POSTÉRITÉ. SÉPULTURE
» Dans son épitaphe, un préfet d'Aménôthès IV réunit les trois ordres de devoirs envers les dieux, le roi, l'humanité, et marque d’une manière catégorique la relation qu’il établit entre son espoir de bonne sépulture et la pureté de sa conscience. « Je » suis venu en paix à ma syringe sous la faveur du dieu bon » (le roi), dont j'ai accompli les désirs. Je n'ai pas commis de » péché envers les hommes, afin de pouvoir reposer dans ma » chapelle à l'Occident de Thèbes. » Puis il demande des offrandes en rappelant ses actes de piété !.
Quoi qu'il en soit des textes qui parlent de la paix et du repos de la tombe comme de biens désirables, il ne faudrait pas croire que les Égyptiens y attendissent tranquillement l’anéantissement de leur corps et de toute leur personne. Sans doute ils n’ont pas du premier coup, comme dans la citation précédente, lié l’avenir de l’homme après la mort à l'innocence de sa vie: sans doute l'au-delà qu'ils ont imaginé pour l'homme n’a pas été toujours le même : grossier d'abord, il fut plein de contradictions plus tard, et de mystère toujours. Mais, à toute époque, ils ont cru à l’immortalité sous une forme quelconque.
1 Tombeau de Ramès à Thèbes (Preu, Æ. Z., 1883, 127-128).