‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 100 sur 212 · Âïsin · texte numérisé non relu

Âïsin

breux — écrivail un magistrat mandchou *. — Depuis leur enfance, ils ont vécu dans l'orgueil el la paresse... qu'on donne des fonctions militaires à des hommes éprouvés, que tous suivent avec joie... sans avoir égard à leur naissance * el h leur rang. » C'était un grand seigneur, do sang impérial, cet abominable traître Ilosao, qui après sa déroute de Tingan, « entré en fuyant dans Yoi-tchéou, s'empara de tout ce qu'il trouva dans le trésor public, cinq mille Vens d'argent, habillements, soies et autres objets précieux, confisqua les chevaux des magistrats et du peuple, et les donna à ses gens ». Dégradé en 1212, remis à la tète de l'armée en 1214, devant les Mongols menaçants, il passait son temps au noble déduit de la chasse. « Ilosao est occupé à tuer — oui — avec ses faucons », disait le faible Oueï-Ouang. Si Ilosao ne savait pas se battre, il savait conspirer. Il attira le Hdcle et loyal Touskan dans un guet-apens, lassassina, marcha sur la capitale; cinq cents hommes de la milice bourgeoise, des Chinois, se battirent pour l'empereur mandchou et se firent tuer; ce fut un chambellan, l'eunuque Litze, qui égorgea son souverain. Au palais, il n*y eut qu'une femme pour montrer du cœur. Elle tenaille sceau du trésor, ne voulait pas le livrer, se débattait en insultant les officiers du palais, les appelant lâches et ingrats : « Sur l'ordre d*un sujet rebelle, voler le sceau de l'État? Je mourrai, mais je ne le livrerai pas '! »

Plus tard, au moment de la catastrophe finale, au siège de Pian-King, quand Souboutaï refusa durement de recevoir les parlementaires, disant : c< J*ai ma consigne d'attaquer Pian-King — je ne sais pas autre chose », c'étaient les gens

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