‹ Introduction A L'Étude Du Droit Musulman AlgérienChapitre 33 sur 40 · ORGANISATION SOCIALE · texte numérisé non relu

ORGANISATION SOCIALE

12. — Dans l’étude que nous avons publiée sur la Famille musulmane (1, nous avons établi, qu'aux premiers siècles de l’Hégire, l’organisation sociale, en pays musulman, repose sur la famille; qu’il est, notamment, certaines institutions, Chefa’ at, responsabilité coilective, qui ne se peuvent expliquer que par cette idée que la famille est demeurée la véritable unité sociale (4) ; qu’il en est encore de même, à l’heure actuelle, dans une très large mesure, dans la plupart des pays musulmans W), et que cela tient à ce que les conditions dans lesquelles, jusqu’à ces dernières années, les habitants de ces pays se sont trouvés placés, politiquement et économiquement, ne se sont guère modifiées (6).

Nous ne reprendrons pas cette démonstration. Nous nous bornerons à la compléter, en insistant sur l’importance et la raison d’être du rôle qui, aujourd’hui encore, dans l’Afrique du Nord, dans la composition de certains groupes sociaux : militaires, professionnels ou religieux, — appartient à la famille.

13. — Que le rôle de la famille soit demeuré prépondérant dans la formation de ces groupements, et surtout de ceux de ces groupements qui sont d'ordre religieux, cela est fait pour surprendre si l’on ne fait état que de l’universalisme musulman, si l’on considère uniquement que la religion musulmane promet à tous le salut, — qu’elle est accessible à tous, abstraction

(1) Silvestre de Sacy, Eæposé de la religion des Druses.— Cf. Rev. M. Mus., juin 1912, p. 10. ;

(2) Cf. M. Mus., t. I, p 48 et suiv.; t. X, p. 473 ; t. XII, p. 215 et suiv., 406 et suiv. — Depont et Coppolani, op. cit., p. 47.

(3) Cf. Études de droit musulman et algérien, p. 7 à 109.

(4) Cf. n°° 30 et 31.

(5) Cf. n°: 28 et 29.

(6) Cf. nes 42 à 46.

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