Âboiriphazi
2. Le mol employé par AbouMghazi esl Tarabc Kavm^ qui est toujours pris dans le sens religieux : Kavm-i'Mous'iai le peuple de Moisc; Katm^i-Yssay le peuple de Jésus*
LBS MONGOLS 287
venu» moi, la colère du Très Haut, moi, de par le Dieu 1res haut, le terrible châtiment '. » Pendant que le Fils du Ciel prêchait, ses reltres fouillaient la ville ; des soudards, échappés au désastre de la veille, s'y étaient cachés; ils se défendirent; la citadelle tenait bon, tirait sur tout ce qui approchait ; les flèches à fusée se croisèrent, le feu prit, « il ne resta debout que la calhédrale et les édifices construits en pierre ». La citadelle fut vite emportée, et sa garnison passée au iil de l'épée. De Bokhara, le Tchinghiz Khan courut à Samarkande, où Sultan Mehemed avait abandonné son armée : « soixante mille Turcs, et cinquante mille Tadjik (Iraniens); aucun, à la bataille, n'aurait reculé devant des lions enragés et des éléphants en fureur ' ». En réalité, il y avait à Samarkande environ quarante mille hommes, désorganisés, démoralisés par la fuite du Sultan et le départ de Djelal Ed-Dine; c'est Nessavi qui donne le chiffre, et on peut le croire. Ces quarante mille hommes acceptèrent bravement le combat, tombèrent sur les Mongols, pendant qu'ils manœuvraient pour investir la place, les ramenèrent avec perle et firent des prisonniers; mais le lendemain, ils furent refoulés derrière les murailles; ces masses compactes du moyen âge ne pouvaient rien contre les formations mongoles « par bataillons isolés ou accouplés » % si souples, si plastiques au terrain, si manœuvrières. Le clergé, les bourgeois prirent peur; le Cheikh ul Lslametle Kadhi ouvrirent une des portes, pendant que la garnison défendait les autres. Dans le combat de rues qui s'engagea, les Mongols ne firent pas de quartier aux gens de guerre; un capitaine turc, un brave entre les braves, Inaudj Khan \ parvint à se faire jour avec un millier