CE
l'opinion publiqne.
r CILAPITRE QUINZIÈME À
demi. Ge moyen, en tant quon leüt destiné à obliger 11, Gladstone ou lord Salisbury à se retirer quand ils étaient mis en minorité, est tombé en désuétude. L'arme dont on se servit d'abord pour repousser les attaques contre Ja libertés’est rouillée par le non usage ; elle repose parmi les antiquités de la Constitulion, et, nous pouvons l'affirmer, elle ne sera jamais tirée du fourreau.
C'est qu'en ellet, la mise en accusation, comme moyen de faire respecter la morale constitutionnelle, à toujours eu un grave défaut. La possibilité de son emploi suggérait, si elle ne provoquait pas, l'une des plus importantes violations des usages politiques ; un ministre qui craignait un #mpeachinent conseillait naturellement à la Couronne de ne pas convoquer le Parlement, puisque le Parlement était la seule juridiction devant laquelle il pouvait être accusé. I y a une sorte de contradiction dans les termes quand on dit qu'un ministre est incité à conseiller la convocation du Parlement par la crainte qu'il a d'ètre mis en accusation si à le Parlement vient à s’assembler. Si la peur d’un châtiment parlementaire était le seul obstacle à la violation de la Constitution, nous pouvons Ôtre certains qu un leader de part résolu suggérerait parfois aujourd'hui, comme celafut fait aux siècles passés, de ne point réunir le Parlement.
Une seconde réponse qui est ordinairement donnée à la question que nous examinons, c’est que l’obéissance aux préceptes conventionnels de la Constitution est assurée par la force de l'opinion publique. |