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»r CHAPITRE NEUVIÈME 204 |
crésoudre. On dira probablement que les inférieurs qui éeutent les ordres d’un supérieur militaire sont excusables, paree qu'ils pouvatent de bonne foi supposer que leur chef avait de bonnes raisons. Des soldats peuvent raisonnablement penser que leur officier avait d’execellents motifs pour leur ordonner de faire feu sur une «foule tumultueuse, même si elle ne leur semblait pas à «à ce moment se livrer à des actes de dangereuse vio- «lence; mais des soldats ne pourraient guêre supposer « que leur chef avait des raisons de commander une décharge générale dans une rue encombrée, alors qu'on ne constatait où qu'on ne craisnait aucun trouble. La doctrine suivant laquelle un soldat doit, en toutes circons- {ances, obéir à son chef serait fatale à la discipline mili- «taire elle-même; elle justilierait celui qui tuerait un « colonel par ordre de son capitaine ou déserterait à l'en- «nemi sur le champ de bataille par ordre de son supérieur <immédiat. Je pense qu'il n’est pas moins monstrueux « d'imaginer que les ordres supérieurs excuseraient un «soldat d'avoir massacré d'inoffensils citoyens en temps «de paix ou de s'être livré à des cruautés inhumaines, «telles que le meurtre de femmes et d'enfants pendant € une rébellion. La seule ligne de conduite raisonnable qui «€ se présente d'elle-même à mon esprit est qu un soldat se- Crait couvert par les ordres qu'il peut raisonnablement Cpenser être mürement réfléchis par son officier. L’incon- €vénient qu'il y à à être soumis à deux juridictions, qui « ne Sont pas vraisemblablement en sympathie l’une avec « l'autre, est une conséquence inévitable de la double né- « cessité d'assurer d'une part la suprémalie de la loi et de € FRre la discipline de l'armée (1) ».
La situation difficile du soldat ?