence du Soleil.

Mais si dès lors les données scientifiques s'estompent, la légende se développe dans les imaginations arabes autour des hiéroglyphes : Alkakdi, cité lui aussi par Kirciiek {2), sait qu'au temps d'Abraham le patriarche Hermès Trismégiste en avait inventé le système, et Abénéphi rapporte que le signe -j-, révélé à Adam par l'ange Raziel et transmis par Noé, avait été détourné par Cham vers un usage magique, et qu'après avoir accompli grâce à lui de grands prodiges, Cham lui-même l'avait, par son fils Misraïm, laissé en héritage aux Egyptiens. C'était la solution tardive donnée par le conquérant arabe au problème jadis posé devant les chrétiens, lors de la mise au jour des hiéroglyphes du temple alexandrin de Sérapis.

Telles étaient les notions de provenances diverses et de valeur très inégale qui constituaient l'héritage traditionnel de l'égyptologie, lorsqu'en 1505 les presses d'Aide Manuce imprimèrent a Venise pour la première ibis les Hiéroglyphes d'HoRAPOLLOX, entre les Fables d'Esope et une collection d'auteurs grecs mineurs. L'ouvrage eut son succès de curiosité auprès des érudits, puisqu'il ne connut pas moins de Imit

(1) Prodrovius 254. Ohelisci Isaei Inlerpr-etaiio, 26, 42, 72.

(2) Oùel. Isaei Inlerpr., Argumentum.

éditions au cours du XVI® siècle : mais il ne suscita alors aucune étude scientifique sur les hiéroglyphes, car on ne saurait compter comme tels les Hieroglyphica de Jax PiEEirs Vale- EiA:fus (1556), qui sont un traité de symbolique puisé aux sources les plus variées, non plus que le Discours sîir les Hiérof/li/phes EgijptleMs, de Técuyer Pierke LaxCxLOIS (1583), qui sur les mêmes thèmes figurés brode des dédicaces poétiques. L'allemand Kirchee devait le premier, au milieu du XVIP siècle, tenter le déchiffrement méthodique des hiéroglyphes.

L'occasion en fut offerte à ce jeune jésuite de trente ans, déjà savant orientaliste, par Pierre de la Vallée qui lui confia la traduction d'un lexique copto- arabe qu'il avait rapporté d'Orient.

Toute l'Egypte ancienne s'ouvrit alors devant l'imagination ardente et constructive de Kircher : dans les Coptes il retrouva d'un coup les anciens Egyptiens, qui avaient, pensat-il, emprunté leur nom de Coptes à la ville de Coptos comme les anciens Latins, eux aussi, avaient tiré l'appellation de Romains du nom de leur capitale. A l'appui de cette thèse, il constata très justement que la plupart des noms égyptiens cités par les auteurs anciens s'expliquent par la langue copte, et il ne douta i)lus, croyant ainsi avoir retrouvé la langue et l'écriture po})ulaires de l'ancienne Egypte, qu'il fût dès lors à ])ied d'œuvre pour entreprendre le déchiffrement des signes sacrés des hii'rogly plies. Ce fut le but de ses nombreux ouvrages égyptologiques.

Il se mit au travail, et, avant môme d'avoir édité le lexique copte de Pierre de la Vallée, sa synthèse était achevée dans son esprit. Il la publia dès 163() dans le Prodromus Copfus sive ^-Egyptiacns. Cet ouvrage qui, instaurant sur des bases scientifiques l'étude du copte, est bien la préface de l'égyptologie moderne, livre déjà sur les hiéroglyphes la pensée définitive de Kircher et donne en détail le plan de VŒclipns, qui

ne sera publié que seize ans plus tard. Entre temps Kircher édita le lexique de Pierre de la Vallée dans la Lingiia ^Efjyptiaca restituta, de 1644, et il expliqua l'obélisque Pamphili en 1650, dans le premier de la série de ses in-folio. Il fit enfin paraître en 1652 — 1654 VŒdipus JE(jyptiaciLs, le grand œuvre de sa vie, dont le Prologus n'était que l'introduction. En 1667, il commenta l'obélisque de la Minerve, découvert alors dans les ruines du temple d'Isis à Rome, publia en 1676 le Sphinx Mystagoga et mourut à Rome dans la retraite, en 1680, sans avoir pu mettre au jour le vaste ouvrage qu'il méditait sous le titre de Ars veterum Aegyptiorum Hieroglyphicoriim.

Aujourd'hui cette œuvre égyptologique de Kircher n'excite plus qu'un intérêt de pure curiosité. Kircher a beaucoup cons-^ truit, mais il a construit dans l'erreur : sa méthode du reste l'y exposait étrangement. Ses synthèses en effet sont en grande partie a p)i'iori : leurs preuves les commandent moins qu'elles ne commandent leurs preuves. Est-ce un autre trait de race? Kircher se montra radicalement incapable de nuancer ses certitudes et, malgré les attaques dont il fut l'objet, il ne semble pas qu'il ait été jamais effleuré par un doute sur ses propres synthèses.

La genèse de sa pensée se reconstitue facilement à travers ses divers ouvrages. L'identité du copte et de l'égyptien ancien étant posée en principe, Kircher s'en est référé au fameux texte de Clément d'Alexandrie (1), dont il n'a pas, quoi qu'on ait dit, méconnu l'importance. Mais il a vu d'abord dans l'écriture «épistolographique» le copte lui-même et tiré argument du fait que certaines amulettes gnostiques en sa possession portaient à la suite de caractères hiéroglyphiques des inscriptions magiques en lettres grecques ; quant k l'iden-

(1) Prodromus, 2-21— 223.

tification de récriture «hiératique», il a du premier coup atteint la vérité et sa définition : «eursive des hiéroglyphes» pourrait être insérée telle quelle dans les grammaires les plus modernes.

Le classement de Clément d'Alexa>'drie ne considérait, on l'a vu, l'écriture hiéroglyphique que sous son aspect représentatif : ce l'ut l;i l'écueil où Kirciiek sombra. A côté de la figuration directe, dont il parlait obscurément. Clément s'étendait sur le symbolisme ; or trop de textes anciens rendaient la même note pour que KiEcnER ne crût pas que la véritable voie dût être cherchée de ce côté. Parmi ces textes convergents il en fut un qui lui parut le plus clair, sans doute parce qu'il était le plus exagéré, un passage "du livre du néo-platonicien Jamblique *Siir les mystères égyptiens», d'un symbolisme exaspéré (1). Ce fragment, il est n-ai, élucidait des représentations figurées et non des hiéroglyphes, mais la confusion entre ces deux ordres d'expression datait de loin et Kirciier ne fit ici que suivre ses prédécesseurs. Ce texte devint sa Grammaire hiéroglyphique.

Les hiéroglyphes, dit-il en effet dans le Frodromiis, empruntant à son tour le langage platonicien (2), «sont bien une écriture, mais non l'écriture composée de lettres, mots, noms et parties du discours déterminées dont nous usons en général : ils sont une écriture beaucoup plus excellente, plus sublime et plus proche des abstractions, qui, par tel enchaînement ingénieux des symboles, ou son équivalent, propose d'un seul coup à l'intelligence du sage un raisonnement complexe, des notions élevées ou quelque mystère insigne caché dans le sein de la Nature ou de la Divinité».

Le sujet dont traitent les hiéroglyphes est donc ainsi bien défini : il ne peut s'agir que de vérités très hautes. Quant

(1) Cf. Obel Isaei Inlerpret., 17. (2) Prodromus, 260—261.

aux signes eux-mêmes^ leur nombre est illimité : c'est suivant ce principe que Kirciier n'hésita pas k composer lui-même des hiéroglyphes et que, sans la moindre pensée de supercherie, il préposa à son explication de l'obélisque de la Minerve « un schéma hiéroglyphique exprimant l'idée de Livre» (cicontre) que l'on chercherait en vain sur les monuments égyptiens.

L'interprétation de ces symboles n'est liée à aucun mot, mais elle s'occupe uniquement des idées. Pourtant il faut avant tout, pour comprendre ces symboles, ressusciter autour d'eux la mentalité des Egyptiens qui les ont choisis comme signes : c'est là le rôle de l'érudition et ce fut à cela que Kikcher dans sa longue carrière dépensa le plus positif de sa culture :

ses lectures universelles et sa connaissance étendue des textes orientaux. Bien plus, ce fut pour consolider cette culture qu'il travailla si longtemps entre la publication de VŒdipus ^'Egyptiacus et celle du Prodromus qui, seize ans auparavant,

en avait tout au long exposé l'idée. Magni passus, sed extra n'am.

Car, est-il besoin de le dire, cette méthode donna des résultats lamentables. Les explications de Kikchek n'eurent en tait aucun point de contact avec la réalité et la découverte de CiiAMPOLLiON permit de mesurer l'abîme d'erreur que ses contemporains n'avaient pu que soupçonner. Sur l'obélisque de la Minerve, par exemple, il décomposa et traduisit ainsi les cartouches, dans lesquels il voyait des «tables sacrées» exprimant les plus profonds mystères et douées d'une efficacité spéciale sur le monde des Génies (1). :

Globe solaire.

Bras.

Autel et chaîne.

Bras.

Vase nilotique.

«Les bienfaits du divin Osiris doivent être procurés par le moyen des cérémonies sacrées et de la chaîne des Génies, afin que les bienfaits du Nil soient obtenus. »

LJ

Globe solaire.

Couronne k sept fleurons.

Globe solaire et Scarabée.

Signe mystique de l'Agathodémon.

Signe de l'eau.

(1) Obel. Isaei InterpreL, 53, 78.

«La citadelle céleste des planètes est préservée de tous les malheurs par l'assistance du divin Osiris, l'Agathodéraon humide »;,

cartouches qui en réalité signifient :

Apkiès, Menkheperrâ, l'aimé de Râ.

Aussi ne peut-on remarquer sans mélancolie Tironie aiguë de ce texte de saint Lue qu'il semble avoir élu pour devise de prédilection et qu'il inscrivait au-dessus de la copie de cet obélisque^ œuvre de sa vieillesse^ comme il l'avait placé, dans le triomphe de sa jeune découverte, en épigraphe du Prodromus : «Il n'est rien de caché qui ne sera découvert, rien de secret qui ne sera connu.-»

KiRCHER mourut peut-être sans avoir douté un instant de la valeur de ses théories, mais il n'était pas mort que le monde, un moment ébloui, mais vite mis en défiance par l'invraisemblance mystique de ses traductions, ny croyait déjà plus.

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