‹ Introduction A L'Étude Du Droit Musulman AlgérienChapitre 19 sur 40 · ECO 106 ITEM D · texte numérisé non relu

ECO 106 ITEM D

(8) M. Peltier a donné une traduction du livre des ventes du Mououal la.

Las PS En

recueillies par Malek ainsi que les solutions fournies par lui en même temps que les opinions formulées sur certains points spéciaux, par Ben el-K’asim lui-même. Il est à remarquer, d’ailleurs, que les opinions de Ben el-K’asim ne concordent pas toujours avec celles de son maître au point qu’on a quelquefois opposé l'Ecole de Ben el-K’asim à celle de Malek (x).

Deux élèves de Ben el-K'asim, Açad ben el-Forat et Sahnoun, morts, le premier en l'an 213 et le second en l'an 240 de l'Hégire, ont donné, l’un et l’autre, une récension de la Moudaoucuandt (2). À en croire certains auteurs, toutefois, Sahnoun n'aurait fait que réviser, que retoucher le travail d’Açad (3). Quoi qu'il en soit, que Sahnoun ait recueilli la Moudaououanat directement de Ben el-K’asim ou qu’il n'ait fait que recenser le texte établi par Açad, qu'il y ait eu deux Moudaououanat ou qu'il n'y en ait eu qu’une, dont Sahnoun n'aurait fait que donner une nouvelle édition, il n’en est pas moins certain que le recueil le plus estimé est celui de Sahnoun et que c'est le recueil de Sahnoun qui est devenu classique dans toute l’Afrique du Nord (4).

32. — Les doctrines de Malek se répandirent dans l’Jrak (5) avec le cadi Ismaïl, — en Egypte (6) avec Ben el-K’asim. — puis dans l'Ouest de l'Afrique et en Espagne (7). Elles ne tardèrent pas, on l’a vu précédemment, à être presque entièrement supplantées dans l'Irak par l’'Hanéfisme et en Egypte par le Chaféisme (8). Mais, ainsi qu'il a été dit plus haut et pour

(1) Cf. Khalil, trad. Seignette, art. 501 et 502.

(2) Cf. Fagnan, trad. de Khalil, Mariage et répudiation, p. 5. . (3) Cf. Vincent, op. cil.. p. 39 et 40,

(4) Cf. Ibn Khaldoun, op. cit., t. III, p. 16 et 17. Une nouvelle édition de la Moudaououanat a été donnée récemment au Caire, en l'année 1323 de l'Hégire,.

(5, 6 et 7) Ibn Khaldoun, 0p. cit., t. III, p. 15 et 16.

(8) Le Malékisme a eu, cependant, au début du Ve siècle de l'Hégire, un regain de faveur en Egypte, grâce au succès obtenu dans son enseignement par le Cadi Abou Mohammed Abd el Ouahhab ïbn Ali qui, chassé par la misère de Baghdad, vint enseigner aw Caire les doctrines des Malékites de l'Irak (Cf. Ibn Khaldoun, op. cit., t. IIL, p. 12 et 19).

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