‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 99 sur 212 · I. Abouighazi, p. ^r^Hl · texte numérisé non relu

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(Yehol), les deux commandants d*Aïsin ne purent les défendre... ils évacuèrent Fou-tchéou. » Les braves et robustes paysans mandchous voulaient se batlre, demandaient des armes, offraient de marcher les premiers en avant. (( Faites avancer la milice * de notre région, que ce soit le premier corps d'attaque; Tarmée des généraux la suivra pour la soutenir. » Les généraux perdaient la tète; ils ne connaissaient même pas leur pays; à Hiuen Ping, ils furent obligés de demander leur chemin. « Les gens, se moquant d'eux, leur disaient : Nous connaissons tous les fleuves, les ruisseaux et leurs rives. » Djébé les tourna dans la nuit, les mit à vau de route. c< Le général d'Aïsin s'enfuit tout seul jusqu'à Yuen-te et s'y enferma; les Mongols s'emparèrent de la passe de Joi-Uol (Yéhol) et arrivèrent devant la capitale du Centre'. » Dans cette eiïrayante débAcle, la nation niu-tchi eut la puissance de se ressaisir; après l'étourdissement des premières défaites, elle fut admirable de constance et de courage. Lorsque, plus tard, si loin de leur pays, les Mongols attaquèrent l'Europe centrale, deux mois (fin mars — moitié mai 1241) suffirent à Souboutaï pour briser toutes les forces militaires de la Pologne, de la Silésie, de la Moravie, de la Bohême, de la Hongrie, appuyées par l'empire d'Allemagne; à ce même Souboutaï, à Djébé, puis à Moukhouli et à tant d'autres, il fallut vingt-quatre années de guerre incessante (121 0-1234) pour venir à bout des Niu-Tchi, implantés en Chine, luttant contre les gens de Ilia, contre l'émeulc et la jacquerie chinoise, contre les nationaux-dynastiques de Song, contre leurs implacables ennemis du Liao, et dix fois trahis, dans cette tourmente, par leur propre noblesse. « Les officiers à grades héréditaires sont trop nom-

1. M. de Harlez traduit « rarinéc », mais il s*agit, évidemment, de la milice.

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