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Sanang Sulzène, 97 à

les gens Je Uia fut d'une rigueur impiloyablo. De 1225 à la Tin (le 1226, le pays de Uia, le lio-Si, « à Touest du fleuve », des Chinois, entre le IIoang-Ho et THexapole, fut effroyablement saccagé; il fallait contenter les voisins, devenus bons Mongols, que ce royaume de brigands vexait le plus : les Chinois et les Oigour. On massacra les brigands d*Ala-Chan et de Kan-Sou si terriblement qu*aujourdliui encore, d*aprës un voyageur, les gens d'AIa-Chan entendent hurler, dans le désert, les àmcs des peuples exterminés par les Mongols *.

Après cette rude exécution, ni meilleure, ni pire que celles de Khorassan, Tordre établi dans le Ho-Si, le Tchinghiz Khan partit pour une tournée d'inspection en Chine, lorsqu'il tomba malade en route et mourut, dans une bourgade quelconque du Chan-Si, près d'une petite ville dont d'Ohsson et de Mailla orthographient le nom chinois, tant bien que mal, Ku- Yucn-Tchéou (18 aoùl 1227); il avait soixante-six ans.

Sur le point de ses obsèques, la légende mongole se dépouille de symbolisme, perd le caractère religieux, devient très claire et très précise. Un parti voulait emmener le corps, sur son char funèbre « garni de cinq étendards »,à la capitale turque, à Karakoroum; le char refusa de bouger. Alors, le vieux compagnon d'armes du Tchinghiz, le vieux Kilukène Baghator, u le Vaillant », apostropha Tempereur : « Fils du Ciel, vi;ux-tu rester seul ici, abandonner ton grand peuple?... Deligoun Bouldak, au bord de TOnon, le lieu de ta naissance, la rivière dans laquelle tu as été lavé ', tout est là-bas.,, le pré de Kéroulène, où tu as été proclamé empereur, loul est là-bas... ton grand peuple, très iidèle... tout est Mbas '»). Le char, immobile, prit mouvement, roula vers Deli-

1. Morgan, C,rnifrnph\ral Magnzinf, H, p. 300. M. Mor^vin r<>|inMliiit, sans le savoir, une vifillc chanson cliinoi<o.

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