VIREY, L- C, P
3 Sur les scribes, cf. : Maspero, Genre épistolaire, p. 24, sqq. ; 2 fonctionnaires (Et. Eg., LU, 123-126) ; Laura, Die altægyptische Hochschule su Chennu (Sitsungsberitche Akad. Munich, 1872, p. 29, sqq.) ; Erman, Ægypten (p. 442-447, Wissenschaft, Schule ; 508-514, Briefe, Lehre).
4 Nouter än ni atif, par exemple : Nib-m-akhout, fils de Khäâfrä, Ve d. (L. D., II, 12; De Roucé, Mon. 7 dyn., p. 57. — Kaou-ni-Rà (L. D., If, 47 ; De RouG, /. c., 62).
nistre et gouverneur de la Thébaïde, se qualifie « scribe parfait »!; avant son avènement, Ménéphtah, successeur de Ramsès IL, joignait à ses autres titres celui de basilicogrammate *.
De tels exemples n'étaient pas pour humilier ou décourager les scribes. Comme nos juristes du tiers état sous les Capétiens, ils ont, à l'ombre de la protection royale, supplanté en grande partie les anciens barons héréditaires. Parmi eux il s’en trouve de toute envergure, depuis le ministre du roi et les nomarques, jusqu'à l'humble gratte-papier qui toute sa vie comptera les moutons envoyés au marché ou additionnera les mesures de blé entrées dans les greniers d’un cultivateur campagnard. Mais tous affiche-. ront le même dédain pour quiconque ne sait pas lire et écrire. Encore aujourd'hui, ce mépris s’est perpétué, et le moindre kateb qui sort à peine de l’école primaire traite de haut l'ignare fellah.
A leurs yeux donc, le scribe seul mérite du respect sur la terre ; seule sa profession leur paraît enviable : « {! n’y a que le scribe; » lui il prime tout ce qui est dans cette terre *..….. Celui qui » comprend les mérites des lettres et s'y est exercé prime tous » les puissants, tous les courtisans du palais. Sache le bien‘. »
Aussi bien invoquent-ils un puissant patron et un glorieux modèle. C’est le dieu Thot, le scribe du ciel et des enfers ; dieu de l'intelligence, il personnifie pour eux l'Être Suprême sous sa forme la plus parfaite. Les prières qu’ils lui adressent sont d'autant plus ferventes qu'ils supposent participer aux mérites du dieu, et que l'éloge de leur protecteur retombe sur eux-mêmes : « Viens, Ibis » vénérable, dieu qu'adore Khmounou* (Hermopolis), secré- » taire du cycle des grands dieux dans Ounnou (Héliopolis), » viens à mot! Fais-moi une destinée ! Rends-moi expert par tes
! Stèle d’Antouf, Louvre C 26 (Prerrer, Rec., II, 25 ; Gayer, XZ/e dyn., pl. 14; Roucé, Cat., p. 84).
? MarieTTE, Catal. Boulag, p. 320, 321, 324.
$ Pap. Anastasi I, pl. 7, 1. 5 (Maspero, G. ép., p. 35).
4 Pap. Sallier, I, pl. v, 1. 11 (Masrero, G. ép., p. 28).— Cf. Pap. Anastasi V, pl. 16 (Mas- PERO, p. 39), et Pap. Sallier, IT, pl. 9, L. 2 ; Pap. Anastasi VIL, pl. 1v, L. 7 (MAsPEro, p. 66).
$ Longtemps on a lu à tort « Sesounnou ». Le nom de Khmounou s’est perpétué dans celui d'Eschmoun.