‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 11 sur 212 · Aboutgliari, p · texte numérisé non relu

Aboutgliari, p

chemine sur la grande route jaune et terne qui conduit à Tachkent, à Bokhara ou à Samarcandc, il voit le paysage au loin voilé d'une brume chaude et croupissante, comme si Tatmosphëre se chargeait d'orage. Le piéton, le cavalier, le chariot, élèvent sur la route une poussière aveuglante tellement fine qu*ellc forme une tache de boue au coin larmoyant de Tœil. Les arbres, les hommes, les choses, tout en est couvert, et le djiddUy penché sur les murs des jardins, semble bien être la plante autochtone de cette terre de poussière. Puis, entre deux falaises verticales jaunes, la route descend dans un ravin desséché, une fournaise chauffée par Tardente réverbération du soleil sur les parois des falaises. L'eau du ruisseau ou du torrent qui, naguère, a creusé ce ravin, a fait place à une traînée de galets brûlants. Les parois des falaises sont trouées d'orifices où nichent des corneilles, des busards, des chouettes; crevassées, ravinées par les eaux violentes, parfois creusées de cavernes, les falaises tiennent solidement, Teau et le soleil ayant transformé leur surface en brique sèche.

« Voici une autre falaise crénelée, semblc-t il; c'est TOwrrfa, la forteresse indigène, entourée d'une haute muraille de boue séchée et qui résiste au temps aussi bien que la coupe du lœss d*oiL elle est extraite.

« Ces profonds ravinements, dans lesquels se cachent des cultures, des cimetières, des villages entiers quelquefois, donnent au paysage des environs de ces villes un cachet très pittoresque. On dirait que le sol uni a cédé à un gigantesque craquètement dà au retrait du sol argileux'. »

Le thop^ak ne couvre pas d'une couche uniforme tout le sol des deux bassins asiatiques. Mélangé, dans des proportions variables, à des sables siliceux que les Turcs appellent

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