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ralisé ; Act d’extradition de 1870 (£xtradition Act), permet
au Secrétaire d'Etat (dans les conditions prévues par lAct)
d’écarter la lot ordinaire du pays et de remettre un étranger à
son gouvernement pour le faire juger. Mais l’exercice de ce
pouvoir discrétionnaire, tel qu'il est confié à la Couronne
ou à ses serviteurs par des Acts du Parlement, ne nous
intéresse guère. La facon dont s’excrcera cette autorité est
ou peut être plus ou moins bien définie par l’Act lui-môme :
souvent même, elleest si parfaitement limitée qu’elle devient
matière à décision légale et passe ainsi du domaine de la morale constitutionnelle dans celui de la loi proprement dite. Mais, en général, l'autorité discrétionnaire de la Couronne a sa source non pas dans un Act du Parlement, mais dans la « prérogative. » C’est là une expression qui a causc aux étudiants plus de perplexité que toute autre expression constitutionnelle. La « prérogalive » semble n'être, tant au point de vue historique qu'au point de vue de la pratique actuelle, rien d'autre que le résidu de l'autorité discréionnaire ou arbitraire, qui, à une certaine époque, cest Iégalement abandonnée aux mains de la Couronne. Le Roi était, à l’origine, véritablement ce qu'il n’est aujourd'hui que nominalement, «le souverain »; ou, s’il n'était pas strictement le « souverain » dansle sens donné par les juristes à ce mot, il était du moins la partie de beaucoup la plus puissante du pouvoir souverain. En 1791, la Chambre des Communes força le gouvernement en fonctions, et contre fa volonté des ministres, de mettre en jugement M. Recves, le savant auteur de l’History of English Law, coupable d’avoir exprimé des opinions tendant à exalter la prérogative royale aux dépens de lautorité de la Chambre des Communes. Entre autres propositions qu'on lui reprochait d'avoir publiées, était une longue comparaison entre la Couronne et le tronc d’un grand arbre, entre les autres parties de la Constitution et les branches et les feuilles de cet arbre. L'objet de cette comparaison était d'en lirer cette conclusion que la Couronne était la source de tout pou-