Extraits cités par Dretschneidcr, p. 54, en note
3. Inal était te titre que les Kirghi/.es donnaient à leurs ducs ou gentilshommes; djik est te diminutif turc; le marchand aurait appelé le Gaïr Khan - du caille, hobereau •.
rirtyche; dès que la bonne nouvelle lui parvint, il lança ses reconnaissances en avant, pour se couvrir, dérober ses mouvements à Tennemi, et achever la concentration de sa grande armée (1219).
Dans la malheureuse Transoxiane, depuis si longtemps disputée entre Turcs et Iraniens, contre un ennemi qui incarnait le nationalisme turc, le soupçon empoisonnait toute entreprise. Suspects, les soudards turcs qui faisaient la principale, Tunique force des bandes; ils donnaient assez prise eux-mêmes au soupçon par leurs accointances et leurs étranges façons, déblatérant contre la couardise iranienne, portant aux nues les exploits de leurs cousins, les Turcs-Mongols; ils déclaraient d'avance que les Mongols étaient invincibles, invulnérables par des gens d*une autre race; les Iraniens disaient qu'ils étaient prêts à « se détacher, afln de promener leur vantardise sur la terre et d*y ourdir leurs méchancetés » '. Us ressemblaient trop à Tennemi; on les sentait de cœur avec lui; si loyaux qu'ils fussent, ils ne se battaient que par bravade : « Les souverains de la famille de IJjelal Ed-Dine avaient commis une faute en appelant à leur aide les Turcs^ contre un peuple de même race *. »
Suspect, Djelal Ëd-Dine, si Turc d'allure et de visage, fils d*une courtisane turque, d'une mademoiselle Héliotrope^, haï de sa grand' mère, l'altière Khatoun. — Suspecte, la Khatoun, elle-même, Turkane, et à bon droit, elle, une Baïagod, une parente de l'ennemi*. Le pauvre sot Mehemed la rendît encore plus suspecte en déshéritant, à cause d'elle, sou vaillant
\. Ncssavl, p. 131.
3. CVsllc sens du nom Aï-tchUchck, de la mère de Djrlal Ed-Oinc; un nom de courtMiBc.
4. Dana la légende mongole. AInng (îoa, la mère des troi«< rnfants miranileux Bougon Klialaki, Bougon Saldji^lio, el Bnudantsar M<ing Khan, ramvlre du Trhinphi/ Khan. i»î<l aernsée de les avoir eus d'une union siTn»le avec Makhaii DatUfjhoft* ^*^ann^g Selzène, p. .50.)
Djclal Ed-DIne : <c en désignant comme son héritier présomptif Kollib Ed-Dine, plutôt que les deux frères aines de celui-ci, Djel.al Ed-Dine Mankobirti (Meungberdi) et Rokn Ed-Dinc Ghourchaïdji, le Sullan avait voulu suivre Tavisdc la mère de Kothb Ed-Dine Tourkane Khatoum, et essayer de gagner les bonnes grâces de cette princesse parce qu*elle était la seule parmi les mères de ses enfants qui appartint à la tribu des Beyaivout (Baïagod) *. »
Rien n'était prêt. Le trésor était vide; il n*y avait point de caisse de guerre* Le Sultan n^eut pas le temps de mettre le point stratégique le plus important, Samarkande, en état de défense : « La première mesure que le Sultan songea à prendre dans ces circonstances critiques et dans ce moment de terrible danger, ce fut d'entourer, malgré son immensité, la ville de Samarkande d'une muraille dont le développement, à ce que Ton assure, aurait été de douze farsakhs (48 à 50 kilomètres) et d'y installer une garnison considérable. De cette façon, cette ville aurait formé un rempart entre les Turcs et lui et aurait fermé à l'ennemi l'accès de tout le reste du royaume. En conséquence, il envoya ses agents et ses colléeteurs d'impôts dans toutes les parties de son empire et leur enjoignit de se faire remettre, à titre d^avance, la totalité du Iributde Tannée 615 (mars 1218-mars 121 9) pour subvenir aux frais de la construction des remparts de Samarkande. En fort peu de temps le recouvrement fut eiïcctué, mais les Tatars ne lui laissèrent pas le temps de mettre son projet à exécution, et on ne dépensa rien de cette somme à l'édification des murailles de la ville*. » Avec une hâte fiévreuse, l'ardent Djelal Ed-Dine rassembla ses contingents, enleva bon gré, mal gré, son père avec lui, pour que les bandes vissent leur sultan à leur tète, et courut à la rencontre des Mongols,