‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 101 sur 212 · Aîsin» p · texte numérisé non relu

Aîsin» p

IWTHOOCCTIOK A l'HI^TOINK DE l'aAIC ■ •

du marché, abandonnant tout sur le sol, qui se pressaient, « jeunes et vieux, autour du roi »; lui s*en allait, sous la pluie, nu-tête y sans manteau, par les rues boueuses, prendre le commandement sur la brèche, et « pendant que les soldats criaient : \ive le roi! nous mourrons sans regret, — les larmes coulaient de tous les yeux » '. 11 sort, de toute cette histoire, une impression de loyauté, d*honneur populaire, de haute dignité nationale. Les Mongols ne s'y trompaient pas. Quand, après le désastre de Tien-Ling, le dernier général mandchou survivant — tous les autres avaient refusé quartier — fut amené devant le vainqueur, ils ne lui proposèrent point de fléchir le genou, « car ils savaient bien qu*il refuserait ' ».

Après la trahison de Hosao, le nouveau souverain légitime, Hiouen-tzong, continua la lutte, guerre ftpre, sans relâche; les Niu-Tchi eurent encore de belles journées contre les gens de Hia, contre les Song, et contre les Habits rouges. Contre la froide tactique des habiles et tenaces Mongols, ils furent constamment malheureux. En 1215, Hiouen-tzong (c'est son nom chinois — le nom national est Oudoubou) acceptait un traité, par lequel il reconnaissait le protectorat des Mongols sur le Liao, gouverné par un prince kara-khitaî auquel le Tchinghiz Khan donnait Tinvestiture ; quand on est maître du Liao, on Test de la Chine jusqu'au Yang-tscu- Kiang; Oudoubou le comprenait si bien que, livrant le Liao à un protégé des Mongols, il reconnut leur autorité directe sur une partie du Pé-tché-Ii, sur le Chan-Si et sur le Chen- Si; pour gage, il accordait sa sœur, fille de Oueï-Ouang, en mariage à Témoudjine, et transportait sa capitale au nord du Fleuve-Jaune, à Pian-King, le Kaï Fong Fou de Marc Fol. Les Song firent leur paix séparée.

Page 1