‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 114 sur 212 · Nessavi, p · texte numérisé non relu

Nessavi, p

♦. N<'s>avi flit *nie rVst île UoKhara f\\\\i\nandj (lecture à l*arabe pour le turc Inamij) !se dè^auea.

d'hommes; le reste fut massacré. La ville se racheta du pillage en payant une contribution de deux cent mille pièces d'or, mais trente mille hommes d'arts et de métiers durent quitter leurs foyers, s*en aller à Karakoroum, en Chine, en Sibérie, travailler pour le compte de l'Empereur Inflexible, de ses princes et de ses grands. C'est le commencement du système mongol, du recrutement à outrance, de la mainmise sur les ouvriers d'art, de la confiscation des industries au profit de la grande nation. Par leurs brutales réquisitions d'hommes, les Mongols renouvelèrent Tart, ouvrirent des voies nouvelles à l'imagination : « La Chine leur dut le précieux bienfait d'être mise en rapports avec les civilisations occidentales et de participer pendant tout un siècle (1260-1368) au vaste mouvement d'échanges qu'ils entretenaient sur tout le monde civilisé... En Chine, comme partout ailleurs où ils s'établirent, les Mongols provoquèrent une grande révolution morale en faisant naître des rapports entre des peuples jusqu'alors inconnus les uns aux autres '. »

On était aux derniers jours d'avril 1220; les opérations efîectives avaient commencé en novembre 1219; les places du Syr étaient tombées, les unes après les autres, malgré une résistance opiniâtre, en particulier à Otrar, où Gaïr Khan savait qu'on ne lui ferait pas de quartier, et au château de Khodjend, où l'héroïque et chevaleresque TimourMelik tint bon jusqu'au dernier homme. La légende musulmane le montre partant sur une barque, tranchant d'un coup de hache une chaîne qui barrait le fleuve à Benaket, et traversant le désert tout seul pour aller rejoindre son noble compagnon Djelal Ed-Dine à Ourguendj; il est extraordinaire que Nessavi n'en parle pas, à moins qu'il ne soit le même

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