I. Henri Moser, p
«roinbre que ceux du continent australien avec leurs Gâsuarinécs cl leurs Eucalyptus aux feuilles frappées sur la tranche par les rayons solaires.
« Ailleurs, les Graminées envahissent la surface, et le désert se fait steppe sur un espace plus ou moins étendu. Ailleurs encore, et toujours dans le rayon du désert, le sel contenu en abondance dans le sol appelle une flore spéciale, grasse, luisante, formée de plantes souvent sans feuilles, mais épaisses et juteuses, qui ne s'associent point aux autres et ne voudraient point s'implanter sur un sol riche et irrigué d'eau douce \ »
Au débouché des vallées, dans les régions ouvertes aux grands courants d*air chargés de pluie, sur les confins des deux bassins, à Touest du Baïkal, au nord de TAltaï, autour du Balkach, de TAral, de la Caspienne, dans la plaine largement arrosée par le Yénisseï et TOrkhon, par Tlrtyche, par les Sept-Rivières *, par le Tchou, « la bonne eau », le Sary Sou, « Teau jaune », la Tourgaï, « la Rivière aux Alouettes », jusqu'au delà de V « Epandue » — Yaïkj — notre fleuve Oural, et de VIdil — notre Volga, jusqu^au Kouban, au pied du Caucase, et jusqu'au Don, c^est la steppe, Timmense prairie, la « Terre aux herbes » — Tsao Ti^ — comme rappellent les Chinois, le Kip Ichak, le Â'oA?', — comme rappellent les Turcs et les Mongols, du môme nom signifiant « le vide, Tespace «, à perte de vue. Riche est la nomenclature turque cl mongole pour déHnir chaque forme, chaque aspect de la prairie, à l'intérieur des deux bassins, et sur leur lisière, entre leurs détroits du nord, et la 7\uf/(t, « la foret » sibérienne. Ici, c'est VOilag, « l'herbage » ; plus loin, c'est le Datuy » rétendue », qui se dit à la fois de la terre et de l'eau ';